Sommaire
- BlackRock ramène les ETF Bitcoin dans le vert : le CLARITY Act d’août peut-il relancer la demande institutionnelle ?
- Solana Alpenglow et Ethereum Glamsterdam : 2 upgrades majeures qui avancent à des rythmes différents
- Iran : 5ᵉ vague de frappes US, le détroit Ormuz “ouvert” pour Trump, “fermé” pour Téhéran
- Ethereum : les IA trouvent de vrais bugs, mais signalent énormément de faux positifs
- 500 euros à gagner avec OKX & Coinacademy !
- BONK : un attaquant dépense 4,4 millions de dollars pour voter le vol de 20 millions de dollars !
- BNB Chain construit un nouveau Layer 1 pour le trading agentique (et concurrencer Hyperliquid ?), mainnet visé début 2027
- Grok 4.5 : SpaceXAI lance son modèle de classe “Opus 4.7” à prix cassé
- GPT-5.6 : OpenAI sort ses nouveaux modèles Sol, Terra et Luna
BlackRock ramène les ETF Bitcoin dans le vert : le CLARITY Act d’août peut-il relancer la demande institutionnelle ?
Les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré 197,4 millions de dollars d’entrées nettes sur la semaine close vendredi, mettant fin à une série de huit semaines consécutives de sorties entamée en mai.
L’essentiel du mouvement provient de l’iShares Bitcoin Trust de BlackRock, qui a capté 291,9 millions de dollars, tandis que les fonds de Grayscale, Fidelity et ARK 21Shares restaient dans le rouge.
Les ETF Ether ont eux aussi brisé leur série de huit semaines de décollecte, avec 84,42 millions de dollars d’entrées portées par les fonds de BlackRock et Fidelity, à comparer aux 1,2 milliard sortis depuis mi-mai.
L’ETH accompagne le mouvement et teste la résistance des 1 800 dollars.
Derrière ce retour des flux se cache un catalyseur bien précis : le CLARITY Act.
Ce projet de loi américain, le plus avancé jamais porté sur la crypto, vise à trancher une question qui empoisonne le marché depuis des années : quels actifs numériques relèvent de la SEC (comme des titres financiers) et lesquels relèvent de la CFTC (comme des matières premières numériques).
Le texte fixerait aussi des règles claires d’enregistrement pour les exchanges, les brokers et les développeurs, en complément du GENIUS Act sur les stablecoins adopté en 2025.
Côté calendrier, le texte a déjà franchi les étapes les plus dures : la Chambre des représentants l’a voté et la commission bancaire du Sénat l’a validé en mai 2026.
Il ne reste qu’un obstacle : le vote en séance plénière du Sénat, qui exige 60 voix et donc le ralliement d’au moins 7 démocrates. La fenêtre est courte, puisque le Sénat n’a qu’une vingtaine de jours utiles avant la pause parlementaire du 7 août.
Passé cette date, le texte glisserait probablement vers 2027, la fin d’année étant absorbée par la campagne des midterms. Les marchés de prédiction reflètent cette incertitude : Polymarket ne donne plus que 48 % de chances à une adoption en 2026, contre 74 % il y a un mois.
Pourquoi le marché retient son souffle ? Parce que la crypto américaine vit sans règles écrites : chaque projet, chaque plateforme avance sous la menace d’une réinterprétation des régulateurs. Un cadre voté change tout. Les banques et gestionnaires d’actifs lancent custody, tokenisation et staking sans risque juridique, les émetteurs déposent des ETF sur d’autres cryptos que le BTC et l’ETH, et les projets savent enfin sous quel statut émettre un token aux États-Unis.
Un échec produit l’inverse : les gros investisseurs restent dehors, le rebond se dégonfle, et le texte attend 2027.
Solana Alpenglow et Ethereum Glamsterdam : 2 upgrades majeures qui avancent à des rythmes différents
L’écosystème Solana continue de briller par son activité on-chain malgré un marché global prudent.
Le réseau vient de franchir un double record historique : plus de 1 milliard de transactions non-vote en une seule semaine, une première, et le passage de son Epoch 1000 le 10 juillet, plus de six ans après le lancement du mainnet.
Côté protocole, Alpenglow, la plus grande refonte du consensus Solana à ce jour, progresse méthodiquement. Les feature flags ont été intégrés dans Agave v4.1.0 début juillet, dernière brique technique avant l’activation. L’upgrade vise à réduire la finalité des transactions d’environ 12,8 secondes à 100-150 millisecondes, soit un gain de l’ordre de 100x, grâce aux nouveaux composants Votor et Rotor, tout en supprimant les votes on-chain et en introduisant le coût par vote (1,6 SOL par epoch pour les validateurs). Anatoly Yakovenko vise toujours un lancement mainnet au troisième trimestre 2026 : rien n’est encore live, mais le chantier avance sans à-coups.
Du côté d’Ethereum, la mise à jour Glamsterdam reste la prochaine grande étape et sans doute la plus ambitieuse depuis The Merge. Au programme : une hausse spectaculaire du gas limit sur le L1 (de 60 vers 200 millions), l’ePBS (Proposer-Builder Separation intégrée au protocole, avec jusqu’à 70 % de MEV en moins) et les Block-Level Access Lists pour l’exécution parallèle, avec en ligne de mire un objectif de 10 000 TPS (L1 + Layer 2) et des frais L1 réduits d’environ 78 %.
Le calendrier d’Ethereum Glamsterdam, lui, s’étire.. comme d’habitude.
Initialement visée pour juin 2026, la mise à niveau a glissé vers le second semestre, avec une cible interne fin août mais une fenêtre réaliste se situe plutôt entre septembre et décembre 2026 compte tenu des deux à quatre mois de rodage testnet qu’exigent habituellement les forks de cette ampleur.
Les contributeurs de la Fondation reconnaissent que Glamsterdam s’avère plus complexe que prévu, et ce glissement pourrait aussi décaler Hegota, la mise à jour suivante prévue initialement pour fin 2026.
Iran : 5ᵉ vague de frappes US, le détroit Ormuz “ouvert” pour Trump, “fermé” pour Téhéran
Les États-Unis ont mené dimanche leur 5ème vague de frappes contre l’Iran en une semaine, visant environ 140 cibles : défenses antiaériennes, radars côtiers, capacités de missiles et embarcations rapides des Gardiens de la révolution (Iran).
L’opération, qui a mobilisé pour la première fois des drones maritimes kamikazes, répond à l’attaque d’un porte-conteneurs sous pavillon chypriote, le GFS Galaxy, touché dans le détroit d’Ormuz. Téhéran a immédiatement riposté en frappant des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn, au Koweït et à Oman, et promet de poursuivre ses attaques tant que Washington ne cessera pas ses ingérences.
Question cruciale pour le marché mondial de l’énergie : le détroit d’Ormuz, par lequel transitait 1/5ème du pétrole et du gaz dans le monde, est-il ouvert ou fermé ? Donald Trump affirme qu’il est ouvert, l’IRGC proclame le contraire et conditionne sa réouverture au retrait américain.
Le mémorandum du 17 juin, qui prévoyait la réouverture du passage et un cessez-le-feu de 60 jours pour négocier sur le nucléaire iranien, ne tient plus qu’en apparence, chaque camp accusant l’autre de l’avoir vidé de sa substance.
Signe concret du blocage : aucun méthanier de GNL n’a été observé entrant dans le détroit Ormuz ce week-end, et la marine iranienne a stoppé lundi deux navires par des tirs de sommation.
Les marchés encaissent chaque salve : le Brent (pétrole) a bondi jusqu’à 5 % vers 79,80 dollars.
Pour Trump, la facture devient politique à quatre mois des élections de mi-mandat, avec prix de l’essence en hausse… un timing délicat à l’approche du CPI américain de mardi et à deux semaines de la réunion de la Fed.
Ethereum : les IA trouvent de vrais bugs, mais signalent énormément de faux positifs
La Fondation Ethereum a publié un retour d’expérience détaillé sur l’utilisation d’agents IA coordonnés pour auditer la sécurité de son infrastructure critique : logiciels système, code cryptographique et smart contracts. Le bilan est concret, puisque les agents ont découvert de véritables failles, dont une vulnérabilité déclenchable à distance dans le gossipsub de libp2p, la couche pair-à-pair utilisée par tous les clients de consensus d’Ethereum.
Référencée CVE-2026-34219, la faille permettait à n’importe quel pair de faire planter un validateur avec un simple message forgé et a été corrigée avant toute exploitation connue.
Mais le cœur du billet, intitulé « The triage is the product », se trouve ailleurs : la majorité des alertes générées par les agents sont des faux positifs, des doublons ou des signalements hors périmètre.
Le véritable goulet d’étranglement n’est plus la découverte de bugs, mais le tri humain nécessaire pour distinguer les vraies failles de celles qui en ont seulement l’apparence. Une alerte ne devient une découverte qu’après reproduction indépendante sur du code réel.
500 euros à gagner avec OKX & Coinacademy !
🚨 CONCOURS : dans le cadre de notre partenariat avec OKX, nous organisons un concours sur Twitter avec 2 x 250€ à gagner (2 gagnants) ! 🎁
Pour participer, c’est très simple :
🔹 Créez un compte OKX via notre lien affilié 👉 coinacademy.fr/go-okx
🔹 Réalisez un premier dépôt en euros ou en cryptomonnaies sur la plateforme
⏳ Le tirage au sort sera effectué le 14 juillet 2026.
BONK : un attaquant dépense 4,4 millions de dollars pour voter le vol de 20 millions de dollars !
Un attaquant a vidé la trésorerie de BONK DAO d’environ 20 millions de dollars sans exploiter la moindre faille de code.
Sa méthode ? Dépenser 4,4 millions de dollars en tokens BONK sur Bybit et Binance pour atteindre le quorum de 1% de l’offre requis par la gouvernance onchain, puis voter seul en faveur de sa propre proposition, la “BIP #76 – Sowellian BonkDAO“, qui prévoyait le transfert des fonds vers son portefeuille.
Le vote est passé d’extrême justesse avec 882,38 milliards de BONK favorables pour un seuil de 879,95 milliards, avec seulement 7 portefeuilles votants sur plus de 18 000 membres, soit un taux de participation de 2,9 %.
L’affaire relance le débat sur la gouvernance décentralisée : chaque étape constituait une transaction valide aux yeux du protocole, ce qui pousse certains observateurs à parler d’exploitation d’un design défaillant plutôt que de vol.
La BONK DAO traite néanmoins l’épisode comme une attaque de gouvernance, a notifié les forces de l’ordre et collabore avec les exchanges, les bridges et la Solana Foundation pour tracer les fonds, dont 19 millions de dollars sont parqués sur un multisig contrôlé par l’attaquant.
Pour bien comprendre ce qu’il s’est passé, l’attaquant n’a pas revendu le butin : il a d’abord liquidé environ 5,3 millions de dollars de BONK (sa position de vote achetée et empruntée pour l’occasion) une heure après le drainage.
Sur les 20 millions volés, seuls 188 000 dollars ont filé vers un exchange pour être encaissés, le reste a rejoint un multisig géré par une “shadow DAO” que Chainalysis surnomme “BONK 2.0”, contrôlée par trois portefeuilles liés à l’attaquant. Plutôt que de tout dumper d’un coup et d’écraser le cours, il place ainsi son butin en réserve, gagnant du temps avant de décider quand et comment le liquider.
BNB Chain construit un nouveau Layer 1 pour le trading agentique (et concurrencer Hyperliquid ?), mainnet visé début 2027Capetlevrai
BNB Chain a dévoilé sa roadmap technique du second semestre 2026, avec en pièce maîtresse un nouveau Layer 1 entièrement dédié au trading agentique, c’est-à-dire exécuté par des agents IA autonomes.
L’objectif : offrir une expérience proche d’un exchange centralisé (CEX) tout en conservant l’auto-conservation des fonds et la transparence onchain. La chaîne vise une préconfirmation des transactions sous 50 millisecondes, plus de 100 000 transactions par seconde et une finalité inférieure à la seconde.
Le testnet est attendu pour fin 2026, le mainnet début 2027.
L’innovation centrale s’appelle TxStream : la suppression pure et simple du mempool public. Les ordres sont envoyés directement au leader de bloc, ce qui réduit la latence et rend les attaques sandwich, une forme courante de MEV, impraticables par construction, puisque personne ne peut voir les transactions en attente.
Dans l’idée, TxStream rappelle le Gulf Stream de Solana, qui transmet lui aussi les transactions directement au validateur suivant sans passer par un mempool public.
Pour éviter que le leader ne devienne lui-même un point d’extraction, les validateurs tournent toutes les 200 millisecondes. Un second mécanisme, PriorityLane, réserve de l’espace de bloc aux oracles, aux liquidations et aux bridges.
De son côté, PriorityLane reprend une idée popularisée par le BAM de Jito sur Solana : rendre l’espace de bloc programmable pour réserver un passage prioritaire aux opérations critiques (oracles, liquidations, bridges).
Le CTO David Z reste toutefois lucide : pour le HFT co-localisé, un CEX garde l’avantage.
Ce réseau deviendra la quatrième chaîne de l’écosystème, aux côtés de la BNB Smart Chain (BSC), d’opBNB et de Greenfield. Un bridge natif reliera la nouvelle chaîne à la BSC, qui servira de hub de règlement avec le BNB comme actif unifié, afin de limiter la fragmentation de la liquidité.
BNB Chain rejoint ainsi la course à la performance d’exécution face à Solana, Hyperliquid, Monad et MegaETH, tout en avançant sur la sécurité post-quantique via un engagement d’état fondé sur LtHash.
Grok 4.5 : SpaceXAI lance son modèle de classe “Opus 4.7” à prix cassé
SpaceXAI ouvre Grok 4.5 au public. Ce modèle rivalise avec Claude Opus 4.7/4.8 tout en coûtant deux à cinq fois moins cher. Elon Musk le positionne comme une machine ultra-efficace pour le coding, les agents et le travail intellectuel lourd.
À 2$ par million de tokens en entrée et 6$ en sortie, Grok 4.5 pulvérise les tarifs d’Anthropic et met une pression énorme sur OpenAI.
Les benchmarks montrent qu’il tient la route sur les tâches réelles (SWE, agentic workflows, raisonnement professionnel) sans forcément dominer tous les classements. Son point fort : une efficacité token largement supérieure qui rend l’usage massif enfin abordable.
GPT-5.6 : OpenAI sort ses nouveaux modèles Sol, Terra et Luna
OpenAI a lancé jeudi GPT-5.6 en trois modèles : Sol en fleuron, Terra en milieu de gamme, Luna en version économique.
Les chiffres de DeepSWE v1.1 donnent la mesure du basculement.
Datacurve a construit ce bench avec 113 tâches d’ingénierie logicielle écrites de zéro sur 91 dépôts réels et 5 langages.
Aucun modèle n’a vu les solutions pendant son entraînement, un problème de contamination qui plombe SWE-bench et ses dérivés.
Résultat : GPT-5.6 Sol [max] domine avec 73 % de réussite à 8,39 dollars la tâche.
Claude Fable 5 [max] atteint 70 % et vous facture 21,63 dollars, presque le triple pour trois points de moins.
Regardez aussi le bas du tableau. Luna [xhigh] coûte 1,54 dollar par tâche, résout 57 % des problèmes et bat Opus 4.8 [xhigh], qui plafonne à 54 % pour 8,01 dollars. Cinq fois moins cher pour un meilleur score.
Cet article vous a plu ? Recevez les prochains par email
Rejoignez +40 000 abonnés. L'essentiel du marché crypto dans votre boîte mail, tous les 2 jours.