Qu’est-ce que la blockchain ?

Blockchain

Le terme de blockchain a vu le jour en 2015 quelques années après la naissance du Bitcoin. Elle est rapidement devenue un outil marketing en représentant le symbole d’une révolution économique, politique et technologique. Découvrez alors ce qu’est la blockchain, son fonctionnement et son utilité.

Présentation de la blockchain

Définition et explication

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations à la fois sécurisée et transparente, elle fonctionne sans organe central de contrôle. Cette chaîne de blocs constitue une sorte de base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Ce registre distribué contient des informations qui vont être stockées sous forme de blocs liés entre eux dont la particularité est de ne pas être stocké sur un serveur central, mais sur un grand nombre de serveurs que l’on appelle, nœuds du réseau. La blockchain peut être utilisée de plusieurs façons :

  • Transfert d’actifs (monnaie, titres, actions…)
  • Meilleure traçabilité d’actifs et de produits
  • Exécuter des smart contracts grâce aux machines virtuelles, etc.
Blockchain 
Cryptomonnaies

Il existe des blockchains publiques qui sont destinées à l’usage public et les blockchains privées qui sont sous le contrôle d’une organisation et sont particulièrement utilisées pour les expérimentations. Un projet se démarque, Ripple (XRP) qui est une blockchain de consortium puisque l’entreprise Ripple décide qui peut devenir validateur sur son réseau.

Les smart contracts, outil de confiance des échanges décentralisés

Les smart contracts sont un outil indispensable à l’automatisation des échanges et à la décentralisation du réseau. Imaginés en 1994 par Nick Szabo pour permettre à des inconnus qui n’ont aucune confiance d’échanger en toute sécurité. Ils garantissent la décentralisation et l’autonomisation des protocoles en éliminant les tiers de confiance. Ce programme informatique garantit l’exécution automatique du contrat uniquement si les conditions préétablies sont respectées.

Découvrez notre article dédié aux smart contracts.

Les algorithmes de consensus sur la blockchain

Satoshi Nakamoto a instauré un algorithme de consensus permettant la confiance dans un réseau qui ne dispose d’aucune entité ou infrastructure centralisée. Nous allons vous présenter les deux principaux protocoles utilisés sur ces blockchains, la preuve de travail et la preuve d’enjeu.

Proof of Work
Proof of Stake

Le Proof-of-Work (PoW)

Satoshi Nakamoto a construit le Bitcoin sur un protocole de consensus par Proof-of-Work (preuve de travail) qui permet l’exécution des smart contracts par les mineurs et leur puissance de calcul. Pour assurer leur intérêt à faire fonctionner la blockchain, l’architecte du Bitcoin a fondé un système de rémunération.

La révolution ici est d’avoir pensé à un système ou les mineurs de bitcoin qui font tourner le réseau (et la blockchain) sont payés avec la monnaie émise sur ce réseau, c’est un système autosuffisant.

Le Proof-of-Work est énergivore, la consommation énergétique du mineur est ainsi compensée par une rémunération composée de 2 choses : les frais de transaction et le block reward, c’est-à-dire la nouvelle monnaie créée et ajoutée à la masse monétaire. De nouveaux protocoles de consensus tels que le Proof-of-Stake ont été créés pour réduire la consommation énergétique.

block reward bitcoin btc
Exemple de récompense de bloc Bitcoin (block 721177)

Le créateur de Bitcoin a également introduit des cycles de halving, tous les 4 ans, afin de réduire la récompense en bitcoins dans les blocs. Initialement fixé à 50 BTC par bloc, le block reward en 2022 est de l’ordre de 6,25 BTC par bloc car 50 divisé par 8 = 6,25.

Le Proof-of-Stake (PoS)

Pour un mécanisme de consensus en Proof-of-Stake (preuve d’enjeu), le système de staking permet à l’utilisateur d’une blockchain de participer à la création de nouveaux blocs. Il doit posséder et staker (mettre en jeu) une certaine quantité de crypto monnaies (ou jetons), afin de prouver qu’ils ont pour bonne foi de sécuriser la blockchain.

La logique est la suivante : si vous êtes très riche en cette crypto monnaie, vous n’auriez aucun intérêt à faire perdre toute crédibilité à cette monnaie car cela vous ferait perdre de l’argent.

Le montant minimum de cette “preuve de participation” est variable en fonction des blockchains, dans le cas d’Ethereum le minimum est de 32 ETH, mais dans d’autres cas il peut ne pas y avoir de minimum du tout. Il existe également des pools de staking qui permettent à plusieurs acteurs de s’associer et de rassembler leurs moyens afin de se partager les récompenses, vous n’êtes donc pas obligés de posséder 32 ETH pour participer au réseau si vous utilisez une pool.

Découvrez nos articles sur les mécanismes de consensus Proof-of-Work et Proof-of-Stake ici.

Conclusion

Le pouvoir de l’individu s’instaure au sein de l’écosystème crypto grâce à la volonté de Satoshi Nakamoto de permettre la construction d’un contrat social numérique à travers la blockchain. L’individu est désormais acteur de son environnement numérique, sécurisé, transparent et décentralisé.