🔮 DIRECT : Toutes les infos sur l’affaire Genesis en continu

Suite Ă  la faillite de FTX, Genesis Trading de Digital Currency Group fait face Ă  une situation financiĂšre dĂ©licate. Suivez l’Ă©volution de la situation en temps rĂ©el.
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DerniÚre modification effectuée le 01.03.2023 13:49

La faillite de FTX entraine une partie de l’écosystĂšme dans sa chute. En ce sens, l'effondrement de l’empire de SBF se propage actuellement Ă  Genesis. Or, son importance dans l'industrie est telle que sa chute pourrait avoir pour consĂ©quence d’entrainer d’autres entreprises vers le dĂ©pĂŽt de bilan.

Suivez l’évolution de la situation dans cet article mis Ă  jour en continu.

Mardi 28/02 : Digital Currency Group a perdu 1,1 milliard de dollars en 2022

La crise du marchĂ© des crypto monnaies a eu un effet continu sur le groupe DCG lors de l’annĂ©e 2022. En effet, la sociĂ©tĂ© dĂ©clare avoir perdu 1,1 milliard de dollars lors de l’annĂ©e derniĂšre en raison du contexte particuliĂšrement dĂ©favorable du marchĂ© des crypto monnaies.

L’entreprise explique « qu’en plus de l’impact nĂ©gatif de la baisse des prix du Bitcoin et des crypto monnaies, les rĂ©sultats de l’annĂ©e derniĂšre reflĂštent l’impact de la dĂ©faillance de Three Arrows Capital sur Genesis Â».

Mardi 07/02 : Digital Currency Group devrait vendre sa filiale Genesis

On continue d’en apprendre plus sur les dĂ©tails de l’accord passĂ© entre DCG et le groupe de crĂ©ancier de Genesis. Ainsi, selon un avocat de Genesis, DCG aurait tout simplement l’intention de se sĂ©parer de sa filiale.

Mardi 07/02 : Digital Currency Group trouve un accord avec le groupe de crĂ©anciers de Genesis

Les discussions continuent d’avancer entre Digital Currency Group et le groupe de crĂ©anciers de Genesis, sa filiale en difficultĂ©. En effet, ces derniers ont rĂ©ussi Ă  trouver un terrain d’entente en passant un accord de principe sur les termes d’un plan de restructuration.

Alors que Genesis est placĂ© depuis quelques semaines sous la rĂ©gime de protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis, cet accord doit permettre de rĂ©soudre certains des problĂšmes financiers rencontrĂ©s par l’entreprise. En effet, le groupe de crĂ©anciers reprĂ©sente les demandes d’entreprises et de particuliers ayant des crĂ©ances d’environ 2,4 milliards de dollars envers Genesis.

Par exemple, ce plan prĂ©voit la liquidation du portefeuille de prĂȘts de Genesis et la vente des entitĂ©s en faillite. De la mĂȘme maniĂšre, le plan prĂ©voit de refinancer les prĂȘts en cours qui avaient conduit notamment DCG Ă  emprunter 500 millions de dollars en espĂšces et 100 millions de dollars en Bitcoin. Ainsi, le billet Ă  ordre sur 10 que DCG a donnĂ© Ă  Genesis devrait faire l’objet d’une forte attention et ĂȘtre Ă©changĂ© contre des actions convertibles.

Il est Ă  noter que cet accord devrait certainement s’étendre Ă  d’autres crĂ©anciers touchĂ©s par la faillite de Genesis, dont les clients de Gemini.

Mardi 24/01 : Gemini licencie 10% de son personnel

C’est une situation qui semble inlassablement se rĂ©pĂ©ter depuis de nombreux mois, Gemini annonce le licenciement de 10% de ses salariĂ©s. Cette dĂ©cision reflĂšte les difficultĂ©s rencontrĂ©es par la sociĂ©tĂ© depuis que la faillite de FTX a entraĂźnĂ© Genesis Global dans la tourmente. 

Cameron Winklevoss, cofondateur de Gemini, explique que « les mauvaises conditions macroĂ©conomiques et la fraude sans prĂ©cĂ©dent ayant eu lieu dans l’industrie des crypto monnaies ont forcĂ© l’entreprise Ă  rĂ©duire ses effectifs ». 

Mardi 24/01 : Grayscale critique fortement la posture de la SEC

Filiale de Digital Currency Group, Grayscale fait actuellement l’objet de nombreuses spĂ©culations. DĂšs lors, la guerre mĂ©diatique s’est enclenchĂ©e pour rassurer les clients et les investisseurs. En ce sens, le CEO de Grayscale a pris la parole pour dĂ©noncer l’idĂ©ologie actuelle de la SEC.

En rĂ©ponse Ă  un article d’opinion du Wall Street Journal qui affirmait que la SEC « semble plus intĂ©ressĂ©e par la protection de sa juridiction que par la protection des investisseurs, Michael Sonnensheim a expliquĂ© que « la SEC devrait certainement essayer d’éliminer les mauvais acteurs, mais cela ne devrait pas se faire au dĂ©triment des efforts visant Ă  Ă©laborer une rĂ©glementation appropriĂ©e ». 

Il rajoute que « l’inaction de la SEC a empĂȘchĂ© la progression du Bitcoin aux Etats-Unis, mais a Ă©galement forcĂ© les investisseurs amĂ©ricains Ă  se rendre Ă  l’étranger avec moins de protection et de surveillance ». 

Cette joute verbale n’est pas Ă©tonnante puisqu’en juillet dernier Grayscale a intentĂ© un procĂšs contre la SEC lorsque l’institution a rejetĂ© sa demande pour un ETF Bitcoin spot. 

Mardi 24/01 : La SEC et le fisc américain parmi les créanciers de Genesis

Depuis le dĂ©pĂŽt de bilan de Genesis, la liste de ses crĂ©anciers ne cesse de grimper au fil des rĂ©vĂ©lations issues des documents transmis Ă  la justice. Ainsi, l’internai Revenue Service (IRS), soit le fisc amĂ©ricain, et la SEC figurent parmi les crĂ©anciers prĂ©sents sur la liste. 

Cette situation est particuliĂšrement complexe puisque la SEC mĂšne en parallĂšle une enquĂȘte sur Genesis. En effet, la SEC accuse Genesis d’avoir offert et vendu des titres sans ĂȘtre enregistrĂ© dans le cadre du programme de prĂȘt de Gemini. 

Vendredi 20/01 : Genesis optimiste sur son avenir Ă  moyen terme

MalgrĂ© la dĂ©claration de faillite, le nouveau CEO de Genesis, Derar Islim, prĂ©voit une feuille de route permettant de sortir de la faillite rapidement et efficacement. Cet objectif a Ă©tĂ© clarifiĂ© dans une lettre Ă  destination des clients de l’entreprise.

Il dĂ©clare ainsi que « notre objectif est de passer par le processus du chapitre 11 aussi rapidement et efficacement que possible tout en obtenant le meilleur rĂ©sultat possible pour nos clients tout en Ă©tant bien positionnĂ© pour l’avenir ». 

Vendredi 20/01 : Des inexactitudes dans le dossier de faillite de Genesis Global ?

Quelques heures seulement aprĂšs le dĂ©pĂŽt de bilan de Genesis Global, certain de ses crĂ©diteurs estiment que les documents transmis Ă  la justice manquent cruellement de prĂ©cision. 

En ce sens, Jonathan Allen, parmi les plus gros crĂ©anciers de Genesis, estime que « le dĂ©pĂŽt est bĂąclĂ© et plein d’informations inexactes ». En effet, dans le document transmis Ă  la justice, Jonathan Allen est mentionnĂ© comme le contact liĂ© Ă  la crĂ©ance de 151 millions de dollars de Mirana Corporation. 

Or, ce dernier a expliquĂ© sur twitter que « Mirana Ventures n’est pas un crĂ©ancier et n’a aucun lien avec l’affaire Genesis ». Il ajoute ensuite « qu’il n’a aucun lien avec Mirana et que la plupart des informations, y compris le montant, sont incorrectes ». 

MĂȘme son de cloche chez la sociĂ©tĂ© de trading Cumberland qui a estimĂ© que « le dĂ©pĂŽt contenait des informations trompeuses et incorrectes ».

Vendredi 20/01 : Gemini menace de déposer une plainte contre Digital Currency Group

Bien qu’il y ait eu une certaine forme de temporisation lors des derniĂšres semaines, surement en espĂ©rant une issue positive au conflit, Cameron Winklevoss, cofondateur de Gemini, menace de dĂ©poser une plainte Ă  l’encontre de Digital Currency Group suite au dĂ©pĂŽt de bilan de Genesis Global.

Il explique simplement « qu’à moins que DCG ne fasse une offre Ă©quitable aux clients Earn de Gemini, une action en justice sera engagĂ©e contre eux de maniĂšre imminente ». Il ajoute que « la dĂ©cision de mettre Genesis en faillite ne met pas Barry Silbert, DCG et tout autre fautif de la situation Ă  l’abri de toute responsabilitĂ© ».

En rĂ©ponse Ă  cette menace, Genesis tient Ă  rappeler « que le processus de restructuration par le biais de la faillite est une solution pertinente qui fournira un rĂ©sultat optimal pour les clients de Genesis et les utilisateurs de Gemini Earn ». NĂ©anmoins, les consĂ©quences rĂ©elles du dĂ©pĂŽt de bilan pouvant prendre des annĂ©es, il n’est pas certain que Gemini fasse preuve d’autant de patience. 

Vendredi 20/01 : Genesis doit plus de 3,6 milliards de dollars à ses principaux créanciers

A l’instar de FTX au mois de novembre, le dĂ©pĂŽt de bilan de Genesis s’accompagne de documents financiers Ă©tayant plus profondĂ©ment les difficultĂ©s rencontrĂ©es par l’entreprise. DĂšs lors, grĂące Ă  la publication d’un document relatif Ă  ses 50 plus gros crĂ©anciers, on apprend que Genesis leur doit plus de 3,6 milliards de dollars. 

Bien qu’une censure partielle ait Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e sur le document pour prĂ©server l’anonymat des crĂ©anciers, les crĂ©ances concernent gĂ©nĂ©ralement des crĂ©anciers individuels selon une source proche du dossier. Ces derniĂšres concernent notamment des crĂ©ances avoisinant le demi-milliard de dollars.

NĂ©anmoins, il est possible d’apercevoir plusieurs noms particuliĂšrement connus de l’industrie des crypto monnaies parmi les entitĂ©s en attente d’un paiement de Genesis. Sans surprise, Gemini s’affiche dans le haut du tableau avec une crĂ©ance de 766 millions de dollars. On peut Ă©galement citer une dette de 150 millions de dollars due Ă  Babel Finance ou une autre de 151 millions de dollars due au fonds d’investissement Mirana Corp.

Vendredi 20/01 : Genesis Global dĂ©clare officiellement la faillite 

Attendue tout autant que redoutĂ©e, l’annonce de la faillite de Genesis Global inquiĂšte l’industrie des crypto monnaies. L’entreprise a officiellement demandĂ© Ă  ĂȘtre placĂ©e sous le rĂ©gime de protection  de la loi sur les faillites prĂ©vue par le chapitre 11 aux Etats-Unis. 

MalgrĂ© ses tentatives, l’entreprise n’aura jamais Ă©tĂ© en mesure de trouver des solutions Ă  ses problĂšmes de liquiditĂ©. De plus, elle se retrouve dĂ©sormais en plein coeur d’une tourmente juridique depuis que la SEC enquĂȘte sur son activitĂ©. Selon le gendarme financier amĂ©ricain, Genesis aurait offert et vendu des titres sans enregistrements. 

Plus que jamais, le risque de contagion est au coeur des discussions puisque Digital Currency Group, société mÚre de Genesis, possÚde également plusieurs autres grands noms du secteur comme Grayscale et CoinDesk.

Vendredi 20/01 : Genesis Global aurait menti sur son bilan Ă  court terme

En plein coeur de la tempĂȘte, Digital Currency Group aurait Ă©tĂ© tentĂ© d’induire en erreur les crĂ©anciers de Genesis Global pour les inciter Ă  faire confiance Ă  la soliditĂ© financiĂšre de sa filiale. Ainsi, ces affirmations corrĂšlent la thĂšse de Cameron Winklevoss, CEO de Gemini, qui accusait la semaine derniĂšre Barry Silbert, CEO de DGC, d’avoir mis en place un jeu de dupe pour tromper les investisseurs. 

ConcrĂštement, Genesis Global aurait tout simplement Ă©tiquetĂ© un billet Ă  ordre de 1,1 milliard de dollars de DGC comme un actif Ă  court terme dans ses conversations avec les crĂ©anciers de l’entreprise. Cette accusation est confortĂ©e par plusieurs documents rĂ©cupĂ©rĂ©s par The Block. 

Jeudi 19/01 : Digital Currency Group souhaite vendre CoinDesk

La tourmente de sa filiale Genesis pourrait obliger Digital Currency Group Ă  vendre son mĂ©dia spĂ©cialisĂ© dans les crypto monnaies : CoinDesk. Acquis en 2016 pour 500 000 dollars par DCG, CoinDesk suscite un intĂ©rĂȘt croissant depuis plusieurs mois, mais sa valorisation rĂ©elle n’a pas encore Ă©tĂ© divulguĂ©e.

D’aprĂšs Kevin Worth, CEO de CoinDesk, « au cours des derniers mois, de nombreuses marques d’intĂ©rĂȘt ont Ă©tĂ© Ă©mises envers CoinDesk ». Ainsi, l’entreprise a souhaitĂ© clarifier la situation en engageant la sociĂ©tĂ© Lazard, une entreprise spĂ©cialisĂ©e dans les fusions, la restructuration et la stratĂ©gie de capital.

DĂšs lors, leur collaboration doit permettre Ă  CoinDesk d’explorer diffĂ©rentes options pour attirer des nouveaux capitaux dans l’entreprise, dont une potentielle vente partielle ou totale. Selon le Wall Street Journal, CoinDesk aurait dĂ©jĂ  reçu plusieurs offres plus ou moins concrĂštes de la part d’investisseurs intĂ©ressĂ©s. 

Jeudi 19/01 : Genesis sur le point de déclarer la faillite

La rumeur enfle depuis plusieurs semaines, mais la possibilitĂ© d’un dĂ©pĂŽt de bilan de Genesis semble de plus en plus concrĂšte. En effet, d’aprĂšs des sources proches du dossier, les crĂ©anciers de Genesis Global nĂ©gocient actuellement un plan de faillite prĂ©Ă©tabli avec les dirigeants de l’entreprise.

Ce plan inclurait un moratoire, d’une durĂ©e d’un an ou deux ans, qui suspendrait la plupart des paiements dus par la sociĂ©tĂ©. NĂ©anmoins, les crĂ©anciers recevront en retour des paiements en espĂšces et surtout des actions dans la sociĂ©tĂ© mĂšre de Genesis, Digital Currency Group. Ce moratoire est plutĂŽt logique puisqu’en dĂ©but d’annĂ©e, Genesis expliquait travailler Ă  une solution, mais que cette derniĂšre nĂ©cessitait un dĂ©lai pour ĂȘtre mise en oeuvre. 

Cette nĂ©gociation entre les crĂ©anciers et Genesis en amont est particuliĂšrement importante puisqu’elle devrait permettre une accĂ©lĂ©ration de la procĂ©dure de faillite dans le cas d'un dĂ©pĂŽt de bilan en vertu du chapitre 11 aux Etats-Unis. En effet, l’accord prĂ©Ă©tabli avec les crĂ©anciers aura une importance capitale pour offrir au juge chargĂ© de l’affaire un plan de protection crĂ©dible et lĂ©gitime. 

Mercredi 18/01 : Digital Currency Group suspend ses dividendes 

VoilĂ  une nouvelle qui devrait faire grincer des dents les actionnaires de DCG. En raison de la grave crise rencontrĂ©e par sa filiale Genesis Trading, le groupe vient d’annoncer suspendre les dividendes pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e.

L’entreprise explique dans une lettre Ă  ses actionnaires « qu’en rĂ©ponse Ă  l'environnement de marchĂ© actuel, DCG s'est concentrĂ© sur le renforcement de notre bilan en rĂ©duisant les dĂ©penses d'exploitation et en prĂ©servant les liquiditĂ©s. Ainsi, nous avons pris la dĂ©cision de suspendre la distribution de dividendes trimestriels de DCG jusqu'Ă  nouvel ordre ». 

Jeudi 12/01 : La SEC accuse Genesis et Gemini d’avoir proposĂ© des titres non enregistrĂ©s

Les deux entreprises s’opposent depuis plusieurs semaines, mais la SEC ne semble pas diffĂ©rencier les deux activitĂ©s pour autant. En effet, l’institution financiĂšre amĂ©ricaine vient d’inculper Genesis Global et Gemini pour l’offre et la vente de titres non enregistrĂ©s Ă  des investisseurs particuliers par le biais du programme de prĂȘt de Gemini.

ConcrĂštement, la SEC reproche Ă  Gemini d’avoir proposĂ© un service de prĂȘt Ă  ses utilisateurs sans les avertir clairement du risque consĂ©cutif au fait que leur investissement se retrouve en rĂ©alitĂ© dans les mains de Genesis.

DĂšs lors, lors des difficultĂ©s financiĂšres rencontrĂ©es par Genesis, le programme de prĂȘt de Gemini s’en est directement retrouvĂ© impactĂ© menant Ă  sa fermeture en dĂ©but de mois. De fait, un fonctionnaire de SEC considĂšre que Genesis et Gemini, en tant que partenaires commerciales, sont responsables de la situation. 

Selon Gary Gensler, prĂ©sident de la SEC, « les accusations s’appuient sur des actions antĂ©rieures pour indiquer clairement au marchĂ© et au public que les plateformes de prĂȘts en crypto monnaies doivent se conformer aux lois sur les valeurs mobiliĂšres Â». 

Jeudi 12/01 : Digital Currency Group devrait se sĂ©parer d’une partie de son portefeuille de capital-risque

La chute inexorable de Genesis pourrait considĂ©rablement affaiblir la position long terme de Digital Currency Group. En effet, alors que Genesis doit 3 milliards de dollars Ă  ses crĂ©anciers, sa sociĂ©tĂ© mĂšre serait dans l’obligation de revoir activement l’organisation de son empire. 

En ce sens, DCG envisage actuellement de se sĂ©parer d’une partie de son portefeuille de capital-risque d’une valeur approximative de 500 millions de dollars. Dans ce portefeuille il est notamment possible de retrouver des entreprises connues comme Coinbase ou encore Kraken.

Cette opĂ©ration permettrait Ă  DCG d’obtenir des capitaux frais pour soutenir les efforts de sa filiale pour Ă©viter la faillite. NĂ©anmoins, selon le rapport envisageant cette stratĂ©gie, les actifs de DCG sont actuellement illiquides complexifiant la cession des actifs. 

Mercredi 11/01 : Bitvavo rejette une offre de remboursement partiel de DCG

La plateforme d’exchange de crypto monnaies nĂ©erlandaise, Bitvavo, souhaite un remboursement complet de la part de DCG et le fait savoir publiquement. Alors qu’elle annonçait en dĂ©cembre que 280 millions d’euros Ă©taient bloquĂ©s chez Digital Currency Group, Bitvavo refuse un remboursement partiel proposĂ© par DCG.

ConcrĂštement, DCG a proposĂ© Ă  Bitvavo un remboursement d’au moins 70% de la somme due. Cette proposition ne convient pas Ă  Bitvavo qui explique « DCG dispose de fonds suffisants pour un remboursement complet Â». 

Conscient de la dĂ©licate situation de DCG, Bitvavo en profite pour mettre la pression Ă  Barry Silbert. Tout en reprenant les termes de la lettre de Cameron Winklevoss, Bitvavo explique « partager la confiance qu’une solution peut ĂȘtre trouvĂ©e Ă  la satisfaction de toutes les parties concernĂ©es Â». 

Enfin, Bitvavo rĂ©affirme que cette situation « n’a aucun impact ni sur les clients de sa plateforme ni sur ses services proposĂ©s Â». 

Mercredi 11/01: Barry Silbert rĂ©pond Ă  Cameron Winklevoss 

Sa réponse était attendue et elle fut rapide. Barry Silbert a publié une lettre ouverte pour répondre aux accusations formulées plus tÎt dans la journée par Cameron Winklevoss à son égard, mais également contre son entreprise Digital Currency Group.

Tout en rappelant que DGC n'avait aucun lien contractuel avec Three Arrows Capital, Barry Silbert explique que « tous les prĂȘts contractĂ©s par DGC auprĂšs de Genesis ont toujours Ă©tĂ© structurĂ©s sur une base indĂ©pendante et ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s aux taux d’intĂ©rĂȘt du marchĂ© Â».

Ensuite, il explique que DCG n’a aucun rĂŽle dans la gestion actuelle de la crise par Genesis. Il explique simplement « qu’en raison des prĂȘts en cours et du billet Ă  ordre que DCG doit Ă  Genesis Capital, les dirigeants de DCG, y compris ceux du conseil d’administration de Genesis, n’ont aucun pouvoir de dĂ©cision liĂ© Ă  une quelconque restructuration de Genesis Capital Â».

Loin de laisser entendre qu'il pourrait potentiellement dĂ©poser sa dĂ©mission, Barry Silbert ajoute que « l’annĂ©e Ă©coulĂ©e a Ă©tĂ© la plus difficile de sa vie tant sur le plan personnel que professionnel en raison de mauvais acteurs et des explosions rĂ©pĂ©tĂ©es ayant fait des ravages dans l’industrie avec une contagion extrĂȘme Â». 

Mardi 10/01 : Gemini se sépare officiellement de Genesis Capital

Dans un mail adressĂ© Ă  ses clients, Gemini a informĂ© ces derniers que dans le cadre de la liquidation de son programme earn elle mettait fin aux contrats de prĂȘts avec Genesis Capital. 

Cette dĂ©cision a un effet depuis le 8 janvier dernier et devrait permettre Ă  Gemini de se concentrer sur le retour des fonds aux clients. Conscient de l’urgence de la situation, Gemini invite « Genesis Ă  restituer tous les actifs en circulation dans le programme Â». 

En revanche, les demandes de rachats, ainsi que les efforts pour rĂ©cupĂ©rer les actifs susmentionnĂ©s, ne sont pas perturbĂ©s par cette dĂ©cision. 

Mardi 10/01 : Cameron Winklevoss demande la démission de Barry Silbert

Les tensions ne sont pas retombĂ©es et le ton continue de monter entre Gemini et Digital Currency Group. Alors que Gemini avaient donnĂ© un ultimatum Ă  DGC se terminant le 9 janvier, l’absence de rĂ©ponse adĂ©quate de la part de DGC s’est conclue par une lettre ouverte de la part de Cameron Winklevoss.

Dans cette lettre, ce dernier accuse purement et simplement Barry Silbert d’avoir escroquĂ© son entreprise, mais surtout les 340 000 utilisateurs du service de prĂȘt de Gemini. 

ConcrĂštement, aprĂšs la chute de Three Arrows Capital, Genesis s'Ă©tait retrouvĂ©e dans une situation particuliĂšrement dĂ©licate. Pour sauver sa filiale, DGC est intervenue en Ă©mettant un billet Ă  ordre sur 10 ans Ă  Genesis. Or, ce billet Ă  ordre ne rĂ©solvait en rien l’absence de liquiditĂ© de Genesis. 

DĂšs lors, Cameron Winklevoss accuse DGC d’avoir trompĂ© les investisseurs en faisant faussement croire qu’ils avaient renflouĂ© Genesis avec effet immĂ©diat. 

De plus, Matthew Ballensweig, ancien responsable du trading et des prĂȘts de Genesis, avait indiquĂ© Ă  plusieurs de ses employĂ©s que « les pertes Ă©taient essentiellement absorbĂ©es par le bilan de DGC et compensĂ©es par celui-ci Â». Or, selon la lettre publiĂ©e, DGC n’a jamais rĂ©ellement abordĂ© les partes de 3AC dans son bilan propre.

Enfin, Ă  ces diffĂ©rents points se rajoute une « fraude comptable Â» de la part de DGC dont Barry Silbert serait responsable. Selon Cameron Winklevoss, Gemini a Ă©tĂ© trompĂ©e par les documents financiers partagĂ©s par DGC.

DĂšs lors, Cameron Winklevoss considĂšre « qu’aucune perspective d’avenir n’est possible tant que Barry Silbert restera CEO de DCG Â».  

Samedi 07/01 : Les autoritĂ©s amĂ©ricaines enquĂȘteraient sur les transactions internes entre DCG et Genesis

Selon des sources proches de l’affaire, les flux de fonds interne entre Digital Currency Group et Genesis Trading font actuellement l’objet d’une enquĂȘte de la part des procureurs fĂ©dĂ©raux du district de New York, mais Ă©galement de la part de la SEC.

D’ailleurs, cette enquĂȘte aurait Ă©tĂ© amorcĂ©e avant la faillite de FTX en novembre dernier. En revanche, l’investigation ne fait que dĂ©buter et ni DGC ni aucune filiale n’ont Ă©tĂ© accusĂ©s d’une quelconque action illĂ©gale pour le moment. 

ContactĂ©e par Bloomberg, la porte-parole de DCG explique que « son entreprise a une forte culture d’intĂ©gritĂ© et a toujours menĂ© ses activitĂ©s de maniĂšre lĂ©gale Â». DĂšs lors, « elle n’a aucune connaissance ou raison de croire qu’il y a une enquĂȘte en cours Â». 

Pour l’heure, la SEC et le bureau du procureur n’ont pas commentĂ© cette rumeur. 

Vendredi 06/01 : Digital Currency Group ferme l’une de ses filiales 

Alors que Genesis Trading annonçait hier le licenciement de 30% de son effectif pour faire face Ă  la crise, c’est au tour de Digital Currency Group d’annoncer un allĂšgement de son activitĂ©.

Ainsi, HQ Digital, une filiale de DGC axĂ©e sur la gestion de patrimoine, a cessĂ© ses activitĂ©s depuis le 2 janvier selon une note interne. 

Selon une porte-parole de DGC, « HQ met fin Ă  ses activitĂ©s en raison de l’état de l’environnement Ă©conomique gĂ©nĂ©ral et du bear market prolongĂ© prĂ©sentant des vents contraires significatifs pour l’industrie Â». 

LancĂ©e l’annĂ©e derniĂšre, la filiale avait plus de 3,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion en dĂ©cembre dernier. 

Jeudi 05/01 : Genesis licencie 30% de ses employés

C’est un nouveau signe que la filiale de Digital Currency Group n’arrive pas Ă  sortir la tĂȘte de l’eau. Bien qu’elle ait amorcĂ© cette dĂ©cision hier en dĂ©clarant qu’elle allait « rĂ©duire les coĂ»ts et amĂ©liorer l’efficacitĂ© de son entreprise Â», le licenciement supplĂ©mentaire de 30% de son staff ne devrait pas rassurer les clients de l’entreprise.

Alors qu’elle avait dĂ©jĂ  supprimĂ© 20% de son effectif en aoĂ»t, Genesis vient de licencier 30% de ses salariĂ©s. DĂ©sormais, l’entreprise n’a plus que 145 employĂ©s. Selon le porte-parole de l’entreprise, le dĂ©partement des ventes et du dĂ©veloppement commercial a particuliĂšrement Ă©tĂ© affectĂ© par cette dĂ©cision puisque des Ă©quipes entiĂšres prĂ©sentes Ă  Singapour ont notamment Ă©tĂ© supprimĂ©es.

Le porte-parole rajoute que cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise en raison « des dĂ©fis sectoriels sans prĂ©cĂ©dent auxquels fait face l’entreprise Â». 

Il continue en expliquant que « ces mesures font partie des efforts de Genesis pour faire avancer l’entreprise et qu’ils continuent de travailler pour identifier la meilleure stratĂ©gie Ă  adopter pour obtenir le meilleur rĂ©sultat pour l’activitĂ©, les clients et les employĂ©s de Genesis sur le long terme Â». 

Mercredi 04/01 : Genesis temporise et demande Ă  ses clients de faire preuve de patience

Dans une lettre adressĂ©e Ă  ses clients ce mercredi, Genesis leur explique les difficultĂ©s rencontrĂ©es pour trouver une solution. MalgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s, Genesis nĂ©cessite du temps supplĂ©mentaire pour parvenir Ă  rĂ©ouvrir son activitĂ© de prĂȘt et d’emprunt.

L’entreprise explique que « malgrĂ© sa dĂ©termination Ă  agir aussi rapidement que possible, il s’agit d’un processus trĂšs complexe Â», mais Derar Islim, PDG intĂ©rimaire de Genesis, assure « croire Ă  une solution Â».

En effet, selon ses propres mots, « des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans l’affinement des plans d’affaires pour les offres aux clients, qui comprennent des rĂ©ductions de coĂ»ts et des gains d’efficacitĂ© Â».

Au coeur d’une bataille avec Gemini, Digital Currency Group, sociĂ©tĂ© mĂšre de Genesis, travaille en collaboration directe avec les Ă©quipes de Genesis pour « Ă©valuer les options permettant de prĂ©server les actifs des clients et de faire avancer l’entreprise Â».

Enfin, le CEO tient Ă  rassurer les autres clients de l’entreprise en assurant que « les activitĂ©s de nĂ©gociation de produits dĂ©rivĂ©s et spot de l’entreprise sont pleinement opĂ©rationnelles Â». 

Mardi 03/01: L’ETHE de Grayscale dĂ©cote de 60%

La filiale de Digital Currency Group, Grayscale, est en difficultĂ© aprĂšs que l’ETHE ait affichĂ© une dĂ©cote de 60% par rapport Ă  l’indice CoinDesk Ether Price. 

Grayscale propose de nombreux produits d’investissements aux institutionnels du secteur dont l’Ethereum Trust (ETHE). LancĂ© en juin 2019, ce produit peine Ă  suivre le marchĂ© puisqu'il s’échangeait au cours de la journĂ©e aux environs de 5 dollars alors que le CoinDesk Ether Price Index (ETX) Ă©tait quant Ă  lui valorisĂ© Ă  prĂšs de 12 dollars.

Le problĂšme ? Le cours de l’ETHE est censĂ© suivre celui de l’ETX. NĂ©anmoins, le principe du produit proposĂ© par Grayscale inclus naturellement que le cours ne suive pas parfaitement celui de l’ETX. En revanche, une telle dĂ©cote n’est pas normale. 

Cette situation rappelle fortement celle connue par le GBTC Ă  la fin de l’annĂ©e 2022 et s’ajoute aux problĂšmes actuellement rencontrĂ©s par les entreprises dĂ©tenues par Digital Currency Group. 

Mardi 03/01 : Zhu Su, ancien dirigeant de Three Arrows Capital, prédit la chute de Digital Currency Group

Sa prĂ©diction est Ă  prendre avec des pincettes tant son implication dans la chute du marchĂ© des crypto monnaies lors de l’annĂ©e 2022 est forte. Pourtant, au vu de l’importance systĂ©mique du fonds d’investissement 3AC, il semble impossible d'ignorer la prise de position de Zhu Su.

L’ancien fondateur de Three Arrows Capital a pris la parole dans la matinĂ©e pour donner son ressenti sur la situation particuliĂšrement tendue dans laquelle se trouve actuellement Digital Currency Group. 

D’abord, il accuse DGC d’avoir conspirĂ© avec FTX pour faire chuter l’écosystĂšme Terra Luna. D’ailleurs, il prĂ©cise que la liste des attaques coordonnĂ©es rĂ©alisĂ©es par les deux parties est longue. 

NĂ©anmoins, il sous-entend que DGC et FTX n’avaient pas prĂ©vu d’entrainer la chute de 3AC dans lequel ils avaient une forte exposition. DĂšs lors, des pertes substantielles ont Ă©tĂ© engendrĂ©es lors de la faillite du fonds d’investissement.

Pourtant, selon Zhu Su, au lieu de trouver une solution pĂ©renne, DGC a fabriquĂ© une porte de sortie ubuesque ne dĂ©bouchant sur aucune stabilitĂ© financiĂšre sur le long terme. Ainsi, en raison de ce choix, DGC aurait continuellement attaquĂ© 3AC pour masquer leur insolvabilitĂ© tout en continuant de recevoir des dĂ©pĂŽts en espĂ©rant que le marchĂ© remonte. 

En raison de ces diffĂ©rents points, Zhu Su estime que la valeur de Digital Currency Group est de zĂ©ro, mais qu’ils sont surtout coupables d’avoir participĂ© Ă  une fraude criminelle. Il explique notamment qu’il y aurait eu des transferts douteux d’argents entre Alameda Research et Genesis Trading au cours de l’annĂ©e. 

Finalement, il pointe du doigt les liens entre SBF et Barry Silbert en expliquant notamment que SBF Ă©tait proche du conseil d’administration de Genesis et que ces derniers lui ont accordĂ© son premier prĂȘt garanti par le FTT.

Mardi 03/01 : Des utilisateurs de Gemini demandent un arbitrage entre DCG et Genesis Global

Alors que le programme de prĂȘt de l’entreprise Gemini n’a toujours pas rĂ©ouvert les rachats sur sa  plateforme, les utilisateurs commencent Ă  perdre patience. DĂšs lors, trois utilisateurs du programme auraient officiellement dĂ©posĂ© une demande d’arbitrage pour rĂ©soudre la situation entre Genesis Global et Digital Currency Group.

Selon la plainte, Genesis aurait dissimulĂ© son insolvabilitĂ© dĂšs l’étĂ© dernier en omettant de divulguer des conclusions financiĂšres majeures Ă  Gemini. Or, cette omission violerait directement l’accord conclu entre Gemini Earn et Genesis.  

De plus, ils expliquent que Digital Currency Group aurait Ă©tĂ© au courant de cette situation et que la sociĂ©tĂ© mĂšre aurait simplement aidĂ© sa filiale Ă  cacher son insolvabilitĂ© en Ă©changeant 2,3 milliards de dollars de dettes dues par le Three Arrows Capital contre un billet Ă  ordre de 1,1 milliard de dollars dĂ» dans une dĂ©cennie. 

Lundi 02/01 : Barry Silbert répond au cofondateur de Gemini

Rapidement, le patron de DGC a tenu Ă  rĂ©pondre aux accusations formulĂ©es par le cofondateur de Gemini. 

D’abord, il explique que DGC a transmis une contre-proposition Ă  Gemini le 29 dĂ©cembre, mais que cette derniĂšre est restĂ©e sans rĂ©ponse. De plus, conscient des sous-entendus prĂ©sents dans la lettre ouverte publiĂ©e sur twitter, Barry Silbert explique que DGC n’a jamais manquĂ© un paiement d’intĂ©rĂȘts Ă  Genesis et que sa sociĂ©tĂ© « est Ă  jour sur tous ses prĂȘts en cours Â». 

Lundi 02/01 : Le fondateur de Gemini accuse le CEO de DGC de tromper intentionnellement ses clients

Selon Cameron Winklevoss, cofondateur de Gemini, la direction de Digital Currency Group ne serait pas transparente sur la rĂ©alitĂ© de sa situation. Il accuse d’ailleurs directement le CEO de DGC, Barry Silbert, de « mettre en oeuvre des tactiques de dĂ©crochage et de mauvaise foi Â» en mĂ©langeant les fonds de son conglomĂ©rat. 

C’est dans une lettre ouverte publiĂ©e sur twitter que le cofondateur de Gemini s’est interrogĂ© sur la situation de DGC. Il explique « qu’au cours des six derniĂšres semaines, l’entreprise Gemini a fait tout ce qu’elle pouvait pour discuter de bonne foi et de maniĂšre collaborative avec DGC afin de parvenir Ă  une rĂ©solution consensuelle concernant le remboursement des 900 millions de dollars que DGC doit Ă  Gemini tout en prĂ©servant les deux sociĂ©tĂ©s Â». 

ConcrĂštement, Winklevoss a contactĂ© le patron de DGC dĂšs le 2 dĂ©cembre dernier avant de lui faire deux propositions les 17 dĂ©cembre et 25 dĂ©cembre dernier. Pourtant,  selon lui, Ă  chaque fois que Gemini demandait Ă  un engagement tangible, DGC se cachait derriĂšre ses avocats et ses banquiers d’affaires Â». 

19 dĂ©cembre 9h30 : Bitvavo annonce que 280 millions d’euros sont bloquĂ©s chez Digital Currency Group

PrĂšs d’un mois aprĂšs l’arrĂȘt d’une partie de l’activitĂ© de Genesis, l’ensemble du marchĂ© reste suspendu aux futures dĂ©cisions de l’entreprise pour se sortir de cette situation. 

La plateforme d’exchange de crypto monnaies nĂ©erlandaise, Bitvavo, a annoncĂ© avoir 297 millions de dollars bloquĂ©s chez Digital Currency Group soit 17,5% des 1,6 milliard de fonds que Bitvavo gĂšre en dĂ©pĂŽts et autres actifs.

Bien que l’entreprise explique que cette annonce « n’a pas d’impact sur le fonctionnement de la plateforme Â», cette situation pourrait rapidement devenir hors de contrĂŽle. 

Dans un article de blog, Bitvavo explique que « DCG connaĂźt des problĂšmes de liquiditĂ© en raison des turbulences actuelles sur le marchĂ© des crypto monnaies Â» avant de rajouter que « DCG a suspendu les remboursements jusqu’à ce que le problĂšme soit rĂ©solu Â».

DCG a rapidement rĂ©pondu en expliquant que « les fonds mentionnĂ©s par Bitvavo sont dĂ©tenus par la filiale indĂ©pendante Genesis Â». NĂ©anmoins, Bitvavo ne modifie pas son discours en prĂ©cisant « qu’elle tient DCG responsable de l’inaccessibilitĂ© des fonds Â». 

Alors que l’empire de DCG connaĂźt des turbulences sur les marchĂ©s financiers, la situation de la sociĂ©tĂ© mĂšre de Genesis devrait faire l’objet d’une attention particuliĂšre dans les jours Ă  venir. 

07 dĂ©cembre 19h30 : Le plan pour sauver Genesis pourrait prendre des semaines Ă  ĂȘtre mis en Ɠuvre

Plusieurs crĂ©anciers, parmi les plus importants de l’entreprise de prĂȘt, se sont rĂ©unis pour tenter d’aider Genesis Ă  trouver une porte de sortie adĂ©quate Ă  cette situation extrĂȘmement dĂ©licate. NĂ©anmoins, dans une lettre adressĂ©e Ă  ses clients ce mercredi, Genesis prĂ©fĂšre prĂ©venir qu’une telle procĂ©dure prendra un certain temps.

En revanche, Genesis assure travailler « en consultation avec des conseillers trĂšs expĂ©rimentĂ©s et en Ă©troite collaboration avec sa sociĂ©tĂ© mĂšre Digital Currency Group Â». De plus, elle confirme effectivement travailler de pair avec des groupes de reprĂ©sentation de certains de ses clients.

Pour autant, « ce plan visant Ă  rĂ©soudre les problĂšmes de son unitĂ© de prĂȘt prendra certainement des semaines plutĂŽt que des jours Â».

05 dĂ©cembre 11h00 : Genesis doit 900 millions de dollars Ă  Gemini

La nouvelle n’est pas nĂ©cessairement surprenante, tant Genesis semble avoir une grande influence sur l’ensemble de l’industrie des crypto monnaies. Pour autant, alors que Gemini Earn a dĂ» arrĂȘter les retraits le mois dernier, cette annonce n’est pas rassurante pour l’avenir de l’entreprise.

Selon des sources proches de l’affaire, relatĂ©es par le Financial Times, Gemini ferait partie des crĂ©anciers ayant dĂ©montrĂ© leur intĂ©rĂȘt pour sauver la filiale de Digital Currency Group (DCG). De fait, Gemini qui devrait au total prĂšs de 3 milliards de dollars Ă  l’ensemble de ses crĂ©anciers aurait la possibilitĂ© de renflouer ses caisses en cas de sauvetage de Genesis.

En effet, Genesis doit tout simplement 900 millions de dollars Ă  Gemini dans le cadre de son partenariat avec le programme « Gemini Earn Â».

A cĂŽtĂ© de Gemini, deux autres groupes de crĂ©anciers sont actuellement reprĂ©sentĂ©s par deux cabinets d’avocats distincts.  De fait, le total des prĂȘts des groupes de crĂ©anciers de Genesis s’élĂšverait dĂ©sormais Ă  1,8 milliard de dollars.

Malheureusement, selon une source proche de l’affaire, il s’agit surement du haut de l’iceberg « puisqu’il semble que ce chiffre va continuer Ă  augmenter Â».

30 novembre 00:30 : Les crĂ©anciers de Genesis essayent de sauver l’entreprise

En dĂ©but de semaine derniĂšre, Genesis annonçait que le dĂ©pĂŽt de bilan serait certainement inĂ©vitable sans une main tendue de la part de certains investisseurs. Bien que rassurant sur cette Ă©ventualitĂ© Ă  court terme, l’appel au secours semble avoir Ă©tĂ© pris au sĂ©rieux par une partie des crĂ©anciers de l’entreprise.

Selon le trĂšs sĂ©rieux Bloomberg, les cabinets d’avocats Proskauer Rose et Kirkland & Ellis sont actuellement en pleine discussion avec certains crĂ©anciers de Genesis. 

Alors que BlockFi vient de dĂ©poser le bilan, Genesis pourrait bien avoir encore un rĂ©pit pour Ă©viter de plonger d’autant plus les entreprises de l’industrie des crypto monnaies dans une situation particuliĂšrement incertaine. 

29 novembre 16h30 : Plusieurs États amĂ©ricains ouvrent une enquĂȘte sur Genesis Global Capital

La nouvelle devrait satisfaire les observateurs des crypto monnaies : la Commission des valeurs mobiliĂšres de l’Alabama enquĂȘte actuellement sur une potentielle violation de la loi sur les valeurs mobiliĂšres de la part de Genesis Trading.

Alors que l’absence de rĂ©ponse forte Ă  l’encontre de Sam Bankman-Fried aprĂšs l’effondrement de FTX fait sĂ©rieusement grincer des dents une grande partie de la communautĂ©, cette enquĂȘte permettra de faire la lumiĂšre sur certains agissements de Genesis Trading.

D’ailleurs, le directeur de la SEC de l’Alabama explique que « son agence et plusieurs autres Ă©tats sont impliquĂ©s dans les enquĂȘtes, qui visent Ă  dĂ©terminer si Genesis et d’autres sociĂ©tĂ©s ont persuadĂ© les rĂ©sidents de leurs Ă©tats d’investir dans des titres cryptographiques sans avoir les enregistrements appropriĂ©s Â». 

A noter que cette enquĂȘte est menĂ©e dans le cadre d’une investigation plus large sur la façon avec laquelle de nombreuses entreprises du domaine des crypto monnaies sont connectĂ©es pour notamment dĂ©montrer certains conflits d’intĂ©rĂȘts. 

23 novembre 10h30 : Le CEO de Digital Currency Group prend la parole

Les journalistes de Bloomberg ont rĂ©vĂ©lĂ© certaines informations au sujet de la comptabilitĂ© de Genesis Global. Selon eux, le montant des prĂȘts en cours de Genesis serait de 2,8 milliards de dollars tandis que 30% de ces derniers auraient Ă©tĂ© contractĂ©s avec des entreprises liĂ©es au groupe DCG.

InĂ©vitablement, le CEO de Digital Currency Group, Barry Silbert, s’est vu dans l’obligation de rĂ©agir par le biais d’une lettre adressĂ©e aux actionnaires de son entreprise. Il est notamment revenu avec attention sur les liens financiers entre DCG et Genesys Global.

Il explique que les dettes de DCG envers Genesis Global Capital s’élĂšvent Ă  environ 575 millions de dollars. De plus, ces diffĂ©rents prĂȘts n'arrivent Ă  Ă©chĂ©ance qu’au mois de mai 2023.

Ensuite, Barry Silbert, Ă©voque une autre dette ayant un effet beaucoup plus tardif. Il s’agit d’une lettre de change, un Ă©crit par lequel un crĂ©ancier donne Ă  un dĂ©biteur l’ordre de payer Ă  une Ă©chĂ©ance fixe une certaine somme.

En l’occurrence, cette lettre de change dĂ» par DCG est d’une hauteur de 1,1 milliard de dollars et devra ĂȘtre rĂ©glĂ©e en juin 2032. Cette derniĂšre est consĂ©cutive Ă  la prise en charge des dettes de Genesis aprĂšs la dĂ©faillance de Three Arrows Capital.

Enfin, une derniĂšre dette d’un montant de 350 millions de dollars est actuellement en cours et est consĂ©cutive Ă  des facilitĂ©s de paiement contractĂ©es auprĂšs d’un petit groupe de prĂȘteur.

Il prĂ©cise que « l’argent empruntĂ© dans le cadre de ces diffĂ©rents prĂȘts a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre normal des affaires Â». De plus, il souhaite rassurer ses clients en expliquant que « DCG est sur le point d’atteindre les 800 millions de dollars de revenus sur l’annĂ©e 2022 Â».

23 novembre 03h19 : Une filiale de DCG rachĂšte des installations de mining de Compute North

Foundry va acquérir deux installations miniÚres de Compute North, ainsi que le droit d'acquérir une troisiÚme installation en cours de développement.

Fondée par DCG fin 2019, Foundry fait aujourd'hui partie des leaders de l'industrie du mining crypto en englobant plusieurs entreprises commerciales : la marketplace d'équipements de mining, FoundryX, la pool Foundry USA, mais aussi Foundry Academy, Foundry Logistics et Foundry Deploy.

Foundry a annoncé aujourd'hui la conclusion d'un accord pour acquérir deux sites situés à North Sioux City, SD et Big Springs, TX, qui ont une capacité pleinement opérationnelle de 6 MW et 11 MW, respectivement, ainsi que les droits de construire et d'exploiter complÚtement les installations de Compute North à Minden.

L'accord ne s'arrĂȘte pas lĂ  et permet Ă  Faundry d'acquĂ©rir un parc de machines miniĂšres appartenant Ă  Compute North et la propriĂ©tĂ© intellectuelle, y compris les droits associĂ©s Ă  MinerSentry, le logiciel exclusif de gestion et de surveillance basĂ© sur le nuage de Compute North pour les centres de donnĂ©es d'envergure.

Faundry n'a pas souhaitĂ© rĂ©vĂ©ler le coĂ»t de l'acquisition pour le moment, alors que la communautĂ© s'interroge sur un tel achat alors que Genesis, une autre filiale du groupe DCG est en difficultĂ©…

22 novembre 9h30 : Genesis aurait prĂȘtĂ© 2,36 milliards de dollars Ă  Three Arrows Capital

La situation Ă©conomique de Genesis permet d’obtenir des informations supplĂ©mentaires sur ses difficultĂ©s rencontrĂ©es l’étĂ© dernier lors de l’effondrement du fonds d’investissement Three Arrows Capital.

En effet, l’obtention de documents dĂ©montre que 3AC possĂšde une dette de 2,36 milliards de dollars envers Genesis. D’ailleurs, Genesis aurait tentĂ© de recouvrir une partie de cet argent en entamant une procĂ©dure d’arbitrage contre 3AC en juin dernier, mais l’initiative a rapidement Ă©tĂ© interrompue.

21 novembre 18h30 : DGC ne fera pas d’efforts supplĂ©mentaires pour sauver Genesis

Alors qu’elle apparaissait comme une oasis au milieu du dĂ©sert, DGC ne serait plus enclin Ă  sauver sa filiale. En effet, la sociĂ©tĂ© mĂšre ne souhaite lui plus apporter d’aides financiĂšres malgrĂ© les avertissements dĂ©livrĂ©s par Genesis.

D’ailleurs, DGC a dĂ©livrĂ© un message clair au secteur par la mĂȘme occasion. En effet, le groupe dĂ©clare qu’il n’est pas disposĂ© Ă  vendre des parties de son portefeuille d’entreprises. Grayscale est notamment visĂ© par cette dĂ©claration puisque des acheteurs potentiels auraient fait savoir leur intention d’acquĂ©rir l’entreprise.

Pour l’heure, la posture de DGC continue de rassurer les utilisateurs sur l’absence de contagion de Genesis aux autres sociĂ©tĂ©s du groupe. NĂ©anmoins, l’inquiĂ©tude grandissante obligera certainement DGC Ă  communiquer officiellement Ă  ce sujet dans les prochains jours ou semaines.

21 novembre 17h00 : Genesis rencontre des difficultĂ©s pour trouver des investisseurs

Alors qu’elle cherchait Ă  lever 1 milliard de dollars pour sauver son entreprise, Genesis est dans l’obligation de revoir ses objectifs Ă  la baisse. Ainsi, la sociĂ©tĂ© vient de rĂ©duire sa recherche de moitiĂ© et de la porter Ă  500 millions de dollars.

Cette fois-ci, Genesis se veut plus direct envers l’ensemble des acteurs de l’industrie. L’entreprise avertit ouvertement les investisseurs qu’elle risque de faire faillite en l’absence d’une main tendue. En revanche, « elle assure ne pas avoir l’intention de dĂ©poser le bilan de façon imminente et s’efforce Ă  rĂ©soudre la situation actuelle Â».

17 novembre 15h30 : Genesis cherche Ă  lever 1 milliards de dollars

ConfrontĂ©e Ă  une fuite de liquiditĂ© sans prĂ©cĂ©dent, Genesis chercherait Ă  obtenir un financement d’urgence d’une hauteur de 1 milliard de dollars. Cette demande aurait Ă©tĂ© effectuĂ©e quelques heures avant l’annonce officielle de la suspension des retraits de sa plateforme.

La sociĂ©tĂ© explique « qu’il y a une ruĂ©e sur les dĂ©pĂŽts, principalement due aux programmes de dĂ©tail et aux partenaires de Genesis (comme Gemini) et aux clients institutionnels qui recherchent des liquiditĂ©s Â».

L’urgence de la situation est sans Ă©quivoque puisque selon la sociĂ©tĂ© « l’accĂšs Ă  la facilitĂ© de paiement doit ĂȘtre absolument conclu dans les trois jours Â».

17 novembre 10h05 : Coinhouse suspend les retraits de sa plateforme

La nouvelle confirme que l’effet domino de la suspension des retraits de Genesis Trading est bel et bien prĂ©sent. ConcrĂštement, Coinhouse, une entreprise française de l’industrie des crypto monnaies, annonce sa dĂ©cision de suspendre les retraits et les investissements de son offre de livrets crypto.

De la mĂȘme maniĂšre que pour Gemini, Genesis Trading est trĂšs impliquĂ© dans les livrets de crypto monnaies proposĂ©s par Coinhouse Ă  sa clientĂšle puisque l’entreprise amĂ©ricaine agit comme un intermĂ©diaire aux offres de la sociĂ©tĂ© française.

DĂšs lors, on apprend que Genesis reprĂ©sente 40% sur le livret USDT, 38% sur le livret Bitcoin et 40% sur le livret Ethereum. L’espoir des utilisateurs de retrouver leur argent est d’ailleurs amoindri puisque Coinhouse explique « que l’avenir de ces actifs est entiĂšrement liĂ© Ă  celui de Genesis Â». De fait, dans le cas oĂč le fonds d’investissement n’arriverait pas Ă  rĂ©soudre ses soucis financiers, les clients de Coinhouse perdront certainement leurs actifs.

Nicolas Louvet, CEO de Coinhouse, s’est exprimĂ© sur la situation en expliquant « qu’il faut Ă  tout prix Ă©viter les phĂ©nomĂšnes de contagion et garder son sang-froid, sinon on assistera Ă  un effet boule de neige sur l’écosystĂšme qui touchera tout le monde Â».

16 novembre 16h30 : Gemini Earn suspend les retraits Ă  son tour

La contagion de la suspension des retraits de Genesis commence seulement quelques heures aprĂšs l’annonce de la dĂ©cision. En effet, l’entreprise Gemini, un exchange et dĂ©positaire de crypto monnaies Ă  destination des institutionnels et professionnels, publie un message de blog intitulĂ© « Un important message concernant l’activitĂ© de Gemini Earn Â».

Au vu du titre, les nouvelles ne sont certainement pas plaisantes et la lecture du contenu donne raison Ă  ce pressentiment. En effet, le partenaire principal de Gemini pour son activitĂ© « Gemini Earn Â» n’est autre que Genesis.

De fait, l’incapacitĂ© de Genesis Ă  rĂ©pondre aux demandes de retrait des utilisateurs de Gemini empĂȘche les clients de Gemini de rĂ©cupĂ©rer leur investissement. NĂ©anmoins, Gemini « assure travailler avec Genesis au nom de tous les clients du programme Earn pour rĂ©soudre la situation Â».

À l’inverse, Gemini assure que tous les fonds des clients prĂ©sents sur sa plateforme sont conservĂ©s Ă  un ratio de 1 :1 et peuvent ĂȘtre retirĂ©s Ă  tout moment.

16 novembre 14h00 : Genesis Trading annonce la suspension des retraits de sa plateforme

L’intervention salutaire de Digital Currency Group a offert un rĂ©pit de courte durĂ©e Ă  Genesis Trading. DCG se charge de communiquer la terrible dĂ©cision aux utilisateurs de Genesis Trading.

Dans une suite de tweet, la sociĂ©tĂ© annonce que « Genesis Trading a pris la difficile dĂ©cision de suspendre temporairement les rachats et les nouveaux prĂȘts de sa plateforme Â» avant d’expliquer que « la dislocation extrĂȘme du marchĂ© et la perte de confiance du secteur causĂ©e par l’implosion de FTX3 sont responsables de cette situation Â».

NĂ©anmoins, DGC souhaite rassurer l’ensemble de sa communautĂ© en assurant que seule l’activitĂ© de prĂȘt de Genesis est concernĂ©e par cette dĂ©cision. De plus, elle rajoute que « cette mesure temporaire n’a aucun impact sur les activitĂ©s commerciales du groupe DGC et de ses filiales Â».

Au mĂȘme moment de l’annonce de la suspension des retraits, Genesis apporte des Ă©claircissements sur les mois ayant prĂ©cĂ©dĂ© la chute de FTX. ConcrĂštement, la faillite du fonds d’investissement Three Arrows Capital a eu un impact sĂ©vĂšre sur la situation financiĂšre de l’entreprise.

Elle assure que cette dĂ©cision est temporaire et « qu’elle explore actuellement, en consultation avec ses conseillers financiers et juridiques, toutes les options possibles pour rĂ©tablir la situation dont un plan spĂ©cifique Ă  l’activitĂ© de prĂȘt comme, par exemple, la recherche de nouvelles liquiditĂ©s Â».

11 novembre 15h50 : Digital Currency Group vient apporter une aide financiĂšre Ă  sa filiale

Un nouvel acteur apparaĂźt dans le marasme provoquĂ© par la faillite de FTX. Il s’agit de Digital Currency Group. Cette sociĂ©tĂ© est en rĂ©alitĂ© la sociĂ©tĂ© mĂšre de Genesis Trading. Suivant attentivement la situation de sa filiale, la dĂ©cision de lui venir en aide a Ă©tĂ© prise rapidement aprĂšs l’annonce des fonds bloquĂ©s sur FTX par Genesis.

Ainsi, Digital Currency Group annonce son intention d’injecter 140 millions de dollars dans Genesis trading « pour l’aider Ă  renforcer son bilan et Ă  consolider sa position sur le marchĂ© des crypto monnaies Â».

Il est nĂ©cessaire de noter que Digital Currency Group est un groupe excessivement important dans l’univers des crypto monnaies. En effet, la sociĂ©tĂ© dĂ©tient Ă©galement deux autres gros noms de l’industrie : Grayscale et CoinDesk.

10 novembre 11h40 : Genesis explique que 175 millions de dollars sont bloquĂ©s sur FTX

Les jours se suivent et ne ressemblent pas pour Genesis. En effet, deux jours aprĂšs avoir annoncĂ© ne pas ĂȘtre exposĂ© Ă  FTX, la sociĂ©tĂ© est dans l’obligation de revoir son discours.

Sous prĂ©texte de transparence, Genesis annonce que les pertes suite Ă  la faillite de FTX sont malheureusement plus importantes que prĂ©vu. En effet, elle explique que son activitĂ© de produits dĂ©rivĂ©s dispose actuellement d’environ 175 millions de dollars de fonds bloquĂ©s sur son compte de trading prĂ©sent sur FTX.

Alors qu’elle assurait que son exposition Ă  FTX Ă©tait nulle, Genesis affirme dĂ©sormais « que son capital d’exposition et ses positions nettes sur FTX ne sont pas essentiels Ă  son activitĂ© Â». Ainsi, Ă  cet instant, l’entreprise rassure ses utilisateurs en leur assurant que le fonctionnement complet de la plateforme n’est pas impactĂ©.

9 novembre 18h00 : Genesis annonce une perte sĂšche de 7 millions de dollars

L’optimisme de Genesis semble prendre un coup dans l’aile seulement 24 heures aprĂšs les tweets prĂ©cĂ©dents. En effet, dĂšs le 9 novembre, la sociĂ©tĂ© prend la parole sur Twitter pour faire un point sur la situation de son activitĂ© de prĂȘt.

Elle explique que la volatilitĂ© extrĂȘme de la veille a obligĂ© ses Ă©quipes Ă  couvrir et vendre des garanties. De fait, cette dĂ©cision stratĂ©gique s’est traduite par une perte totale de 7 millions de dollars pour toutes les contreparties impliquĂ©es, dont Alameda Research.

MalgrĂ© ce changement de ton concernant l’impact financier de la chute de FTX, Genesis rĂ©itĂšre sa position en expliquant n’avoir aucune exposition matĂ©rielle au FTT ni de relation de prĂȘt avec FTX.

Ainsi, la sociĂ©tĂ© explique que son exposition Ă  FTX n’a aucun impact ni sur sa capacitĂ© Ă  servir ses clients ni sur son bilan « qui reste solide Â» malgrĂ© les Ă©vĂšnements.

8 novembre 11h30 : Genesis dĂ©clare ne pas ĂȘtre exposĂ© Ă  l’écosystĂšme FTX

Alors que la communautĂ© des crypto monnaies observait la chute inexorable de l’empire de Sam Bankman-Fried, de nombreuses entreprises de l’industrie communiquaient sur l’évĂšnement pour rassurer leurs utilisateurs.

Genesis Trading, une plateforme proposant notamment des prĂȘts institutionnels, s’exprime rapidement sur Twitter pour apaiser la situation et tenir au courant ses clients.

La sociĂ©tĂ© explique que les Ă©vĂšnements connus par le marchĂ© n’affectent pas son activitĂ© puisque la sociĂ©tĂ© assure « rĂ©pondre aux besoins de ses clients dans le monde entier sur tous ses produits confondus Â».

De plus, elle rajoute que l’entreprise « n’a pas d’exposition de crĂ©dit nette importante Â» ni « d’exposition Ă  des jetons Ă©mis par des exchanges centralisĂ©s Â». Pour rassurer totalement ses utilisateurs, la plateforme explique mĂȘme que « son Ă©quipe de gestion de risque Ă©value constamment le crĂ©dit, la volatilitĂ© et la liquiditĂ© du marchĂ© afin d’optimiser son positionnement et ses opĂ©rations Â».

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