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- Hyperliquid élargit son offre avec le spot trading sur Ethereum, après avoir intégré BTC, et permet désormais dépôts et retraits directs d’ETH sur sa plateforme.
- La fusion entre HyperCore (Layer 1) et HyperEVM permet de combiner performances techniques et compatibilité EVM, ouvrant la voie à un environnement attractif pour les développeurs de smart contracts web3.
- Suite à une manipulation du marché JELLYJELLY, Hyperliquid a renforcé sa gestion des risques avec des plafonds ajustés, un système de délistings onchain et des liquidations plus contrôlées, tout en remboursant les utilisateurs lésés.
Une nouvelle étape pour l’écosystème Hyperliquid
La plateforme d’échange décentralisée Hyperliquid poursuit son expansion avec l’introduction du spot trading sur Ethereum (ETH), désormais accessible via des dépôts et retraits directs. Jusqu’alors spécialisée dans les contrats perpétuels, la plateforme amorce ainsi un tournant stratégique, quelques semaines seulement après avoir lancé le trading Spot BTC et connecté deux éléments clés de son infrastructure : HyperCore, son Layer 1 haute performance, et HyperEVM, son environnement de développement compatible EVM.
Avec cette évolution, les utilisateurs peuvent désormais transférer de l’ETH vers l’interface principale de trading Hyperliquid, mais aussi vers Hyperunit, la couche de tokenisation d’actifs du protocole, déjà compatible avec BTC et SOL. Une démarche qui témoigne de l’ambition du projet : offrir une expérience complète, fluide et interopérable, sans renier ses performances techniques.
HyperEVM et HyperCore : la fusion qui change tout
La connexion entre HyperCore et HyperEVM, officialisée mardi, marque un tournant technique. Initialement isolés, ces deux composants permettent désormais à Hyperliquid d’allier la rapidité de son L1 propriétaire avec la flexibilité du développement sur EVM. Cette convergence vise à attirer les développeurs web3 en quête d’un environnement performant pour déployer leurs smart contracts.
Hyperliquid s’impose ainsi comme l’une des rares réussites récentes dans l’univers DeFi, notamment après l’airdrop retentissant de 1,2 milliard de tokens HYPE en novembre dernier. Ce jeton, qui fait office de gas token sur la plateforme, s’échange aujourd’hui aux alentours de 14,15 dollars.
Une gestion des risques durcie après l’affaire JELLYJELLY
Ce succès n’exempte pas Hyperliquid des critiques. La communauté crypto pointe du doigt certains éléments centralisés du protocole, comme l’opacité du code, la sélection des validateurs ou la dépendance à une API non ouverte. Des inquiétudes renforcées cette semaine après la manipulation du marché perpétuel du memecoin Solana JELLYJELLY, conduit par une « whale » exploitant les prix onchain.
En réponse, Hyperliquid a délité le marché concerné et annoncé le remboursement intégral des traders en position long au moment du règlement, sur la base d’un prix de clôture fixé à 0.037555 – un niveau jugé avantageux. Seules certaines adresses suspectes sont exclues de la mesure.
Mais au-delà du geste commercial, l’incident a conduit à une refonte en profondeur des mécanismes de sécurité de la plateforme :
- Liquidator Vault (HLP) : introduction d’un plafond serré, d’un rééquilibrage moins fréquent et d’une logique améliorée pour les liquidations critiques.
- OI Caps dynamiques : les plafonds d’open interest seront désormais ajustés à la capitalisation des tokens.
- Délistings onchain : les validateurs voteront directement sur la chaîne pour retirer les actifs jugés trop risqués.
Une stratégie d’endurance dans un marché instable
Hyperliquid veut se prémunir contre les événements extrêmes pouvant déstabiliser l’ensemble de l’écosystème. En adoptant ces garde-fous, la plateforme cherche à prouver qu’un DEX peut concilier innovation, scalabilité et résilience. Reste à voir si la communauté validera ce modèle hybride entre performance technique et contrôle renforcé, dans un secteur où la transparence reste une exigence fondamentale.