Actualités crypto de la semaine du 26 octobre 2026 : Coin Hebdo #263

Coin hebdo 263

La Fed maintient ses taux à 3,75%-4 %, mais deux votants voulaient déjà remonter

Mercredi 28 octobre, la Réserve fédérale a laissé son taux directeur entre 3,75 % et 4 %. Wall Street attendait ce choix, mais pas le score : 10 voix contre 2. Lisa Cook, gouverneure, et Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, voulaient relever les taux d’un quart de point dès cette réunion.

La Fed écrit que l’inflation reste élevée, à 3,7 % sur un an, et qu’elle veut plus de données avant de tracer le chemin vers 2 %.

La flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran continue pourtant de se diffuser dans l’économie, et la banque centrale avait déjà relevé ses taux en septembre, une première en plus de trois ans, malgré la pression de Donald Trump pour une baisse massive.

Peut-on s’attendre à une hausse cette année ? Oui. Les contrats à terme donnent 80 à 85 % de probabilité à +25 points de base lors de la dernière réunion de l’année, les 8 et 9 décembre, et la majorité des membres du FOMC projetaient eux-mêmes une seconde hausse en 2026 lors de leurs dernières prévisions.

Midterms 2026 : ce qui se joue mardi aux États-Unis et pourquoi ça vous concerne

Mardi 3 novembre, les Américains votent aux élections de mi-mandat, ou « midterms », qui tombent deux ans après chaque présidentielle. Le président n’est pas sur le bulletin, mais le Congrès l’est : les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat sont remis en jeu, ainsi que 36 postes de gouverneurs.

Ce scrutin sert de référendum sur le président en place, et le parti au pouvoir y perd des sièges presque à chaque fois. Depuis janvier 2025, les républicains de Donald Trump contrôlent la Maison-Blanche et les deux chambres, ce qui leur a permis de faire passer leurs lois sans négocier. C’est ce verrou qui est en jeu.

Les sondages et les marchés de prédiction penchent nettement du même côté : les démocrates sont donnés gagnants à la Chambre à environ 90 %, avec 5 à 11 points d’avance dans les intentions de vote nationales, et favoris au Sénat à environ 70 %, un scénario qui semblait improbable il y a un an tant la carte sénatoriale leur était défavorable. L’inflation à 3,7 %, la flambée du carburant liée à la guerre en Iran et les taux relevés par la Fed pèsent sur la popularité de Trump. Le scénario le plus probable, une Chambre et un Sénat démocrates, aboutirait à un Congrès divisé face à un président républicain : fin des grandes lois votées en force, multiplication des commissions d’enquête, bras de fer sur le budget et les nominations. Le Sénat reste la vraie incertitude, avec plusieurs duels serrés au Texas, dans le Maine, en Caroline du Nord ou au Kansas.

Pour la crypto, l’enjeu est concret. Le CLARITY Act, la grande loi qui doit fixer qui régule quoi entre la SEC et la CFTC, est bloqué au Sénat et son sort dépendra du prochain Congrès : une majorité démocrate ne l’enterrerait pas forcément, mais le retarderait et y ajouterait des garde-fous sur les stablecoins et la DeFi. L’industrie a d’ailleurs investi plus de 220 millions de dollars dans la campagne via le super PAC Fairshake pour s’assurer des élus favorables des deux bords.

Akash (AKT) quitte Cosmos pour Solana

Akash Network, la marketplace décentralisée de puissance de calcul et de GPU, soumet depuis le 26 octobre la proposition 346 à ses stakers : abandonner sa blockchain souveraine bâtie avec le Cosmos SDK et relancer le token AKT sur Solana, converti 1 pour 1 en token SPL.

Le vote se termine le 2 novembre et affiche environ 98 % de oui, avec plus de la moitié des tokens exprimés.

Si le résultat se confirme, deux audits indépendants du token et du portail de migration suivront, pendant deux à trois semaines, puis un portail de conversion à sens unique restera ouvert deux ans. Les AKT stakés devront d’abord passer par les 21 jours de désengagement de Cosmos.

La migration de la marketplace elle-même, et la fin des récompenses de staking sur l’ancienne chaîne, feront l’objet d’un second vote, après des répétitions, avec une annonce attendue mi-novembre et 90 jours de fonctionnement en parallèle avant l’extinction de la chaîne Cosmos.

Le fondateur Greg Osuri justifie le choix par trois arguments : des coûts d’exploitation plus bas sous charge (le réseau estime ses frais de transaction sur Solana à 0,075 SOL par jour), l’absence d’opérateur unique, et la concentration des projets DePIN (infrastructures physiques décentralisées) sur Solana, où tournent déjà Helium, Render ou Hivemapper.

Trezor Safe 5 : un implant espion suspecté chez le revendeur CryptoBilis

Trezor a lancé ce vendredi 30 octobre une alerte à tous les clients ayant acheté un appareil chez CryptoBilis depuis mars 2026 : il faut déplacer ses fonds vers un nouveau portefeuille, avec une nouvelle phrase de récupération, sans attendre.

Un client indonésien affirme avoir découvert, dans un Trezor Safe 5 acheté en août sur la marketplace Tokopedia, une carte électronique supplémentaire glissée entre la carte mère et l’écran.

Trezor n’a pas encore récupéré l’appareil, mais l’entreprise a interrogé le client en visioconférence, étudié ses photos et juge le signalement suffisamment crédible pour agir par anticipation !

Le dispositif décrit embarque un module cellulaire et une antenne. Il serait capable de lire la phrase de récupération au moment où elle s’affiche à l’écran, lors de la configuration initiale, puis de l’envoyer via le réseau mobile, sans jamais transiter par l’ordinateur ou le smartphone de l’utilisateur. Le mécanisme ressemble à celui que Ledger a confirmé début octobre chez le même revendeur : un microcontrôleur LTE doté d’une eSIM, soudé sous l’écran de Nano X vendus en Asie du Sud-Est.

Binance piraté : 6,3 milliards de dollars envolés : le plus gros hack crypto de l’histoire signé par la Corée du nord

Jeudi 29 octobre dans la soirée, un attaquant a vidé les hot wallets de Binance sur dix blockchains et emporté environ 6,3 milliards de dollars.

Sur les plus de 6 milliards de dollars détournés, près de 3 milliards ont déjà été gelés : Tether a bloqué plus de 1,57 milliard d’USDT, Circle plus de 800 millions d’USDC, Ripple environ 200 millions de dollars et le Security Council d’Arbitrum 8 425 ETH et 74,5 millions d’ARB.

Le pirate conserve encore environ 2,4 milliards de dollars d’actifs que personne ne peut geler : 18270 BTC (~1,4 milliard de dollars) répartis sur 19 adresses, plus de 420000 ETH (~1,1 milliard de dollars), ainsi que près d’un million de SOL, quelques dizaines de millions de dollars en TRX et divers altcoins sur Arbitrum, Avalanche, Polygon, Optimism et Base.

Binance explique que le pirate a d’abord pris le contrôle du portable d’un ingénieur DevOps, puis d’un conteneur de service, d’où il a lancé des retraits que personne n’avait validés. Sur Ethereum, il a utilisé EIP-7702 pour faire signer au portefeuille « Binance 14 » une délégation qui redirigeait chaque dépôt entrant vers lui. L’exchange reconnaît avoir trouvé d’autres failles depuis, affirme qu’aucune clé privée n’a fuité et promet un rapport technique d’ici lundi.

TRM Labs, Chainalysis et Elliptic désignent TraderTraitor, l’équipe de Lazarus que le FBI avait déjà nommée pour Bybit. Les enquêteurs de Chainalysis ont vu les fonds de Binance se mélanger à ceux volés à Bitget en septembre, un vol déjà attribué à la Corée du Nord.

Binance assure que ses utilisateurs ne perdront rien : l’exchange a réservé plus de 6,34 milliards de dollars de ses propres fonds pour couvrir l’intégralité des pertes, et les retraits doivent reprendre progressivement dès dimanche 1er novembre.

Hyperliquid : ICE, maison mère du NYSE, s’allie à trade[XYZ] pour lancer les perpétuels aux États-Unis

Jeudi 29 octobre, Intercontinental Exchange (ICE), la maison mère du New York Stock Exchange, a annoncé un accord définitif avec trade[XYZ] pour construire un marché américain de contrats perpétuels régulé, adossé à l’infrastructure de Hyperliquid.

ICE prend au passage une participation minoritaire, d’un montant non dévoilé, dans trade[XYZ] et devient l’opérateur exclusif de ses marchés régulés. La plateforme aura sa propre chambre de compensation, ses propres contrôles KYC et anti-blanchiment, et proposera des perps sur actions, indices, matières premières, devises et cryptos, accessibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept via des courtiers partenaires (OKX est cité comme distributeur potentiel). Le tout reste suspendu au feu vert de la CFTC, sans calendrier annoncé.

Pour Jeff Sprecher, PDG d’ICE, ces perps viennent compléter et non remplacer ses marchés à terme institutionnels, d’où une structure dédiée et séparée.

OKX : Tradez vos Crypto aux meilleurs prix !

Quand on trade activement en crypto, le moindre point de frais fait la différence.

Avec l’activation des X-Perps sur votre compte, OKX affiche un frais maker de 0,08 % et un frais taker de 0,10 % sur le marché SPOT soit la grille la plus basse parmi les grands exchanges régulés en Europe. À titre de comparaison, Coinbase Advanced grimpe jusqu’à 0,60 % en taker, et Kraken Pro à 0,40 %.

EXCHANGE FRAIS MAKER FRAIS TAKER NOTE
OKX X-PERPs 0,0800 % 0,1000 % Après activation X-Perps
OKX (par défaut) 0,2000 % 0,3500 % Compte par défaut
Binance 0,1000 % 0,1000 %
Bybit 0,1000 % 0,2500 %
Coinbase Advanced 0,4000 % 0,6000 %
Kraken Pro 0,2500 % 0,4000 %
Bitvavo 0,1500 % 0,2500 %

Pour profiter du tarif optimal, il suffit de remplir le court questionnaire permettant d’activer les X-Perps sur votre compte OKX. Une étape rapide qui débloque immédiatement la grille la plus avantageuse. Sans cette activation, OKX reste correct (0,20 % maker / 0,35 % taker), mais c’est après cette astuce que l’écart se creuse vraiment.

On vous explique tout dans notre vidéo dédiée 👇

Mais le prix ne fait pas tout. OKX opère en conformité avec MiCA, le cadre réglementaire européen qui encadre les prestataires de services crypto. Concrètement, cela signifie des garanties renforcées sur la transparence, la protection des fonds et la lutte contre les abus de marché. Trader au meilleur prix, oui mais sans sacrifier la sécurité.

Strategy : 19,5 milliards de bénéfice au T3, zéro bitcoin vendu

Strategy, la société de Michael Saylor, a publié un bénéfice net de 19,53 milliards de dollars au troisième trimestre, un record.

Ce chiffre ne correspond à aucun cash encaissé : il provient d’une plus-value comptable de 20,91 milliards sur ses 848 517 bitcoins, dont le prix est passé d’environ 58 700 à 83 600 dollars entre juillet et septembre.

Les règles comptables imposent d’inscrire le bitcoin à sa valeur de marché à chaque clôture, et le mécanisme joue dans les deux sens : au trimestre précédent, la baisse du BTC avait produit une perte équivalente. Strategy n’a vendu que 431,8 millions de dollars de bitcoins cette année, uniquement pour payer des dividendes.

Le modèle fonctionne ainsi : l’entreprise lève des fonds pour acheter du bitcoin, 21,23 milliards de dollars depuis janvier, via des actions MSTR et des actions préférentielles (STRC, STRF, STRK, STRD) qui versent 8 à 12 % de dividendes par an, en cash et sans échéance. Ces dividendes, 419,6 millions au T3, restent dus que le bitcoin monte ou baisse. Strategy garde une réserve de 5,07 milliards de dollars pour les couvrir pendant 3,4 ans et vient de passer ses dividendes préférentiels à un calcul quotidien pour attirer de nouveaux investisseurs.

Polymarket : 2,7 millions volés par un script tiers, 3,9 millions remboursés

Cette semaine, un attaquant a vidé 726 comptes sur le site international de Polymarket et emporté environ 2,7 millions de dollars en une heure. Les smart contracts de la plateforme n’ont pas été touchés.

Le pirate est passé par un script tiers chargé sur le site, un outil de mesure de performance fourni par le prestataire britannique DebugBear, remplacé sur ses serveurs par un code malveillant. Chaque visiteur connecté exécutait ce script sans le savoir : il vendait les positions ouvertes et transférait les fonds vers un portefeuille contrôlé par l’attaquant, via les propres relais de Polymarket. La plateforme a suspendu le trading pendant environ une heure, retiré le script et saisi la police. Polymarket US n’a pas été affecté. C’est la deuxième fois depuis juin, où une attaque similaire avait coûté environ 3 millions de dollars, qu’un fournisseur compromis injecte du code dans l’interface de Polymarket.

Polymarket va verser 3,9 millions de dollars : les 2,7 millions volés, plus 1,19 million pour quelque 5 500 traders dont les positions ont été liquidées ou qui ont perdu de l’argent pendant l’interruption. Les remboursements partent automatiquement vers les adresses d’origine, sans rien signer ni connecter, et la plateforme prévient que toute demande de « reconnexion » pour toucher un remboursement est une arnaque.

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