La Banque de France s’associe à la Suisse dans des essais de monnaie numérique de Banque Centrale

La Banque de France veut sa cryptomonnaie

Cela fait maintenant plusieurs années que la Banque de France explore la piste des monnaies numériques étatique. Contrairement au Salvador, la BdF ne semble pas encline à adopter les paiements en BTC. 

Ainsi, au début de l’année 2020, celle-ci a lancé un appel à projets visant à réunir un panel d’entreprises spécialisées, pour l’épauler dans ses expérimentations sur la création d’une crypto monnaie étatique. Finalement, 8 candidats ont été retenus, parmi lesquels nous retrouvons les banques : HSBC, Seba Bank et la filiale Forge de la Société Générale, pour ne citer qu’elles.

La Société Générale est connue dans le domaine pour ses nombreuses expérimentations. Ainsi, en 2019, elle avait émis l’équivalent de 100 millions d’euros d’obligations sur la blockchain Ethereum. Pour rappel, une obligation est un actif financier qui représente un crédit contracté par une entreprise. D’autres expérimentations ont été menées par l’entreprise concernant l’utilisation de cryptomonnaies, et en fait l’institution bancaire traditionnelle la plus active dans l’écosystème en France.

Les premiers essais crypto de la BdF

Quelques mois plus tard, la Banque de France a mené ses premiers essaies de monnaie numérique portant sur les règlements entre les banques. Une fois n’est pas coutume, cette expérimentation a été menée grâce à l’utilisation d’une blockchain privée. En effet, jusqu’à présent le monde bancaire s’est montré relativement frileux quant à l’utilisation de plateformes publiques telles que Bitcoin (BTC) ou Ethereum

À travers le monde, d’autres Banques centrales explorent la création de monnaie numérique dont elles ont le contrôle. Nous pouvons par exemple citer les travaux réalisés par la FED (la Banque Centrale des États-Unis) ou encore ceux réalisés par la Banque populaire de Chine. 

La Banque de France s’associe à la Banque Centrale Suisse

Dans un communiqué de presse daté du 10 juin, la Banque de France a annoncé un partenariat avec la Banque Centrale suisse et le pôle d’innovation de la Banque des Règlements internationaux, dans le but d’expérimenter l’utilisation d’une crypto dans le cadre des paiements transfrontaliers. Ce partenariat s’avère être la première collaboration entre les deux pays sur le sujet des monnaies numériques.

Cette expérimentation vise à analyser le déroulement des règlements bancaires transfrontaliers réalisés grâce à deux monnaies numériques représentant l’euro et le franc suisse. 

Aucune information n’a à ce jour été dévoilée quant à la plateforme qui sera utilisée pour ces expérimentations. À notre avis, il est peu probable que celles-ci se déroulent sur une blockchain publique telle que Bitcoin ou Ethereum. 

“Cela implique d’échanger un instrument financier numérique contre une MNBC de gros en euros via un mécanisme de règlement livraison contre paiement, et l’échange d’une MNBC de gros en euros contre une MNBC de gros en francs suisses via un mécanisme de règlement paiement contre paiement. Ces transactions seront réglées entre banques domiciliées respectivement en Suisse et en France.”, explique la publication.

Vous l’aurez compris, ces expérimentations ne portent en aucun cas sur l’utilisation de cryptomonnaies dans la vie de tous les jours pour les clients lambda des banques. La ligne directrice de l’ensemble de ces expérimentations reste jusqu’à présent les interactions interbancaires. 

De leur côté, de nombreux pays d’Amérique centrale et du sud semblent intéresser pour adopter le Bitcoin (BTC) en tant que monnaie légale, dans les pas du Salvador. Une réflexion encore inexistante dans les pays occidentaux, qui lui préfère les cryptomonnaies contrôlées par des institutions étatiques.

Bitcoin (BTC) – future monnaie légale mondiale ?

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