Ce qu’il faut retenir :
- Donald Trump a reporté de cinq jours les frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes après des discussions qu’il qualifie de “productives”.
- Le Brent a plongé de 10 % à environ 101 dollars le baril, tandis que le S&P 500 rebondissait de 1,5 %.
- Téhéran nie officiellement toute négociation, mais Trump affirme que des “points d’accord majeurs” ont été atteints.
Le pétrole s’effondre, les Bourses respirent. Donald Trump a annoncé ce lundi sur Truth Social avoir mené des conversations “très bonnes et productives” avec l’Iran au sujet de la fin du conflit au Moyen-Orient. Conséquence immédiate : le président américain a reporté de cinq jours les frappes envisagées contre les sites énergétiques et centrales électriques iraniens, provoquant un violent retournement sur les marchés.
Le Brent chute de 10 %, Wall Street rebondit
La réaction des marchés a été fulgurante. Le Brent a chuté de 10 % pour revenir autour de 101 dollars le baril, effaçant une partie de la prime de risque géopolitique accumulée ces derniers jours. Côté actions, le S&P 500 a progressé de 1,5 % en début de séance, signe que les investisseurs intègrent un scénario de désescalade.
Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie, a toutefois tempéré l’optimisme lors de la conférence Ceraweek à Houston. Il a indiqué que les prix du pétrole n’avaient “pas encore suffisamment augmenté pour provoquer une destruction significative de la demande”. Il a par ailleurs confirmé que les États-Unis avaient commencé à puiser dans leurs réserves stratégiques dès vendredi dernier, à un rythme pouvant atteindre 1,5 million de barils par jour.
“Points d’accord majeurs” selon Trump, déni côté iranien
Avant d'embarquer dans Air Force One en Floride, Trump a précisé à la presse que Washington et Téhéran avaient trouvé des “points d’accord majeurs” et que l’Iran “souhaite fortement conclure un accord”. Il a évoqué une “chance très sérieuse” de parvenir à un accord, sans toutefois détailler les termes.
Sur le volet nucléaire, le président américain a été catégorique : “Ils n’auront plus d’armes nucléaires”, affirmant que les États-Unis exigeraient la saisie du stock iranien d’uranium enrichi. Les négociations côté américain sont menées par Steve Witkoff, envoyé spécial, et Jared Kushner, gendre du président.
Mais Téhéran envoie un signal radicalement différent. L’agence de presse d’État Tasnim a cité un responsable sécuritaire anonyme affirmant qu’il n’y avait eu “aucune négociation” avec les États-Unis. Interrogé sur cette contradiction, Trump a suggéré un problème de communication interne en Iran.
L’Europe retient son souffle
Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit “reconnaissant” du report des frappes, après avoir exprimé ses “préoccupations” directement à Trump lors d’un appel téléphonique dimanche. Berlin a indiqué que le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul menait des “discussions très intensives dans la région” pour contribuer à l’apaisement.
Ce qu’il faut surveiller
Le délai de cinq jours accordé par Trump fixe une échéance implicite autour de samedi. Si les discussions n’aboutissent pas, la menace de frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes reviendra sur la table, avec un impact potentiellement violent sur le pétrole, les marchés actions et, par ricochet, sur les actifs risqués comme Bitcoin (BTC) et les cryptomonnaies.
Les prochaines 48 heures de négociations seront décisives pour jauger la crédibilité de ce rapprochement diplomatique.
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