Sommaire
- Hyperliquid, NEAR, Bittensor : les trois altcoins qui pourraient mener le prochain rallye
- Le président de la Fed le plus pro-crypto de l’histoire vient de prendre ses fonctions
- Qui est Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed ?
- Jane Street accusée d’avoir profité du crash Terra grâce à un groupe Telegram secret
- Les USA pourraient accumuler 1 million de BTC : le projet de loi ARMA déposé à la Chambre
- Ethereum Foundation : au moins 9 départs seniors en 2026
- Ethereum Glamsterdam encore repoussé : juin ne tiendra pas
- SpaceX bientôt en bourse : Hyperliquid permet déjà de parier sur la plus grosse IPO de l’histoire
- Tutoriel OKX : Acheter ses premières cryptos avec les frais les plus bas
- Anthropic vise sa première rentabilité au T2 avec 10,9 milliards de revenus
- Google dévoile Gemini 3.5, un modèle IA qui vise Anthropic et OpenAI sur le coding à moitié prix
Hyperliquid, NEAR, Bittensor : les trois altcoins qui pourraient mener le prochain rallye
Hyperliquid domine les altcoins en 2026. Le HYPE a atteint un nouveau record historique au-dessus de 63 $, soit une hausse de 140 % depuis le début de l’année 2026 grace au lancement de 2 ETF spot aux États-Unis : BHYP de Bitwise et THYP de 21Shares.
Le protocole contrôle désormais plus de 50 % du volume de perpetuels sur les DEX et redirige 99 % de ses frais vers des rachats de tokens. Le youtuber et analyste Michael van de Poppe voit HYPE à 100 $ ou plus si l’appétit pour le risque se maintient, tandis qu’Arthur Hayes avance un objectif de 150 $ d’ici août.
Côté tokens IA, van de Poppe identifie NEAR et Bittensor comme les deux meilleurs paris infrastructure. NEAR a bondi de 34 % en une journée le 23 mai porté par l’annonce de la mise à jour 2.13 en juin (sécurité post-quantique, resharding dynamique) et l’intégration de NEAR Intents dans Brave Browser (70 millions d’utilisateurs).
Les frais annualisés du protocole Intents atteignent environ 53 millions de dollars, et NEAR se trade à un ratio prix/ventes de 28x contre 194x pour Ethereum.
Grayscale et Bitwise ont déposé des demandes d’ETF spot TAO et Michael Van de Poppe estime que TAO pourrait atteindre 1000$ si l’adoption se poursuit, contre environ 280 $ aujourd’hui.
Le président de la Fed le plus pro-crypto de l’histoire vient de prendre ses fonctions
Kevin Warsh a officiellement prêté serment en tant que 17e président de la Réserve fédérale américaine le 22 mai 2026, lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche présidée par Donald Trump.
Warsh succède à Jerome Powell dans un contexte macroéconomique tendu : l’inflation reste élevée, les rendements obligataires grimpent, et les marchés n’anticipent aucune baisse des taux avant fin 2026.
Ce qui rend cette nomination historique pour la crypto, c’est le profil de Warsh lui-même. Sa déclaration patrimoniale de 69 pages révèle environ 190 millions de dollars d’actifs, dont des participations dans plus de 20 projets crypto : Solana, Optimism, dYdX, Compound, Polychain ou encore Polymarket. Kevin Warsh a décrit Bitcoin comme un « bon policier de la politique monétaire » et un actif comparable à l’or, tout en s’opposant fermement à l’idée d’un dollar numérique de banque centrale (CBDC) pour le grand public.
Côté marché, la réaction reste pour l’instant mesurée. Le Bitcoin évolue autour de 76 000 $, les traders restant partagés entre l’espoir d’une Fed plus souple sur la régulation crypto et la réalité d’un Warsh connu pour sa discipline monétaire. Être pro-crypto sur la régulation ne veut pas dire être favorable à des baisses de taux agressives.
Qui est Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed ?
Kevin Warsh, 56 ans, n’est pas un inconnu dans les cercles financiers. Ancien banquier d’affaires chez Morgan Stanley, il a intégré le conseil des gouverneurs de la Fed en 2006 à seulement 36 ans, ce qui faisait de lui l’un des plus jeunes gouverneurs de l’histoire de l’institution. Il a joué un rôle clé pendant la crise financière de 2008, avant de quitter son poste en 2011. Depuis, il a évolué entre le family office de Stanley Druckenmiller (Duquesne), un poste d’enseignant à Stanford et au Hoover Institution, et des investissements personnels diversifiés, notamment dans la crypto et la tech.
Marié à Jane Lauder, héritière du groupe Estée Lauder, Warsh affiche un patrimoine d’environ 190 millions de dollars. Il avait déjà été pressenti pour diriger la Fed lors du premier mandat de Trump en 2017, mais le président avait finalement choisi Jerome Powell sur les conseils de Steve Mnuchin. Cette fois, Trump l’a décrit comme quelqu’un qui sera « l’un des plus grands présidents de la Fed de tous les temps ». Warsh se présente comme un réformateur : il promet une Fed plus petite, moins interventionniste, et revendique une approche fondée sur la discipline monétaire plutôt que sur les modèles économiques traditionnels.
Jane Street accusée d’avoir profité du crash Terra grâce à un groupe Telegram secret
Les liquidateurs de Terraform Labs ont retiré les parties censurées du procès contre Jane Street. La plainte, déposée en février 2026 à Manhattan, accuse la firme d’avoir exploité des informations privilégiées pour sortir ses positions juste avant l’effondrement de Terra (UST) en mai 2022, un crash qui a effacé ~40 milliards de dollars du marché crypto.
Au cœur des accusations : un groupe Telegram privé baptisé “Bryce’s Secret“, créé par Bryce Pratt, ancien stagiaire de Terraform devenu développeur chez Jane Street, qui aurait servi de canal direct pour relayer des informations internes à ses collègues traders.
Les documents dévoilent une chronologie accablante. Jane Street aurait accumulé environ 200 millions de dollars en UST, stakés sur Anchor à 20% d’intérêt, avant de tout liquider le 7 mai 2022 le jour même où Terraform retirait discrètement 150 millions d’UST du pool Curve3 sans annonce publique. La firme aurait ensuite shorté UST et LUNA, empochant plus de 19 millions sur les shorts UST et plus de 115 millions sur LUNA. Le cofondateur Robert Granieri aurait par ailleurs reçu des informations confidentielles directement de la part de Jump Trading sur les tentatives de sauvetage du peg.
Le document révèle aussi la nervosité interne chez Jane Street après les faits. Le trader Michael Huang aurait voulu effacer les traces du wallet lié à ces opérations quand des analystes on-chain ont commencé à repérer l’activité suspecte. Certains employés se seraient eux-mêmes interrogés sur la légalité de leurs trades, l’un d’eux estimant que la notion d’information privilégiée « n’existait pas vraiment en crypto ».
Jane Street conteste l’ensemble des accusations et qualifie la plainte de tentative opportuniste pour faire payer les pertes causées par la fraude de Do Kwon, condamné depuis à 15 ans de prison.
Plus d’infos sur What we’ve learned from Terraform Labs’ unredacted Jane Street lawsuit
Les USA pourraient accumuler 1 million de BTC : le projet de loi ARMA déposé à la Chambre
Le représentant républicain Nick Begich et le démocrate Jared Golden ont déposé l’ARMA (American Reserve Modernization Act), un projet de loi bipartisan soutenu par 17 co-sponsors pour créer une réserve stratégique de Bitcoin au sein du Trésor américain.
Tous les BTC du gouvernement (environ 328 000, valeur estimée 25,5 milliards de dollars) seraient bloqués pendant 20 ans minimum. Après expiration, le Trésor pourrait vendre 10 % maximum par période de deux ans.
L’ARMA autorise aussi l’achat de 200 000 BTC par an pendant cinq ans, financé sans argent public : réévaluation de l’or, saisies, tarifs douaniers, conversion d’autres cryptos.
Le gouvernement devrait publier des preuves de réserves trimestrielles et se soumettre à des audits indépendants. Patrick Witt, conseiller de Trump sur les actifs numériques, appelle ARMA la “version 2” du BITCOIN Act et annonce des nouvelles sur la réserve dans les semaines qui viennent.
Ce projet a des chances réelles d’exister mais reste incertain. Affaire à suivre…
Ethereum Foundation : au moins 9 départs seniors en 2026
L’Ethereum Foundation (EF) traverse sa pire hémorragie de talents. Depuis début 2026, au moins neuf contributeurs seniors ont quitté l’organisation, dont les trois responsables du Protocol Cluster, l’équipe en charge de la recherche et du développement du protocole Ethereum.
Tomasz Stańczak, co-directeur exécutif nommé en mars 2025, a démissionné dès février 2026 après moins d’un an en poste. En avril, Josh Stark et Trent Van Epps (parti rejoindre le Protocol Guild) ont suivi. Puis en mai, la vague s’est accélérée : Barnabé Monnot, Tim Beiko, Alex Stokes (en congé sabbatique), Carl Beekhuizen (sept ans à la fondation, architecte clé de la Beacon Chain), Julian Ma (co-auteur du mécanisme anticensure FOCIL) et Pablo Voorvaart ont tous annoncé leur départ.
En mars 2026, la fondation a publié un “Mandate” de 38 pages censé redéfinir sa mission autour des principes CROPs (résistance à la censure, open source, vie privée, sécurité). Le texte positionne l’EF comme un simple « gardien » parmi d’autres. Problème : les employés devaient signer le document ou partir. Hudson James, ancien contributeur, l’a confirmé publiquement.
Malgré cette instabilité interne, Ethereum continue de progresser techniquement. Les devnets de la mise à jour Glamsterdam sont déjà en ligne, et la préparation de l’upgrade suivant (Hegotà) a commencé. Le réseau compte encore 169 développeurs core selon Token Terminal, contre 225 un an plus tôt.
Ethereum Glamsterdam encore repoussé : juin ne tiendra pas
L’Ethereum Foundation a officiellement confirmé que la mise à jour Glamsterdam, initialement prévue pour juin 2026, est désormais repoussée au troisième trimestre. La raison principale : la complexité de l’implémentation d’ePBS (Enshrined Proposer-Builder Separation), le mécanisme qui doit intégrer la construction des blocs directement dans le protocole. Selon le rapport Checkpoint #9 publié en avril, la coordination entre les deux parties impliquées dans la production de blocs (proposer et builder) s’avère plus délicate que prévu, avec une gestion des « blocs partiels » qui touche pratiquement toutes les couches du système.
Pour limiter les risques de dérapage supplémentaire, plusieurs fonctionnalités ont été retirées de Glamsterdam et reportées vers Hegotá, la mise à jour suivante prévue fin 2026. C’est notamment le cas de FOCIL (listes d’inclusion forcée pour la résistance à la censure) et des Verkle Trees (réduction du stockage des nœuds jusqu’à 90%). L’équipe de Base avait d’ailleurs publiquement averti que l’ajout de FOCIL en parallèle d’ePBS risquait de repousser l’upgrade au-delà de 2026. Le devnet multi-client tourne actuellement et la gas limit post-Glamsterdam est fixée à 200 millions (contre 60 millions aujourd’hui).
*la page officielle ethereum.org/roadmap/glamsterdam n’a pas encore été mise à jour (dernière MAJ le 13 avril 2026) et continue d’indiquer “H1 2026”. Mais tous les comptes-rendus récents de mai 2026 confirment le glissement vers Q3 et le déport des features vers Hegotá.
SpaceX bientôt en bourse : Hyperliquid permet déjà de parier sur la plus grosse IPO de l’histoire
TradeXYZ a lancé sur Hyperliquid un contrat perpétuel synthétique permettant de trader l’action SpaceX (ticker SPCX) avant son IPO historique, prévue le 12 juin 2026 sur le Nasdaq avec une valorisation cible de 1750 milliards de dollars.
Le modèle d’Hyperliquid avait déjà fait ses preuves avec Cerebras, dont le prix pre-IPO sur Hyperliquid ne s’écartait que de 3 % du cours d’ouverture officiel au Nasdaq : une précision remarquable pour un marché décentralisé !
Au-delà de SpaceX, c’est un problème structurel que ces perpetuels pre-IPO cherchent à résoudre. Plus de 1 700 licornes représentent 8 000 milliards de dollars de valeur totalement inaccessible aux investisseurs particuliers, cantonnés aux marchés secondaires coûteux et réservés aux accrédités. Avec les IPO attendues d’OpenAI, Anthropic et Discord, ce segment pourrait exploser.
Le S-1 de SpaceX, déposé publiquement le 20 mai, a aussi révélé que la société détient 18 712 bitcoins (~1,45 milliard $), ce qui en fait l’un des plus gros détenteurs corporate de BTC au monde.
La DeFi crée la liquidité que la finance traditionnelle refuse de partager.
Tutoriel OKX : Acheter ses premières cryptos avec les frais les plus bas
Dans cette vidéo, Capet vous montre comment utiliser OKX pas à pas : création de compte, dépôt en euros ou en crypto et achat de vos premiers bitcoins sur PC et sur mobile.
Le vrai bonus, c’est l’astuce incontournable pour diviser vos frais de trading par trois en passant de 0,35 % à seulement 0,10 % en taker.
OKX propose également une carte bancaire avec 2 % de cashback, utilisable partout via Apple Pay ou Google Pay. Tout est expliqué dans la vidéo !
Anthropic vise sa première rentabilité au T2 avec 10,9 milliards de revenus
Anthropic prévoit 10,9 milliards de dollars de revenus au T2 2026. Le T1 affichait 4,8 milliards. Le chiffre a plus que doublé en trois mois et dépasse le total de l’année 2025. Aucune entreprise tech n’a jamais connu ce rythme de croissance trimestrielle, pas même Zoom, Google ou Facebook à leurs sommets.
L’entreprise anticipe son premier bénéfice opérationnel à 559 millions de dollars, un jalon qui arrive deux ans plus tôt que ce qu’elle annonçait à ses investisseurs l’été dernier, quand elle ne visait pas la rentabilité avant 2028. Cette accélération est portée par l’adoption massive de Claude Code et de Cowork par les entreprises. Anthropic se classe désormais n°1 du classement CNBC Disruptor 50 et négocie une levée de fonds à une valorisation de 900 milliards de dollars.
La rentabilité pourrait toutefois être de courte durée. Anthropic prévient que les coûts de calcul massifs programmés pour l’entraînement de ses prochains modèles pèseront sur ses marges au second semestre.
En parallèle, la concurrence s’intensifie : OpenAI prépare le dépôt confidentiel de son prospectus d’IPO et Anthropic elle-même envisage une introduction en bourse en 2026.
Google dévoile Gemini 3.5, un modèle IA qui vise Anthropic et OpenAI sur le coding à moitié prix
Google a présenté Gemini 3.5 Flash lors de I/O 2026, promettant un modèle 4 fois plus rapide et deux fois moins cher que Claude Code et Codex pour le coding et les agents IA. Mais les analyses indépendantes racontent une autre histoire. Selon Artificial Analysis, le modèle nécessite en moyenne 49 tours par tâche sur les benchmarks agentiques le chiffre le plus élevé de tous les modèles testés, contre 45 pour Claude Opus 4.7, 40 pour GPT-5.4 et seulement 23 pour Gemini 3.1 Pro.
Cette surconsommation de tokens fait exploser la facture réelle : 1 552 $ pour compléter la suite de tests, soit 5,5 fois plus que Gemini 3 Flash et 75 % de plus que le modèle Pro de Google lui-même. Sur le Coding Index d’Artificial Analysis, Flash ne score que 45,0 contre 56,5 pour Gemini 3.1 Pro, et reste nettement derrière GPT-5.5 et Claude Opus 4.7 en programmation. Une comparaison de DataCamp montre que Gemini CLI consomme 432K tokens d’input là où Claude Code n’en utilise que 261K pour la même tâche.
Malgré ces faiblesses sur le coding pur, Google mise sur la transformation de son moteur de recherche en plateforme d’agents IA et sur ses 900 millions d’utilisateurs de l’app Gemini.
L’abonnement premium passe de 50 à 200 $ par mois, avec des services bundlés comme YouTube et du stockage cloud. Côté utilisateurs, le retour est mitigé : des développeurs rapportent des hallucinations plus fréquentes qu’avec le modèle précédent et des échecs sur des tâches basiques d’extraction de données. La version Gemini 3.5 Pro, attendue en juin, sera le vrai test de compétitivité. Avec 190 milliards de dollars de capex cette année, Google a les moyens de tenir, mais les moyens ne font pas le modèle.
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