Sommaire
- Le CPI accélère à 3,7 %, l’essence relance le débat sur une hausse des taux
- Elysium, le premier Layer 2 d’Hyperliquid, débarque le 9 novembre
- Alpenglow, le plus gros changement de Solana depuis 2020, arrive le 21 octobre
- Starknet vote sa sortie d’Ethereum pour devancer l’ordinateur quantique
- Papertrade bloque le transfert de PAPER : Papertrade choisit la sécurité du pool plutôt que la liquidité du token
- ASML relève ses prévisions : la demande liée à l’IA dépassera l’offre jusqu’en 2028
- Actions tokenisées OKXICE : neuf sociétés refusent que leurs actions soient tokenisées
- OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !
- Anthropic prépare la plus grosse IPO de l’histoire en novembre avec 16,8 milliards de revenus au T3 2026
- Dix semaines de baisse : la Bourse chinoise signe sa plus longue chute, plombée par l’IA
Le CPI accélère à 3,7 %, l’essence relance le débat sur une hausse des taux
L’inflation repart à la hausse aux États-Unis. L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 3,7 % sur un an en septembre (contre 3,4 % en août) et 3,6 % attendus. C’est la première accélération depuis mai, et les prix ont bondi de 0,6 % sur le seul mois.
Vous l’avez vu à la pompe : l’essence a bondi de 9,1 % en septembre, soit plus de la moitié de la hausse du mois, et l’énergie coûte 20 % de plus qu’il y a un an. Les carburants avaient baissé pendant l’été après le pic du début de la guerre en Iran, puis les tensions au Moyen-Orient les ont renvoyés vers des records, le diesel en tête.
Les droits de douane et la construction de data centers pour l’IA poussent aussi les prix.
Elysium, le premier Layer 2 d’Hyperliquid, débarque le 9 novembre
Kinetiq, le premier protocole de liquid staking d’Hyperliquid et créateur de kHYPE, a daté le lancement de son layer 2 : Elysium passera sur mainnet le 9 novembre.
À quoi sert-il ? Hyperliquid a volontairement bridé HyperEVM, son environnement de smart contracts, pour qu’il ne ralentisse jamais HyperCore, le carnet d’ordres qui fait la réputation de l’exchange.
Résultat : les apps DeFi, le trading spot sur l’EVM et les lancements de tokens manquent de place et un simple swap a pu coûter jusqu’à 20 dollars en période d’affluence. Elysium propose une chaîne Arbitrum Orbit dédiée, avec des blocs de 100 à 200 millisecondes et une capacité visée de 300 millions de gas par seconde, qui règle ses transactions sur HyperEVM.
HYPE sert de gas, bridgé 1:1, donc aucun nouveau token à acheter pour transacter. La chaîne vise les apps de trading, les launchpads et les PropAMM, des pools gérés par des market makers professionnels qui ajustent leurs prix en continu et se couvrent ensuite sur HyperCore.
L’idée est que chaque nouveau projet lancé sur Elysium remonte vers le spot HyperCore puis vers un marché perp HIP-3, et que la valeur revienne à Hyperliquid plutôt que d’en sortir, à l’inverse des L2 Ethereum.
Alpenglow, le plus gros changement de Solana depuis 2020, arrive le 21 octobre
Solana bascule sur Alpenglow le 21 octobre, la refonte la plus profonde de son fonctionnement depuis le lancement en 2020. L’objectif de la mise à joure Solana Alpenglow est de rendre une transaction irréversible en environ 150 millisecondes, contre 12,8 secondes aujourd’hui.
Un paiement Solana apparaît déjà comme réussi presque instantanément, mais Alpenglow apporte la garantie qu’il ne peut plus être annulé presque aussi vite, ce qui change tout pour un commerçant qui attend cette assurance ou un pont qui doit libérer des fonds sur une autre chaîne.
La migration démarre vers 13h20 UTC selon la Fondation, et l’ancien système reste en place pendant 5 000 slots, soit environ 18 minutes, avant la bascule.
Effet de bord à prévoir dès demain : le nombre de transactions affiché va chuter fortement, puisque les votes des validateurs disparaissent des blocs, même si l’activité réelle des utilisateurs reste identique.
Starknet vote sa sortie d’Ethereum pour devancer l’ordinateur quantique
Starknet consulte ses détenteurs de STRK jusqu’au 22 octobre sur une question inédite pour un layer 2 : faut-il étudier une transformation en blockchain indépendante, détachée d’Ethereum ?
Le vote, hébergé sur Snapshot et ouvert le 15 octobre, reste non contraignant : un “oui” lance seulement des recherches, suivies d’un rapport dans deux à trois semaines et d’options de design à voter dans environ un mois. Toute migration passerait ensuite par un processus de gouvernance dédié.
Le moteur de cette décision, c’est la menace quantique car un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait casser les signatures à courbes elliptiques qui protègent les comptes Ethereum, Bitcoin et la plupart des blockchains.
Pour Eli Ben-Sasson, un L2 n’est jamais plus sûr que la chaîne sur laquelle il repose, et si Ethereum n’est pas protégé, aucun de ses L2 ne l’est mais Starknet part avec un avantage : ses preuves STARK reposent sur des fonctions de hachage, déjà résistantes au quantique, et ses comptes peuvent adopter des signatures post-quantiques sans mise à jour du protocole. Restent le pont et la disponibilité des données, dépendants d’Ethereum. En devenant un L1, Starknet choisirait son propre consensus et ses propres signatures de validateurs, avec 2027 comme objectif de réseau entièrement résistant.
Papertrade bloque le transfert de PAPER : Papertrade choisit la sécurité du pool plutôt que la liquidité du token
Papertrade vient d’annoncer que son token PAPER restera non transférable pour une durée indéterminée.
C’est quoi Papertrade ? Lancé le 10 octobre sur HyperEVM par deux traders connus sous les pseudos Jez et Blurr, Papertrade est un exchange de perpétuels synthétiques sur BTC et ETH qui pousse le concept à l’extrême : jusqu’à 1000x de levier, zéro slippage, zéro funding, zéro frais de gas. Il n’y a pas de carnet d’ordres : chaque position s’ouvre et se ferme contre le pool de liquidité du protocole, au prix mid de Hyperliquid utilisé comme oracle. Ce pool a démarré à zéro, sans argent de l’équipe, sans VC ni apporteurs de liquidité externes. Le seul argent qui y entre, ce sont les pertes des traders, et c’est cet argent qui paie les gagnants. Si trop de traders gagnent, les profits s’empilent dans une file d’attente publique, servie quand d’autres ont perdu assez. Un casino où les perdants deviennent peu à peu propriétaires de la maison.
Pourquoi ça a buzzé ? Car sur le papier on gagne du PAPER en perdant. Le token n’a ni airdrop, ni vente, ni allocation équipe. Il est minté uniquement quand une position se ferme en perte ou se fait liquider, au rythme de 100 PAPER par dollar perdu tant que le pool reste sous 2 millions de dollars, avec une courbe qui décroît ensuite. Les premiers perdants sont donc les mieux servis, par design.
Staker son PAPER donne droit à une part des frais de l’exchange, versée en USDC. La phase de pré-dépôt a attiré 138 millions de dollars via 11465 adresses. Dès le deuxième jour, un trader a tordu le prix de l’ETH sur Hyperliquid en brûlant 52 000 dollars de frais sur 231 millions de volume, et a extrait 1,28 million de dollars du pool, tout en touchant du PAPER sur ses pertes au passage.
Comment les gens l’ont farmé ? En ouvrant des positions à fort levier pour perdre volontairement et vite, ou coupler un long et un short pour minter du PAPER à moindre coût, puis staker.
L’équipe de PAPER explique que permettre des transferts (et donc un marché secondaire ou des perpétuels) ouvrirait la porte à des attaques combinant un short sur PAPER et une manipulation du prix de référence sur Hyperliquid. Un attaquant pourrait alors extraire de l’argent du pool de liquidité tout en profitant de la baisse du token. Le founder Jez précise que le risque était connu, mais que les marchés perpétuels externes sont arrivés bien plus vite que prévu (l’équipe tablait plutôt sur six mois).
Conséquence immédiate : les contrats pré-marché sur PAPER (Paragon, Aster…) ont été stoppés et les positions settlées. Les utilisateurs qui ont accumulé du PAPER en prenant des pertes peuvent toujours le staker pour toucher des USDC, mais ils n’ont pour l’instant aucune possibilité de le vendre.
ASML relève ses prévisions : la demande liée à l’IA dépassera l’offre jusqu’en 2028
ASML a publié le 14 octobre le meilleur trimestre de son histoire. Le groupe néerlandais, seul fabricant au monde des machines de lithographie EUV, a réalisé 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires entre juillet et septembre, soit 55 % de plus qu’un an avant.
Il dégage un bénéfice net de 5 milliards d’euros (sur le trimestre !), dont 500 millions viennent de la réévaluation de sa participation dans Mistral.
Ses dirigeants attendent 14,2 à 15,2 milliards d’euros au quatrième trimestre et 44 à 45 milliards sur l’année.
Christophe Fouquet, le PDG, l’annonce sans détour : ASML ne construira pas assez de machines en 2027 et 2028. Le groupe livre environ 65 machines EUV cette année et compte en produire 30 % de plus en 2027. TSMC et Intel jugent ce rythme insuffisant et réservent des machines pour 2029 et 2030, un horizon de commande que Fouquet n’avait plus vu depuis la pénurie de puces du Covid. Il étudie une hausse supérieure à 30 % pour 2028 et vend aux fondeurs des mises à niveau de leurs machines installées, qui lui ont rapporté 3,3 milliards d’euros ce trimestre.
Actions tokenisées OKXICE : neuf sociétés refusent que leurs actions soient tokenisées
Le projet d’actions tokenisées d’OKX et d’ICE, la maison mère du New York Stock Exchange, rencontre sa première résistance. Neuf sociétés cotées ont formellement refusé de voir leurs titres offerts sous forme de tokens sur OKXICE.
La liste des refus publiée le 15 octobre comprend Broadcom, Verizon, UnitedHealth, CoreWeave, AppLovin, Applied Digital, Rocket Lab, Applied Optoelectronics et Cerebras Systems.
Pour rappel, le cadre légal est tout neuf : le 17 septembre, la SEC a publié une « innovation exemption » de cinq ans, après l’enlisement du Clarity Act au Sénat, qui autorise des plateformes à négocier des actions tokenisées sans s’enregistrer comme bourse. En contrepartie, le texte impose de prévenir chaque émetteur par écrit et de lui laisser 30 jours pour s’opposer.
Chaque objection vise un titre précis : OKXICE doit simplement le retirer de sa liste et notifier la SEC. Sur les 63 actions déposées le 4 octobre, 54 restent candidates à ce stade, et l’objection n’a pas besoin d’être motivée ni de respecter un format particulier pour être valable.
Une fois le délai écoulé, OKXICE peut ouvrir les échanges sur la liste réduite. Aucune date de lancement n’a été annoncée, mais la SEC a indiqué que les premières plateformes sous exemption démarreraient au quatrième trimestre 2026.
OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !
Quand on trade activement en crypto, le moindre point de frais fait la différence.
Avec l’activation des X-Perps sur votre compte, OKX affiche un frais maker de 0,08 % et un frais taker de 0,10 % sur le marché SPOT soit la grille la plus basse parmi les grands exchanges régulés en Europe. À titre de comparaison, Coinbase Advanced grimpe jusqu’à 0,60 % en taker, et Kraken Pro à 0,40 %.
| EXCHANGE | FRAIS MAKER | FRAIS TAKER | NOTE |
|---|---|---|---|
| OKX X-PERPs | 0,0800 % | 0,1000 % | Après activation X-Perps |
| OKX (par défaut) | 0,2000 % | 0,3500 % | Compte par défaut |
| Binance | 0,1000 % | 0,1000 % | |
| Bybit | 0,1000 % | 0,2500 % | |
| Coinbase Advanced | 0,4000 % | 0,6000 % | |
| Kraken Pro | 0,2500 % | 0,4000 % | |
| Bitvavo | 0,1500 % | 0,2500 % |
Pour profiter du tarif optimal, il suffit de remplir le court questionnaire permettant d’activer les X-Perps sur votre compte OKX. Une étape rapide qui débloque immédiatement la grille la plus avantageuse. Sans cette activation, OKX reste correct (0,20 % maker / 0,35 % taker), mais c’est après cette astuce que l’écart se creuse vraiment.
On vous explique tout dans notre vidéo dédiée 👇
Mais le prix ne fait pas tout. OKX opère en conformité avec MiCA, le cadre réglementaire européen qui encadre les prestataires de services crypto. Concrètement, cela signifie des garanties renforcées sur la transparence, la protection des fonds et la lutte contre les abus de marché. Trader au meilleur prix, oui mais sans sacrifier la sécurité.
Anthropic prépare la plus grosse IPO de l’histoire en novembre avec 16,8 milliards de revenus au T3 2026
Anthropic, le créateur de Claude, a présenté ses comptes à des investisseurs le 14 octobre dans ses bureaux à San Francisco.
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre atteint 16,8 milliards de dollars, contre 11,5 milliards au deuxième trimestre et 4,8 milliards au premier.
L’entreprise se dit rentable sur une base ajustée pour la deuxième fois d’affilée, avec une trésorerie opérationnelle positive, 1,70 dollar encaissé par dollar dépensé en calcul avec une marge opérationnelle ajustée de 11 %.
La croissance reste forte mais ralentit : le chiffre d’affaires avait plus que doublé au printemps et il progresse de 45 % cet été. Le cabinet SemiAnalysis estime le revenu annualisé autour de 74 milliards de dollars, loin des 100 milliards et plus que certains investisseurs promettaient pour la fin d’année.
Dario Amodei et son directeur financier Krishna Rao ont aussi prévenu que les marges bougeront : l’entreprise prévoit plus de 500 milliards de dollars d’investissements en infrastructures sur dix ans.
L’introduction en Bourse devrait se jouer avant le 26 novembre, jour de Thanksgiving, sans date officielle à ce stade et la commercialisation des actions pourrait démarrer dans la semaine du 9 novembre, mais le calendrier a déjà glissé plusieurs fois. Valorisée 965 milliards de dollars lors de sa levée de mai, Anthropic vise 2000 milliards à la cotation, ce qui en ferait la plus grosse IPO de l’histoire devant SpaceX.
Dix semaines de baisse : la Bourse chinoise signe sa plus longue chute, plombée par l’IA
La Bourse chinoise vient de battre un record dont elle se serait passée. Le CSI 300, qui regroupe les 300 plus grandes valeurs de Shanghai et Shenzhen, a enchaîné dix semaines consécutives de baisse, du jamais-vu depuis sa création en 2005.
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