Actualités crypto de la semaine du 24 novembre 2025 : Coin Hebdo #216

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Tom Lee vise le supercycle Ethereum et BitMine continue d’accumuler des ETH par milliers

Malgré un marché des crypto-actifs en repli et une chute de l’Ether autour des 2 700 $, la société BitMine, dirigée par le fervent optimiste Tom Lee, nage à contre-courant en achetant près de 70 000 ETH supplémentaires.

Cette accumulation agressive porte ses réserves à 3,63 millions d’ethers (soit plus de 10 milliards de dollars), l’entreprise misant tout sur la théorie d’un supercycle Ethereum.

Elle estime que le prix d’ETH a touché un support clé vers 2 500 $, offrant une opportunité d’achat générationnelle là où la majorité des Digital Asset Treasuries (DAT) freinent leurs investissements face à l’assèchement de la liquidité.

Bien qu’assise sur des pertes latentes d’environ 4 milliards de dollars, l’entreprise BitMine rassure les marchés grâce à une trésorerie robuste comprenant 800 millions de dollars de cash, du Bitcoin et des participations stratégiques.

Pour attirer et apaiser les investisseurs traditionnels effrayés par la volatilité, la société adopte une stratégie hybride rare dans la crypto : l’instauration de dividendes et de rachats d’actions. Soutenue par des géants comme Cathie Wood ou Pantera, BitMine se positionne ainsi comme un « aspirateur à ETH », pariant que sa résilience actuelle lui offrira une domination totale lors du prochain rebond structurel.

Ethereum améliore son Layer 1 et passe de 45 millions à 60M de gas limit par bloc

Ethereum a franchi une étape technique majeure en augmentant son block gas limit de 45 à 60 millions, une décision validée par les validateurs pour absorber la demande explosive de la DeFi et des rollups.

Cette hausse de la capacité de traitement est rendue possible grâce à des optimisations comme l’EIP-7623, garantissant la stabilité du réseau malgré une charge accrue.

L’arrivée du hard fork Ethereum Fusaka le 3 décembre introduira une augmentation des blobs progressive en plusieurs étapes.

Cette stratégie, couplée à la technologie PeerDAS, vise à améliorer considérablement les performances du réseau et à optimiser le scaling pour les solutions de seconde couche (Layer 2), consolidant ainsi le rôle d’Ethereum comme infrastructure centrale du Web3.

The Bitcoin Society : Eric Larchevêque dévoile son projet de trésorerie BTC cotée en Europe

Eric Larchevêque, figure emblématique de la crypto et co-fondateur de Ledger, revient avec un projet audacieux baptisé The Bitcoin Society.

Son objectif n’est pas de créer une nouvelle technologie, mais de lancer une entreprise cotée en bourse (sur Euronext) dont la mission principale est d’accumuler du Bitcoin. C’est ce qu’on appelle une stratégie de trésorerie : au lieu de garder des euros ou des dollars qui se dévaluent avec l’inflation, l’entreprise convertit son capital en Bitcoin.

L’idée est de répliquer en Europe le succès phénoménal de l’américain MicroStrategy, permettant aux investisseurs d’acheter des actions d’une société qui agit comme un « coffre-fort » géant de BTC.

Contrairement à un ETF Bitcoin qui se contente de suivre bêtement le prix de l’actif, The Bitcoin Society va utiliser des outils financiers propres aux entreprises cotées.

Le point clé à comprendre est l’utilisation de la dette intelligente. L’entreprise va emprunter de l’argent à des taux bas (via des obligations) pour acheter encore plus de Bitcoins. Cela crée un effet de levier : si le Bitcoin monte, la valeur de l’action de l’entreprise monte plus vite que le Bitcoin lui-même, car elle détient plus de coins par action que si elle avait utilisé uniquement son propre argent. C’est une gestion active du capital pour maximiser l’exposition au Bitcoin.

Pour aller vite, les trois associés ont racheté 97,68 % de la Société de Tayninh, déjà cotée sur Euronext Paris et prévoient de vendre 2% au public. Un choix stratégique qui évite un processus d’IPO classique jugé trop long. Sur le papier, l’idée est simple : transformer une coquille existante en véhicule d’accumulation de BTC, puis l’utiliser comme socle pour émettre des instruments financiers adossés au Bitcoin, à la sauce Michael Saylor et Strategy.

L’acquisition de Tayninh doit être finalisée d’ici un mois. Une communication boursière détaillée arrivera au premier trimestre 2026. L’internationalisation sera pilotée par Tony Parker, présenté comme la clé pour déployer des chapitres à l’étranger.

3 piliers :

Bitcoin Treasury Company : agissant comme un coffre-fort coté en bourse, cette branche vise à lever des capitaux pour accumuler massivement du Bitcoin et le conserver à long terme (HODL) pour le compte des actionnaires.

Network Society : cette dimension sociale ambitionne de fédérer une communauté d’investisseurs partageant les mêmes valeurs pour construire un réseau d’influence puissant, inspiré du concept de « pays numérique ».

Clubs et Business Units : ce volet opérationnel se concentre sur le développement de services premium et d’activités génératrices de revenus récurrents (cash-flow) pour financer la structure et offrir des avantages exclusifs aux membres.

Le risque : l’effet de « Ciseau » (le levier inversé)

C’est le risque mathématique pur. Le levier amplifie les gains à la hausse, mais il multiplie les pertes à la baisse.

Imaginons que l’entreprise possède 100 millions d’euros de BTC, dont 50M d’euros financés par sa propre trésorerie et 50M€ par de la dette. Si le Bitcoin chute de 30%, la valeur des actifs passe de 100M€ à 70M€. La dette, elle, reste fixe à 50M€. La valeur restante pour les actionnaires (l’actif net) n’est plus que de 20M€.

Résultat : le Bitcoin a perdu 30%, mais la valeur comptable de l’action a fondu de 60%. En cas de « Bear Market » violent (ex : -70% sur le BTC), la valeur des capitaux propres peut théoriquement approcher de zéro.

Autre risque : la « Prime » (Premium) sur l’action

C’est un piège classique pour l’investisseur particulier. Souvent, l’action de ce type d’entreprise s’échange plus cher que la valeur réelle des Bitcoins qu’elle détient (c’est la « prime« ), car les investisseurs paient pour l’expertise et l’accès facile.

Si le Bitcoin baisse, la panique peut s’installer. Non seulement la valeur du Bitcoin détenu baisse, mais la prime spéculative disparaît aussi. L’action peut chuter beaucoup plus vite que le Bitcoin lui-même si les investisseurs décident soudainement qu’ils ne veulent plus payer cette prime.

La pression du service de la dette

Même si Michael Saylor (MicroStrategy) a prouvé qu’on peut structurer la dette intelligemment (obligations convertibles à long terme), la dette n’est jamais gratuite.

L’entreprise doit payer des intérêts. Si le Bitcoin entre dans un « hiver crypto » (une période longue de stagnation ou de baisse), l’entreprise ne génère pas de profits avec ses BTC pour payer ces intérêts.

Elle pourrait être forcée de vendre des Bitcoins au pire moment (au plus bas) pour rembourser ses créanciers, ou d’émettre de nouvelles actions pour lever du cash, ce qui dilue la part des actionnaires existants (votre part du gâteau diminue).

Investir dans The Bitcoin Society, c’est accepter une volatilité sous stéroïdes. Si le Bitcoin s’enrhume, l’action risque la pneumonie.

C’est un outil puissant pour maximiser les gains en cycle haussier, mais qui demande des nerfs d’acier car la valeur de l’investissement peut fondre drastiquement plus vite que le marché crypto global en cas de retournement

MegaETH annule les pré-dépôts de 500 M$ dans l’USDm après une série de fiascos techniques

Le pré-lancement de MegaETH devait sécuriser la liquidité initiale d’USDm, son stablecoin maison. Il s’est transformé en un raté opérationnel. Au terme d’une séquence chaotique, l’équipe a annoncé qu’elle rembourserait l’intégralité des fonds déposés dans son Pre-Deposit Bridge, soit près de 500 M$, avant de repartir de zéro.

Un identifiant incorrect dans le contrat a bloqué les transactions initiales, un système KYC mal configuré a limité les dépôts, et une transaction multisig mal paramétrée a rouvert le bridge prématurément, permettant à des spammers de saturer le cap à 500 millions de dollars en quelques minutes, au lieu d’attendre les annonces officielles.

Mauvaise nouvelle pour ceux qui attendaient une annonce officielle. Les utilisateurs déjà en train de rafraîchir la page prennent tout l’avantage. Les 250 M$ initiaux se remplissent en quelques minutes, créant un sentiment d’injustice immédiat.

Pour tenter de rattraper le coup, MegaETH décide de relever le plafond à 1 milliard de dollars. Mais la transaction destinée à augmenter ce cap est exécutée trente minutes trop tôt… par une entité externe. Avec un Safe multisig, toute transaction validée par le quorum peut être exécutée par n’importe qui. Une faille de gouvernance bien connue, mais ici problématique.

L’équipe tente alors de réduire le cap, d’abord à 400 M$, puis à 500 M$. Trop tard. Les dépôts saturent plus vite que les transactions correctives ne sont confirmées. Dans la foulée, MegaETH renonce définitivement à l’expansion à 1 milliard et met tout le système en pause, évoquant cette fois des bugs persistants dans le flux KYC.

MegaETH promet des refunds et une réouverture sous contrôle

La société assure qu’aucun fonds n’a jamais été exposé au risque et qu’un nouveau smart contract, actuellement audité, servira à rembourser l’ensemble des participants. Elle précise aussi que les déposants seront “reconnus” plus tard, sans détailler les modalités.

Le bridge USDm et la conversion USDC vers USDM seront réouverts avant le lancement du Frontier mainnet, cette fois dans un environnement mieux contrôlé. Reste à voir si MegaETH réussira à restaurer la confiance après ce faux départ. La pression monte : le reste de la roadmap devra être irréprochable.

SOL : Les ETF Solana Spot vivent leur première journée rouge après des semaines parfaites

Les ETF Solana marquent un premier coup d’arrêt avec 8,1 millions de dollars de sorties nettes, une performance négative causée principalement par la chute du fonds 21Shares. Malgré ce faux pas, la demande reste structurellement forte grâce à la résilience d’autres produits comme le BSOL de Bitwise, qui continue d’attirer des capitaux.

ZEC : Grayscale veut lancer le premier ETF Zcash aux États-Unis en transformant son trust

Grayscale a officiellement déposé un formulaire S-3 auprès de la SEC pour transformer son trust actuel en un ETF spot Zcash.

Cette décision stratégique intervient après une année 2025 exceptionnelle pour le ZEC, qui a enregistré une hausse de plus de 1 000 % et dépassé Monero en capitalisation, propulsé par une adoption massive des transactions privées.

Si ce projet est validé, il marquerait une étape majeure vers la normalisation des privacy coins aux États-Unis, en les rendant accessibles aux investisseurs institutionnels. Grayscale parie ainsi sur une demande croissante pour des solutions de paiement chiffrées et de cash numérique, espérant que cette initiative légitimera davantage la confidentialité financière auprès du grand public.

Upbit bloque les retraits face à un hack de 37 millions de dollars sur Solana

La plateforme sud-coréenne Upbit a suspendu en urgence les dépôts et retraits après avoir subi un hack estimé à 37 millions de dollars sur le réseau Solana.

Face à des mouvements de fonds anormaux impliquant divers tokens, l’exchange a réagi immédiatement en transférant le reste de ses actifs vers des cold wallets pour sécuriser son infrastructure.

Pour éviter la panique, Upbit a garanti un remboursement intégral des pertes en utilisant ses propres réserves, assurant qu’aucun utilisateur ne sera impacté financièrement.

Si une partie des fonds a pu être gelée grâce à la coopération du secteur, l’enquête se poursuit pour identifier l’origine de la faille, survenue dans un contexte sensible pour sa maison mère Dunamu.

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