Larry Fink (Laurence Douglas Fink), né le 2 novembre 1952 à Los Angeles, est le cofondateur, président et PDG de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde avec environ 15 500 milliards de dollars sous gestion à fin septembre 2026. Longtemps sceptique sur le Bitcoin, qu’il qualifiait en 2017 d’« indice du blanchiment d’argent », il est devenu le principal artisan de son adoption par Wall Street avec l’ETF iShares Bitcoin Trust (IBIT), qui détient plus de 800 000 BTC. Il dirige BlackRock depuis sa création en 1988 et copréside le Forum économique mondial depuis août 2025.
Biographie, fortune, BlackRock, Bitcoin, tokenisation, succession : voici tout ce qu’il faut savoir sur Larry Fink, mis à jour en octobre 2026.
Sommaire :
- Larry Fink en bref : la fiche d’identité
- Qui est Larry Fink ?
- Quel est le parcours de Larry Fink ?
- BlackRock sous Larry Fink : les chiffres clés
- Larry Fink et le Bitcoin : chronologie d’un revirement
- Qu’est-ce que l’ETF Bitcoin IBIT de BlackRock ?
- Pourquoi Larry Fink mise-t-il sur la tokenisation ?
- Quelle est la fortune de Larry Fink ?
- Qui succédera à Larry Fink ?
- Quelles sont les controverses autour de Larry Fink ?
- Que dit Larry Fink ? Ses citations marquantes
- Questions fréquentes sur Larry Fink
Larry Fink en bref : la fiche d’identité
| Élément | Détail (octobre 2026) |
|---|---|
| Nom complet | Laurence Douglas Fink |
| Naissance | 2 novembre 1952, Los Angeles (Californie) ; 73 ans, 74 le 2 novembre 2026 |
| Origine | Famille juive de la classe moyenne ; a grandi à Van Nuys (Los Angeles) |
| Parents | Frederick Fink (marchand de chaussures) et Lila Fink (professeure d’anglais) |
| Formation | Licence de sciences politiques (UCLA, 1974) ; MBA en immobilier (UCLA Anderson, 1976) |
| Fonctions | Cofondateur, président et PDG de BlackRock ; coprésident du Forum économique mondial (depuis le 15 août 2025) |
| Encours de BlackRock | Environ 15 500 Md$ (30 septembre 2026) |
| Fortune | Environ 1,2 Md$ selon Forbes (dernière estimation publiée) |
| Rémunération | 30,8 M$ pour l’année 2024 |
| Vie privée | Marié depuis 1974 à Lori Weider ; trois enfants |
Qui est Larry Fink ?
Larry Fink est le financier qui a fondé et dirige BlackRock, un gestionnaire d’actifs dont l’encours dépasse le PIB de tous les pays du monde à l’exception des États-Unis et de la Chine. À travers les ETF iShares et la plateforme de gestion des risques Aladdin, utilisée par une grande partie de la finance mondiale, il est souvent présenté comme l’homme le plus puissant de Wall Street.
Pour l’écosystème crypto, il est l’homme du basculement de Wall Street : en lançant l’ETF Bitcoin spot iShares en janvier 2024, il a fait entrer le Bitcoin dans les portefeuilles de millions d’épargnants et de fonds de pension. Il défend depuis une vision plus large, celle d’une finance où « chaque actif sera tokenisé ».
Quel est le parcours de Larry Fink ?
Larry Fink a construit sa carrière en trois temps : un début fulgurant chez First Boston dans les obligations hypothécaires, un échec de 100 millions de dollars en 1986, puis la fondation de BlackRock en 1988 autour d’une obsession, la gestion du risque.
Jeunesse et études
Fils d’un marchand de chaussures et d’une professeure d’anglais, Laurence Fink grandit à Van Nuys, dans la vallée de San Fernando. Il étudie les sciences politiques à l’UCLA (diplômé en 1974), puis obtient un MBA en immobilier à la UCLA Anderson School of Management en 1976.
First Boston et l’échec fondateur (1976-1988)
Il rejoint la banque d’investissement First Boston en 1976, où il devient l’un des pionniers du marché des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS). Il est nommé managing director à 31 ans, l’un des plus jeunes de Wall Street. En 1986, une mauvaise anticipation des taux d’intérêt fait perdre 100 millions de dollars à son département. Fink en tire une leçon qui structurera toute sa carrière : ne jamais prendre un risque que l’on ne sait pas mesurer.
La fondation de BlackRock (1988)
En 1988, il cofonde BlackRock avec plusieurs associés sous l’égide du Blackstone Group de Stephen Schwarzman et Peter Peterson. La société prend son indépendance en 1994, entre en Bourse en 1999, puis change de dimension par acquisitions : Merrill Lynch Investment Managers en 2006, et surtout Barclays Global Investors en décembre 2009, qui apporte la gamme d’ETF iShares et fait de BlackRock le premier gestionnaire mondial.
BlackRock sous Larry Fink : les chiffres clés
Sous la direction de Larry Fink, BlackRock est passée de quelques milliards à environ 15 500 milliards de dollars d’encours, un record atteint au troisième trimestre 2026 avec 205 milliards de dollars de collecte nette sur le seul trimestre. Voici les étapes majeures.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1988 | Création de BlackRock au sein de Blackstone |
| 1994 | Séparation de Blackstone |
| 1999 | Introduction en Bourse à New York |
| 2006 | Fusion avec Merrill Lynch Investment Managers |
| Déc. 2009 | Rachat de Barclays Global Investors et de la gamme iShares |
| 2016 | Encours de 5 000 Md$ |
| Janv. 2024 | Lancement de l’ETF Bitcoin spot iShares (IBIT) |
| Mars 2024 | Lancement de BUIDL, premier fonds monétaire tokenisé de BlackRock, sur Ethereum |
| Oct. 2024 | Finalisation du rachat de Global Infrastructure Partners (infrastructures) |
| Juillet 2025 | Finalisation du rachat de HPS Investment Partners (dette privée) |
| Août 2026 | Douze classes de parts tokenisées sur six fonds monétaires européens, soit 311 Md$ d’encours |
| 30 sept. 2026 | Encours record d’environ 15 500 Md$ |
Le cœur technologique de la maison reste Aladdin (Asset, Liability, Debt and Derivative Investment Network), la plateforme d’analyse des risques que BlackRock loue à des banques, assureurs et fonds de pension du monde entier. En 2026, elle intègre aussi des actifs numériques, comme le dollar synthétique USDe d’Ethena.
Larry Fink et le Bitcoin : chronologie d’un revirement
Larry Fink est passé en sept ans du rejet total du Bitcoin à sa promotion active : de « l’indice du blanchiment d’argent » en 2017 au premier ETF Bitcoin du monde par les encours, puis à l’idée que le Bitcoin pourrait atteindre 700 000 dollars si les fonds souverains y allouaient une petite part de leurs réserves.
- Octobre 2017 : il qualifie le Bitcoin d’« indice du blanchiment d’argent ».
- 2018 : « Nos clients ne nous demandent pas d’investir dans le Bitcoin. »
- Août 2022 : partenariat avec Coinbase pour donner accès aux cryptos aux clients institutionnels d’Aladdin.
- Juin 2023 : BlackRock dépose sa demande d’ETF Bitcoin spot auprès de la SEC ; le marché y voit un tournant.
- 11 janvier 2024 : lancement de l’IBIT, qui dépasse 10 milliards de dollars d’encours en sept semaines, un record pour un ETF.
- Janvier 2025 (Davos) : il estime que le Bitcoin pourrait atteindre 700 000 dollars si les fonds souverains y allouaient 2 à 5 % de leurs actifs.
- Mars 2026 : dans sa lettre annuelle, il fait de la tokenisation et des portefeuilles numériques un axe stratégique ; BlackRock vise 500 millions de dollars de revenus annuels liés aux actifs numériques d’ici 2030, selon la presse.
- Octobre 2026 : BlackRock dépose un troisième ETF Bitcoin, avec protection contre la baisse.
Qu’est-ce que l’ETF Bitcoin IBIT de BlackRock ?
L’iShares Bitcoin Trust (IBIT) est l’ETF Bitcoin spot de BlackRock, coté au Nasdaq depuis le 11 janvier 2024. Il détient du vrai Bitcoin en conservation et permet d’y être exposé via un simple compte-titres. Au 26 octobre 2026, il détenait environ 811 000 BTC, soit près de 3,9 % de l’offre totale de 21 millions, pour une valeur d’environ 65 milliards de dollars.
Ce qu’il faut savoir sur l’IBIT :
- Le plus gros ETF Bitcoin du monde, loin devant Fidelity (FBTC) et Grayscale (GBTC). Il a franchi le cap des 800 000 BTC fin septembre 2026.
- Une source de revenus majeure : environ 250 millions de dollars de frais annuels selon la lettre 2026 de Larry Fink.
- Une forte sensibilité au prix : malgré 15,1 milliards de dollars de collecte sur douze mois, les encours crypto de BlackRock ont chuté de 39 % entre juin 2025 et juin 2026, à 48,8 milliards de dollars, sous l’effet de la baisse des cours.
- Une gamme qui s’étend : ETF Ethereum (ETHA), ETF Ethereum avec staking, et désormais un ETF Bitcoin « buffer » en cours d’examen.
Pour comprendre le fonctionnement de ces produits, lisez notre guide sur les ETF Bitcoin et suivez les flux quotidiens dans nos articles sur les ETF.
Pourquoi Larry Fink mise-t-il sur la tokenisation ?
Pour Larry Fink, la tokenisation, c’est-à-dire la représentation d’actions, d’obligations ou de fonds sous forme de jetons sur une blockchain, est la prochaine révolution des marchés : elle rendrait les actifs plus faciles à émettre, échanger et détenir, et ouvrirait aux particuliers des classes d’actifs réservées aux institutions. Dans sa lettre de mars 2026, il veut rendre l’investissement « aussi simple que d’envoyer un paiement ».
BlackRock applique cette vision à grande échelle :
- BUIDL : fonds monétaire tokenisé investi en bons du Trésor américain, lancé sur Ethereum en mars 2024 puis étendu à d’autres blockchains. Il est accepté comme collatéral par plusieurs plateformes, dont OKX depuis avril 2026.
- Fonds monétaires européens tokenisés : 311 milliards de dollars d’encours rendus disponibles sous forme de jetons en août 2026, via la plateforme Kinexys de JPMorgan, y compris en France.
- Infrastructures : BlackRock est validateur du réseau Arc de Circle et participe aux premières actions tokenisées du DTCC.
Pour aller plus loin, consultez nos guides sur la tokenisation et les actifs réels tokenisés (RWA).
Quelle est la fortune de Larry Fink ?
La fortune de Larry Fink est estimée à environ 1,2 milliard de dollars par Forbes. Elle provient essentiellement de sa participation dans BlackRock, accumulée depuis 1988, et de ses rémunérations : 30,8 millions de dollars pour l’année 2024, en hausse de 14 %. C’est peu au regard des 15 500 milliards gérés, car BlackRock gère l’argent de ses clients et ne le possède pas.
Cet écart entre pouvoir et patrimoine est souvent mal compris : les encours de BlackRock appartiennent aux épargnants, fonds de pension et institutions clientes. La société, et donc Larry Fink, perçoit des frais de gestion, pas les rendements de ces actifs.
Qui succédera à Larry Fink ?
Aucun successeur n’est désigné à fin octobre 2026. Larry Fink, qui aura 74 ans le 2 novembre 2026, dirige BlackRock depuis 38 ans. Le départ de Mark Wiedman, responsable de la clientèle mondiale longtemps présenté comme favori, a été annoncé en janvier 2025. Les noms cités par la presse sont ceux de Rob Goldstein (directeur des opérations), Martin Small (directeur financier) et Rachel Lord (responsable de l’international). Un ancien dauphin, Salim Ramji, dirige désormais Vanguard, le grand concurrent de BlackRock.
Quelles sont les controverses autour de Larry Fink ?
Larry Fink concentre les critiques adressées à la finance d’échelle : poids jugé excessif de BlackRock dans l’économie, liens étroits avec les pouvoirs publics, et revirements sur le climat.
- ESG et climat : ses lettres de 2020 à 2022 faisaient de la transition énergétique un pilier de l’investissement. Elles lui ont valu à la fois des attaques d’élus républicains américains, qui l’accusaient de militantisme, et d’ONG environnementales, qui jugeaient les actes insuffisants. Il a depuis nettement atténué ce discours.
- Proximité avec l’État : BlackRock a été mandatée sans appel d’offres par les autorités américaines lors des crises de 2008 et 2020, ce qui a nourri des accusations de conflit d’intérêts.
- Stuyvesant Town (2006) : un investissement immobilier de 5,4 milliards de dollars à New York qui a fait défaut, avec des pertes pour plusieurs fonds de pension, dont CalPERS.
- Concentration : avec Vanguard et State Street, BlackRock figure parmi les premiers actionnaires de la plupart des grandes entreprises cotées, ce qui alimente un débat récurrent sur la concurrence.
- Crypto : son revirement sur le Bitcoin est salué par l’écosystème mais critiqué par une partie des bitcoiners, qui y voient une recentralisation de l’actif entre les mains de Wall Street.
Que dit Larry Fink ? Ses citations marquantes
- Sur le Bitcoin (2017) : « Le Bitcoin montre simplement à quel point il y a de la demande pour le blanchiment d’argent dans le monde. »
- Sur le Bitcoin (2024) : il le présente comme « un actif légitime » et une forme d’« or numérique ».
- Sur la tokenisation (lettre 2026) : rendre l’investissement « aussi simple que d’envoyer un paiement ».
- Sur les résultats du 3e trimestre 2026 : « La demande de capital augmente à l’échelle de l’économie mondiale. »
Questions fréquentes sur Larry Fink
Quel âge a Larry Fink ?
Larry Fink a 73 ans. Il est né le 2 novembre 1952 à Los Angeles et fêtera ses 74 ans le 2 novembre 2026.
Larry Fink est-il le propriétaire de BlackRock ?
Non. Il en est le cofondateur, le président et le PDG, et en détient une participation minoritaire. BlackRock est une société cotée à la Bourse de New York (ticker BLK), détenue par de nombreux actionnaires institutionnels et particuliers.
Combien gère BlackRock ?
Environ 15 500 milliards de dollars d’actifs au 30 septembre 2026, un record. C’est le premier gestionnaire d’actifs au monde, devant Vanguard.
Larry Fink possède-t-il du Bitcoin ?
Il n’a pas publiquement détaillé ses avoirs personnels. Son entreprise, en revanche, détient pour le compte des clients de l’IBIT plus de 800 000 BTC, ce qui fait de BlackRock l’un des plus grands détenteurs de Bitcoin au monde.
Quel est le rôle de Larry Fink au Forum économique mondial ?
Il copréside le Forum économique mondial (WEF, organisateur de Davos) avec André Hoffmann depuis le 15 août 2025, après le départ de son fondateur Klaus Schwab.
Dernière mise à jour : 27 octobre 2026. Sources : BlackRock (résultats du 3e trimestre 2026, lettre annuelle 2026), Forbes, Financial Times, ABC Bourse, Bitbo, World Economic Forum, Wikipedia, CoinAcademy.