Sommaire
- Hardware Wallet Coldcard : 1 367 bitcoins volés, la faille Coldcard n’a pas fini de faire des victimes
- Blocs à 200 ms, transactions à 4 096 octets : Solana passe la vitesse supérieure
- Bittensor v440 réforme les émissions et met fin au rendement passif des subnets inactifs
- 40 licenciements avant l’unlock : Pump.fun accusé d’avoir privé ses salariés de leurs PUMP
- ETF bitcoin en juillet : la plus faible collecte mensuelle jamais enregistrée
- OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !
- Core Scientific signe 14 milliards de dollars d’accords IA avec AMD et s’éloigne du minage de bitcoin
- Aave applique son nouveau cadre de risque et coupe ses marchés les moins rentables
- Se former et bosser dans le Web3 avec Alyra
Hardware Wallet Coldcard : 1 367 bitcoins volés, la faille Coldcard n’a pas fini de faire des victimes
Le vol lié aux portefeuilles Coldcard pesait 38 millions de dollars le 30 juillet. Il atteint aujourd’hui 88,6 millions de dollars, soit 1367 bitcoins pris sur 4585 adresses. L’attaquant n’a rien déplacé depuis.
Toutes les adresses compromises ont été créées après mars 2021, date d’apparition du défaut.
Le périmètre de la faille s’est lui aussi élargi. Coinkite a confirmé que les modèles Mk4, Mk5 et Q, initialement présentés comme épargnés, généraient eux aussi des seeds affaiblies, avec environ 72 bits d’entropie au lieu des 128 attendus, contre à peine 40 bits sur le Mk3.
L’origine du défaut est un paramètre de compilation, MICROPY_HW_ENABLE_RNG, défini à zéro dans la configuration de production : la bibliothèque libngu vérifiait l’existence de ce paramètre sans contrôler sa valeur, ce qui renvoyait la génération de clés vers un générateur logiciel de secours alimenté par l’identifiant unique de la puce et les registres d’horloge. Les Mk2 figurent également sur le chemin vulnérable.
Seuls les TAPSIGNER, OPENDIME et SATSCARD échappent au problème.
Blocs à 200 ms, transactions à 4 096 octets : Solana passe la vitesse supérieure
Avec sa mise à jour Agave 4.2 : Solana divise ses temps de bloc par deux et son loyer par dix.
Agave 4.2, c’est la prochaine version du logiciel qui fait tourner les validateurs de Solana, avec des activations qui démarrent la semaine du 17 août 2026.
La taille d’une transaction passe de 1 232 à 4 096 octets, de quoi faire tenir en une seule opération ce que les développeurs devaient jusqu’ici découper en plusieurs morceaux. Et le temps de bloc tombe de 400 à 200 millisecondes, par paliers, avec un garde-fou si le réseau tousse : vos confirmations arrivent deux fois plus vite. Le loyer que vous immobilisez pour stocker des données sur la blockchain baisse de 90 %, ce qui ramène le dépôt d’un compte de token standard sous le cent et demi et permet enfin à une application de le payer pour tous ses utilisateurs.
Solana Alpenglow, présenté comme le plus grand changement de protocole de l’histoire de Solana, voyage déjà dans le code d’Agave 4.2, mais les ingénieurs le laissent éteint et le testent à part. Ils comptent l’allumer avec Agave 4.3, visé pour octobre 2026.
Ce qu’il apporte tient en un chiffre : une finalité d’environ 150 millisecondes contre 12,8 secondes aujourd’hui, soit le temps qu’il faut pour qu’une transaction devienne définitivement irréversible. Il supprime aussi les transactions de vote des validateurs, qui encombrent une part notable de l’espace disponible dans les blocs. Août sert donc de répétition générale, la vraie bascule arrivera à l’automne.
Plus d’infos : https://solana.com/fr/upgrades/agave-4-2-release-overview
Bittensor v440 réforme les émissions et met fin au rendement passif des subnets inactifs
Pour comprendre ce que change la spécification v440, il faut d’abord saisir comment fonctionne Bittensor. Le réseau se découpe en subnets, des sous-réseaux spécialisés dans une tâche d’intelligence artificielle précise : inférence, stockage, détection de deepfakes, entraînement de modèles.
Toutes les 12 secondes, le protocole crée de nouveaux TAO, environ 3 600 par jour depuis le halving de décembre 2025, et les répartit entre ces subnets. Ce flux permanent s’appelle les émissions, et il se partage ensuite à l’intérieur de chaque subnet entre les mineurs (41%), les validateurs (41%) et le propriétaire du subnet (18%). Jusqu’ici, la clé de répartition entre subnets reposait sur le prix lissé de leur token interne, ce qui revenait à verser une rente à des emplacements parfois vides ou dépourvus de code fonctionnel.
Le nouveau dispositif introduit une barrière d’émission placée là où la demande réelle se concentre, autour du rang 32 sur le réseau actuel. Au-dessus de cette barre, la logique de calcul ne change pas, et les meilleurs subnets encaissent même davantage. En dessous, la chute est brutale. Aucun subnet ne tombe à zéro pour autant, chacun perçoit un filet plutôt qu’une part pleine.
Le seuil lui-même reste mobile : il monte si la demande s’étend vers le bas du classement, il descend si elle se concentre sur quelques sous-réseaux.
La conséquence la plus concrète touche le prix d’entrée. Enregistrer un subnet coûte aujourd’hui environ 1300 TAO, soit près de 250 000 dollars au cours actuel de 190 dollars, un tarif fixé par un algorithme qui double le prix à chaque nouvelle inscription puis le fait décroître si personne ne se présente. Ce niveau ne tenait que parce qu’un emplacement, même inoccupé, générait un revenu. Sans ce rendement passif, le coût devrait converger vers les simples frais de transaction. Deux effets en découlent : le relèvement du plafond de subnets, de 128 vers 256, devient envisageable puisque les places du bas ne diluent plus la tête, et la zone la plus rentable du réseau se déplace exactement au point où un subnet s’apprête à franchir la barre, ce qui pousse à progresser plutôt qu’à occuper une case.
Pour les opérateurs de nœuds, la marche à suivre reste simple : attendre que la version de spécification inscrite sur la chaîne atteigne 440, puis installer la version logicielle correspondante, toute mise à jour anticipée créant un décalage avec le reste du réseau.
40 licenciements avant l’unlock : Pump.fun accusé d’avoir privé ses salariés de leurs PUMP
Pump.fun a licencié des salariés deux mois avant la date à laquelle leurs tokens devaient commencer à leur être attribués, d’après des documents, courriels et enregistrements obtenus par le média Sandmark.
Les contrats ont été rompus début avril, alors que les accords d’attribution signés en juin 2025 prévoyaient le déblocage d’un quart de l’allocation un an plus tard. Au moins un ancien employé a perdu une allocation valant sept chiffres au cours actuel. Une seconde vague est intervenue à la mi-juillet, portant le total à plus de 40 départs selon d’anciens salariés, un chiffre que Sandmark n’a pas pu vérifier de façon indépendante.
Lancée fin 2024, Pump.fun a généré environ 1,3 milliard de dollars de revenus cumulés et encaisse encore plus de 19 millions de dollars par mois, tout en menant un rachat de tokens de 370 millions de dollars. Sur le plan administratif, la société opère au Royaume-Uni sous le nom de Baton Corporation Ltd et figure toujours sur la liste d’alerte de la FCA, tout en bloquant les utilisateurs britanniques depuis décembre 2024.
Ses comptes pour la période close au 30 septembre 2025 devaient être déposés avant le 30 juin et restent en retard. Ce document, qui mentionne l’effectif, reste la seule pièce publique capable de trancher l’ampleur réelle des départs. Les fondateurs Noah Tweedale et Alon Cohen n’ont pas répondu aux sollicitations.
ETF bitcoin en juillet : la plus faible collecte mensuelle jamais enregistrée
Les ETF bitcoin spot américains ont clôturé juillet sur seulement 172,4 millions de dollars de collecte nette, le plus faible total mensuel depuis leur lancement en janvier 2024.
Côté prix, le bitcoin a pourtant terminé juillet en hausse de ~7%, aux alentours de 62 800 dollars et évolue début août autour de 63 200 dollars.
L’ether tire nettement mieux son épingle du jeu, avec 365,2 millions de dollars collectés sur le mois et une quatrième semaine consécutive de flux positifs. C’est seulement le deuxième mois dans le vert de l’année après avril, et les fonds ETH restent sur environ 1,1 milliard de sorties nettes depuis janvier. Cette surperformance se lit aussi sur les cours, la paire ether-bitcoin ayant gagné environ 11 % en juillet.
OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !
Quand on trade activement en crypto, le moindre point de frais fait la différence.
Avec l’activation des X-Perps sur votre compte, OKX affiche un frais maker de 0,08 % et un frais taker de 0,10 % sur le marché SPOT soit la grille la plus basse parmi les grands exchanges régulés en Europe. À titre de comparaison, Coinbase Advanced grimpe jusqu’à 0,60 % en taker, et Kraken Pro à 0,40 %.
| EXCHANGE | FRAIS MAKER | FRAIS TAKER | NOTE |
|---|---|---|---|
| OKX X-PERPs | 0,0800 % | 0,1000 % | Après activation X-Perps |
| OKX (par défaut) | 0,2000 % | 0,3500 % | Compte par défaut |
| Binance | 0,1000 % | 0,1000 % | |
| Bybit | 0,1000 % | 0,2500 % | |
| Coinbase Advanced | 0,4000 % | 0,6000 % | |
| Kraken Pro | 0,2500 % | 0,4000 % | |
| Bitvavo | 0,1500 % | 0,2500 % |
Pour profiter du tarif optimal, il suffit de remplir le court questionnaire permettant d’activer les X-Perps sur votre compte OKX. Une étape rapide qui débloque immédiatement la grille la plus avantageuse. Sans cette activation, OKX reste correct (0,20 % maker / 0,35 % taker), mais c’est après cette astuce que l’écart se creuse vraiment.
On vous explique tout dans notre vidéo dédiée 👇
Mais le prix ne fait pas tout. OKX opère en conformité avec MiCA, le cadre réglementaire européen qui encadre les prestataires de services crypto. Concrètement, cela signifie des garanties renforcées sur la transparence, la protection des fonds et la lutte contre les abus de marché. Trader au meilleur prix, oui mais sans sacrifier la sécurité.
Core Scientific signe 14 milliards de dollars d’accords IA avec AMD et s’éloigne du minage de bitcoin
Core Scientific loue à AMD 529 mégawatts de capacité IA aux États-Unis pendant quinze ans. AMD peut réserver 1 925 mégawatts supplémentaires d’ici au 28 décembre 2028, portant l’accord vers 2,5 gigawatts.
Le minage de BTC pour compte propre de Core Scientific ne rapporte plus que 21,5 millions de dollars sur un chiffre d’affaires trimestriel de 164,2 millions, soit 13 % du total après une chute de 66 % en un an.
Aave applique son nouveau cadre de risque et coupe ses marchés les moins rentables
Aave a déposé jeudi une proposition de gouvernance visant à retirer 50 réserves d’actifs peu utilisées ainsi que 21 Principal Tokens Pendle arrivés à échéance, répartis sur onze déploiements d’Aave V3.
Le texte prévoit également la fermeture complète de six déploiements sur différentes blockchains (Sonic, Scroll, zkSync, Metis, Soneium et Aptos) qui abritent 25 réserves supplémentaires.
Au total, l’opération porte sur 98,1 millions de dollars d’actifs déposés et 15,6 millions de dollars de dette.
Préparé par le prestataire de risque LlamaRisk, le document a été relayé par Stani Kulechov, fondateur du protocole, qui a présenté le résultat comme acquis avant même le vote.
La logique est avant tout économique. Maintenir une réserve suppose d’alimenter des oracles de prix, d’entretenir une infrastructure de liquidation et d’assurer un suivi de risque permanent. Or sur six mois, les dépôts ont chuté de 74 % sur Sonic (28,9 à 7,6 M$), 86 % sur Scroll, 88 % sur zkSync et 95 % sur Soneium, tandis que la liquidité disponible sur Aptos reculait de 94 %.
Chacun de ces déploiements génère désormais moins de 5 000 dollars de revenus par trimestre, et moins de 1 000 dollars pour les trois plus petits. Côté réserves individuelles, les plus gros encours concernent deux wrappers Bitcoin sur Ethereum, FBTC (11,1 M$) et eBTC (5,3 M$), listés pour une demande en collatéral qui ne s’est jamais matérialisée.
La sortie se veut progressive et la proposition doit encore passer le vote de la gouvernance. Cette purge découle du cadre de risque proposé en juin, après l’exploit du pont de KelpDAO (292 millions de dollars), dont le rsETH volé avait été déposé en collatéral sur Aave.
Se former et bosser dans le Web3 avec Alyra
Alyra forme aux métiers de la blockchain et de l’intelligence artificielle, avec à la sortie une certification reconnue par l’État et enregistrée auprès de France Compétences.
Le catalogue couvre cinq parcours : une formation consulting blockchain accessible à tous/toutes sans aucune base, un parcours finance décentralisée pour ceux qui connaissent déjà l’écosystème, un parcours développement blockchain qui entre dans le code et deux parcours IA autour du consulting et développement informatique.
Parce que la certification est reconnue, la formation devient éligible à plus de quinze dispositifs de financement, du CPF aux OPCO, avec une prise en charge partielle ou totale selon votre statut.
3 formats existent pour s’adapter à votre disponibilité pour apprendre : Essentiel (40h de vidéo et 4h de mentorat) pour avancer en autonomie, Session qui ajoute environ 80 heures de projets en direct et en équipe et Premium avec 24 heures de mentorat et l’accès aux replays.
C’est le format Session qui sert le mieux les débouchés professionnels, puisqu’il permet de faire du réseau avec les autres apprenants et avec les intervenants, tous en activité dans l’écosystème.
Deux heures de formation sont accessibles gratuitement pour tester avant de s’engager. Aucune école ne garantit une embauche : ce qu’Alyra apporte, c’est un réseau, une méthode et un ordre de priorité dans les compétences à acquérir.
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