Ce qu’il faut retenir :
- Kevin O’Leary, l’investisseur de Shark Tank, dit prendre de nouvelles positions crypto pour le prochain cycle.
- Il voit dans l’adoption d’une blockchain par une grande Bourse le tournant à guetter pour le secteur.
- Il ne croit pas à un vote du CLARITY Act avant les élections de mi-mandat.
Kevin O’Leary est de nouveau acheteur. Le président d’O’Leary Ventures, connu du grand public pour l’émission Shark Tank, a confié à The Block lors de l’Avalanche Summit, à New York, qu’il constituait de nouvelles positions crypto en vue du prochain cycle. Il n’a pas précisé quels actifs il achète.
Je suis de retour en selle : j’ouvre de nouvelles positions et je mise sur ce prochain cycle.
Quelle blockchain va gagner ? Le pari de Kevin O’Leary
Pour l’investisseur canadien, la prochaine phase de l’investissement crypto consiste à identifier quelle blockchain s’imposera, et dans quel secteur. Il dit interroger des patrons de toutes les industries sur les réseaux qu’ils évaluent. Constat : aucun ne lui donne la même réponse. Le marché n’a pas encore désigné son standard.
Le signal qu’il attend viendra des marchés actions. La première grande Bourse à adopter une blockchain marquera selon lui un “watershed moment”, un tournant pour l’industrie. Son raisonnement : tout l’écosystème financier qui gravite autour de cette place devra se conformer à ses exigences, et donc adopter la même chaîne. Le gagnant rafle l’effet de réseau.
Le propos tombe au bon moment. La SEC a publié jeudi son “innovation exemption”, qui autorise pour cinq ans des plateformes blockchain à coter des actions tokenisées aux États-Unis.
CLARITY Act : “plus de régulation, pas moins”
Kevin O’Leary a aussi commenté l’échec du CLARITY Act, le projet de loi sur la structure du marché crypto bloqué mardi au Sénat. Il ne s’attend pas à une adoption avant les élections de mi-mandat de novembre. Il juge pourtant le retour du texte inévitable : les parlementaires mettent en place une fiscalité des actifs numériques, et on ne taxe pas un actif sans l’encadrer.
Bitcoin comparé à l’or, l’IA par l’énergie
Sur Bitcoin (BTC), l’homme d’affaires entrevoit une place de 1 % à 3 % dans les allocations en actifs alternatifs des institutionnels, par analogie avec leurs réserves d’or.
Ses investissements dans l’intelligence artificielle suivent la même logique d’infrastructure. Il délaisse les modèles pour la production d’électricité qui alimente les centres de données, avec des projets en Norvège, en Finlande, en Alberta et dans l’Utah, ainsi que de l’uranium.
Une précision pour situer le personnage : Kevin O’Leary parle de son propre portefeuille, et il a déjà payé cher ses convictions. Ancien ambassadeur rémunéré de FTX, il avait reconnu avoir perdu plusieurs millions de dollars dans la faillite de la plateforme en 2022.
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