Le Liquid Staking (staking liquide) est un mécanisme DeFi qui permet de staker des cryptomonnaies tout en conservant la liquidité de ses fonds. Lorsqu’un utilisateur dépose des tokens dans un protocole de liquid staking, il reçoit en échange un Liquid Staking Token (LST) représentant sa position stakée, qu’il peut utiliser librement dans d’autres protocoles DeFi.
Le problème que résout le liquid staking est simple : sur Ethereum, staker 32 ETH pour devenir validateur immobilise ces fonds, les rendant inutilisables pendant toute la durée du staking. Avec le liquid staking, un utilisateur dépose ses ETH chez un protocole comme Lido (stETH), Rocket Pool (rETH) ou Coinbase (cbETH), et reçoit un token liquide qui accumule les récompenses de staking automatiquement.
Ces LST peuvent ensuite être utilisés comme collatéral dans des protocoles de lending (Aave, Compound), dans des pools de liquidité (Curve, Uniswap), ou dans des protocoles de restaking (EigenLayer), multipliant ainsi le rendement du capital. Cette composabilité est au cœur de l’efficacité du capital en DeFi.
Lido domine le marché avec plus de 30% de tout l’ETH staké (environ 9 millions d’ETH), ce qui a suscité des préoccupations sur la centralisation du staking Ethereum. Des alternatives décentralisées comme Rocket Pool et le Distributed Validator Technology (DVT) via SSV Network ou Obol cherchent à résoudre ce problème.
Le liquid staking a généré un sous-écosystème florissant : le Liquid Restaking (via EtherFi, Renzo, KelpDAO) permet de restaker des LST pour sécuriser des AVS via EigenLayer, ajoutant une couche supplémentaire de rendement. Les LRT (Liquid Restaking Tokens) comme eETH et rsETH sont devenus des actifs DeFi majeurs en 2024-2025.