Actualités crypto de la semaine du 14 septembre 2026 : Coin Hebdo #256

Coin hebdo 256

La SEC autorise les actions américaines tokenisées pendant 5 ans : ce que ça change pour vous

Le 17 septembre 2026, deux jours à peine après l’échec du CLARITY Act au Sénat, la SEC a dégainé son plan B : une “Innovation Exemption“, autrement dit une dérogation temporaire qui autorise, pendant cinq ans, le trading d’actions américaines tokenisées sur des blockchains publiques.

Concrètement, une nouvelle catégorie de plateformes, les Tokenized Securities Venues (TSV), peut désormais proposer des versions numériques d’actions cotées à Wall Street sans avoir à se faire enregistrer comme une Bourse classique, une procédure lourde qui bloquait jusqu’ici tous les projets. Le mécanisme utilisé est celui de la DeFi : des AMM (teneurs de marché automatisés) et des pools de liquidité, comme sur Uniswap, mais réservés à des participants vérifiés.

Attention, cependant, ce n’est pas un chèque en blanc. La SEC a posé plusieurs conditions strictes : la plateforme doit être une entité américaine, chaque trader et chaque apporteur de liquidité doit passer un contrôle d’identité (pas de trading anonyme), les smart contracts doivent être publics et auditables, et les tokens doivent donner exactement les mêmes droits que l’action réelle, dividendes et droit de vote compris.

La SEC ne veut pas qu’une plateforme blockchain devienne du jour au lendemain un concurrent sérieux du NYSE. Elle a donc mis deux garde-fous : un plafond sur le nombre d’actions disponibles, et un plafond sur la quantité qui peut s’échanger.

Concrètement, une plateforme tokenisée peut lister au maximum 75 grosses valeurs (celles du S&P 500 ou du Russell 1000, donc Apple, Nvidia, Tesla, etc.). Pour chacune, le volume échangé sur la blockchain ne doit pas dépasser 0,25 % de ce qui s’échange chaque jour sur cette action à Wall Street. . C’est minuscule, et c’est voulu : la SEC teste sans risquer de déstabiliser le marché principal.

La plateforme qui liste les actions tokenisées peut également ajouter jusqu’à 250 titres plus petits (des entreprises moins liquides, hors des grands indices), avec une limite plus généreuse de 2,5 % du volume quotidien.

Pourquoi c’est un tournant ? Parce que pour la première fois, un régulateur américain accepte de tester la tokenisation des marchés traditionnels grandeur nature, avec de vraies actions et de vrais droits d’actionnaire, plutôt que des produits synthétiques. Les gagnants immédiats s’appellent Coinbase, Robinhood et Circle, déjà positionnés sur l’infrastructure, et les blockchains capables d’accueillir ces volumes, Solana en tête, où Raydium capte déjà plus de 90 % des échanges de « memestocks ». Pour les traders, cela ouvre la porte à des actions américaines échangeables 24h/24, 7j/7, avec un règlement instantané et une liquidité on-chain.

Le laboratoire est ouvert, les règles définitives se joueront sur les données récoltées d’ici 2031.

La CFTC permet les dérivés régulés aux wallets auto-hébergés

Le 17 septembre 2026, la CFTC a publié la Staff Letter 26-25. Sa division Market Participants y prend une « no-action position » : elle s’engage à ne pas poursuivre les éditeurs de logiciels passifs, wallets auto-hébergés et interfaces DeFi compris, qui connectent leurs utilisateurs à des marchés de dérivés régulés sans s’enregistrer comme introducing broker.

Ce statut de courtier impose du capital minimum, des rapports réguliers et des contrôles de conformité qu’aucun éditeur de wallet ne voulait supporter. Phantom avait obtenu la même faveur le 17 mars avec la lettre 26-09, mais seule Phantom pouvait s’en prévaloir. D’autres éditeurs ont frappé à la porte de la CFTC depuis, et l’agence a choisi d’ouvrir à tous plutôt que de répondre un par un.

Le cadre reste strict, votre wallet doit rester un “tuyau” : il ne garde pas vos fonds, ne génère aucun signal d’achat ou de vente, ne décide pas du routage des ordres, et doit afficher les avertissements de risque en conservant la preuve que l’utilisateur les a lus.

Il ne peut vous connecter qu’à des acteurs déjà enregistrés auprès de la CFTC : des FCM, des brokers agréés ou des DCM comme CME ou Coinbase Derivatives. Un wallet qui vous envoie sur Hyperliquid ou sur un exchange offshore sort du cadre. En contrepartie, l’éditeur peut faire la publicité de ces produits et prendre une commission sur chaque trade, deux pratiques qui déclenchaient l’obligation de licence avant mars. Les applications qui donnent accès aux marchés de prédiction comme Kalshi entrent dans le même périmètre.

Le cas Phantom illustre la limite de ce modèle : le wallet propose depuis 2025 des perps via Hyperliquid, mais il bloque les utilisateurs américains, parce que Hyperliquid n’est ni un DCM, ni un FCM, ni un broker enregistré. La lettre de mars ne couvrait pas cette intégration et celle de septembre 2026 ne la couvre pas davantage. Ce que Phantom a demandé et obtenu, c’est le droit de brancher ses utilisateurs américains sur des partenaires régulés qui proposent des perps ou des contrats sur événements, avec ces partenaires qui acceptent d’être responsables solidairement en cas de manquement.

Le 9 juillet 2026, Phantom et le Hyperliquid Policy Center ont envoyé une lettre commune à la CFTC avec trois demandes : que publier du code de protocole on-chain ne déclenche aucune obligation d’enregistrement, que les bourses régulées puissent exécuter et régler sur des blockchains publiques, et que la dérogation Phantom devienne une règle pour tous. Les deux premières, celles qui rendraient un Hyperliquid accessible légalement depuis un wallet américain, attendent toujours une réponse. Tant qu’un marché on-chain n’a pas obtenu de licence DCM, un utilisateur américain qui ouvre Phantom voit les perps Hyperliquid grisés.

Ethereum Glamsterdam prévu pour le 6 octobre sur son réseau de test Sepolia

Le 17 septembre 2026, les développeurs d’Ethereum ont daté la première répétition publique de Glamsterdam : le 6 octobre sur Sepolia, puis le 27 octobre sur Hoodi, sous réserve.

Glamsterdam est la plus grosse mise à jour du réseau depuis The Merge en 2022.

Son cœur s’appelle ePBS ou enshrined proposer-builder separation (EIP-7732). Aujourd’hui, un builder assemble les transactions, enchérit auprès d’un relais externe comme Titan, et le validateur choisit la meilleure offre sans voir le contenu. ePBS met cette enchère dans le protocole lui-même et supprime le relais, ce qui doit réduire l’extraction de MEV (sandwichs, front-running) et permettre de porter la limite de gas sur le Layer 1 Ethereum de 60 à environ 200 millions par bloc, soit trois fois plus de place pour les transactions et des frais mécaniquement plus bas sur le L1 comme sur les L2.

On peut donc s’attendre a une augmentation de l’activité sur le Layer 1 Ethereum !

Le hic, c’est que le test de Glamsterdam sur le réseau Ethereum Sepolia peut être saboté pour zéro dollar car sur le mainnet, enchérir coûte de l’ether (ETH) réel, ce qui dissuade les abus mais sur Sepolia, l’ether de test ne vaut rien. Potuz, développeur de la couche de consensus, a décrit le scénario en réunion : créer un millier de builders jetables, surenchérir sur tous les acteurs légitimes, remporter les enchères bloc après bloc et ne jamais livrer les transactions. Résultat, une chaîne de blocs vides et un test qui devient inutile.

De plus, le calendrier pour valider les tests ajoute de la pression : les équipes doivent publier des clients logiciels Ethereum compatibles avant le 29 septembre, ce qui laisse sept jours de revue au lieu des 14 habituels. Bonne nouvelle tout de même, la répétition privée Devnet-11 a réussi sa transition le 16 septembre et relevé la limite de gas vers 200 millions sans perdre la finalité, donc ça devrait bien se passer (normalement).

Alors, le mainnet pour Ethereum Glamsterdam c’est pour quand ? Officiellement, toujours le quatrième trimestre 2026, sans date. Mais l’historique invite à la prudence : Glamsterdam était annoncé pour mai-juin, puis fin août, puis a glissé… Les développeurs évoquent désormais décembre en privé. Si Sepolia tient le 6 octobre et Hoodi le 27, un déploiement mi-décembre reste jouable. Si l’un des deux tests dérape, à cause d’une attaque de faux builders ou d’un problème de finalité, le fork bascule presque mécaniquement en janvier ou février 2027. Deux conditions restent d’ailleurs non remplies : les logiciels de production de Titan et Ultrasound n’ont pas encore effectué leur transition complète, et le meta-EIP est toujours en brouillon.

Hausse de taux aux États-Unis et au Japon… et Bitcoin s’en fout

Le 16 septembre, la Fed a relevé ses taux de 25 points de base, à 3,75–4 %, sa première hausse depuis juillet 2023, par un vote unanime de 12 voix contre 0.

Kevin Warsh a enfoncé le clou en jugeant l’inflation encore trop élevée et en laissant entendre qu’une deuxième hausse pourrait tomber avant la fin de l’année.

2 jours plus tard, la Banque du Japon a suivi avec 25 points supplémentaires, portant son taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995.

Et pourtant, Bitcoin a fait exactement l’inverse de ce que prédisaient les manuels. Après un bref passage sous 76000 $ le soir de la décision de la Fed, le BTC a rebondi jusqu’à 81055 $, soit près de +6 % en 24 heures, entraînant Solana à 110$ et HYPE vers un nouvel ATH au dessus des 94$. Le marché a donc visiblement choisi d’ignorer le bruit politique et monétaire.

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HYPE : Hyperliquid lance le prêt natif

Le 18 septembre 2026, Hyperliquid a activé le prêt natif dans HyperCore (le Layer 1 d’Hyperliquid).

Vous déposez du HYPE ou du Bitcoin, vous empruntez de l’USDC ou de l’USDT et vous restez sur la même interface que pour vos perps.

Le marché a salué la nouvelle en envoyant HYPE vers un nouveau record historique à ~94,5$, le prix symbolique des 100$ s’approche !

Le ratio prêt/valeur (LTV) est fixé à 65% pour HYPE et seulement 50% pour Bitcoin : avec 1 000 $ de HYPE, vous empruntez 650 $ de stablecoins, avec 1 000 $ de BTC seulement 500 $.
Le seuil de liquidation est placé à 82,5 %, ce qui laisse une marge de sécurité raisonnable mais impose de surveiller ses positions en cas de chute brutale.

Point important : Jeff Yan a construit le lending comme une brique séparée du système de marge, et non intégrée aux comptes de trading. Chaque dollar prêté vient de liquidité réellement fournie, ce qui isole le risque de crédit du risque des perpétuels.

OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !

Quand on trade activement en crypto, le moindre point de frais fait la différence.

Avec l’activation des X-Perps sur votre compte, OKX affiche un frais maker de 0,08 % et un frais taker de 0,10 % sur le marché SPOT soit la grille la plus basse parmi les grands exchanges régulés en Europe. À titre de comparaison, Coinbase Advanced grimpe jusqu’à 0,60 % en taker, et Kraken Pro à 0,40 %.

EXCHANGE FRAIS MAKER FRAIS TAKER NOTE
OKX X-PERPs 0,0800 % 0,1000 % Après activation X-Perps
OKX (par défaut) 0,2000 % 0,3500 % Compte par défaut
Binance 0,1000 % 0,1000 %
Bybit 0,1000 % 0,2500 %
Coinbase Advanced 0,4000 % 0,6000 %
Kraken Pro 0,2500 % 0,4000 %
Bitvavo 0,1500 % 0,2500 %

Pour profiter du tarif optimal, il suffit de remplir le court questionnaire permettant d’activer les X-Perps sur votre compte OKX. Une étape rapide qui débloque immédiatement la grille la plus avantageuse. Sans cette activation, OKX reste correct (0,20 % maker / 0,35 % taker), mais c’est après cette astuce que l’écart se creuse vraiment.

On vous explique tout dans notre vidéo dédiée 👇

Mais le prix ne fait pas tout. OKX opère en conformité avec MiCA, le cadre réglementaire européen qui encadre les prestataires de services crypto. Concrètement, cela signifie des garanties renforcées sur la transparence, la protection des fonds et la lutte contre les abus de marché. Trader au meilleur prix, oui mais sans sacrifier la sécurité.

SOL : actions tokenisées, blocktime plus rapides et shorts carbonisés

SOL a touché les 112$, son plus haut depuis sept mois.

Le déclencheur a été violent avec environ 146 millions de dollars de positions short liquidées en une heure, forçant les vendeurs à découvert à racheter leur position. À cela s’ajoutent ~60 millions de dollars d’entrées sur les ETF Solana cette semaine et un contexte macro favorable avec la dérogation SEC sur les actions tokenisées dont Solana est le premier bénéficiaire naturel.

Illustration - Actualités crypto de la semaine du 14 septembre 2026 : Coin Hebdo #256

Anza a activé la troisième étape de SIMD-0525 et passe le blocktime (temps de génération d’un bloc) de 300 à 250 ms. Solana produit maintenant 4 blocs par seconde au lieu de 3,3, soit 17% de plus. Mais ne confondez pas vitesse et capacité : chaque bloc contient 17 % de transactions en moins, donc le réseau traite le même volume qu’avant.

Bonne nouvelle cependant, vous gagnez sur la latence car vos swaps se confirment plus vite, les oracles rafraîchissent leurs prix plus souvent, et un epoch dure 30 heures au lieu de 36, donc vos récompenses de staking tombent plus tôt. L’étape finale à 200 ms attend encore une date, vous pouvez suivre tout cela ici : https://solana.com/fr/200ms

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Capetlevrai

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