Ce qu’il faut retenir :
- Des escrocs se font passer pour les autorités iraniennes et demandent des paiements en Bitcoin ou USDT pour un passage sûr dans le détroit d’Ormuz.
- Au moins un navire a été victime de l’arnaque et a essuyé des tirs en tentant de traverser le détroit le week-end dernier.
- Environ 20 000 pétroliers et cargos sont bloqués dans le Golfe depuis que l’Iran a fermé le passage le 28 février 2026.
Des criminels exploitent le blocus iranien
Des escrocs demandent des paiements en Bitcoin et USDT aux compagnies maritimes en se faisant passer pour les autorités iraniennes, promettant un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz. Marisks, une société grecque de services de risques maritimes, a émis un avertissement mardi après que plusieurs compagnies de transport ont reçu ces messages frauduleux.
Au moins un navire a été victime de cette arnaque et a essuyé des tirs en tentant de traverser le détroit le week-end dernier, selon l’agence Reuters. L’Iran contrôle ce passage stratégique où transitent environ 20 000 pétroliers et autres cargos bloqués dans le Golfe depuis le 28 février 2026, date à laquelle Téhéran a fermé le détroit suite au déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël.
Un système de péages crypto officialisé par l’Iran
Le 9 avril, l’Iran avait officiellement proposé des péages en cryptomonnaies pour autoriser le transit des navires. Hamid Hosseini, porte-parole de l’Union des exportateurs de produits pétroliers, gaziers et pétrochimiques d’Iran, avait précisé que ces frais seraient probablement facturés en Bitcoin.
Les criminels exploitent cette annonce officielle pour tromper les armateurs. Le faux message cité par Marisks indique que les frais seront déterminés “après avoir fourni les documents et évalué votre éligibilité par les services de sécurité iraniens” et précise que le paiement devra être effectué “en cryptomonnaie (BTC ou USDT)” avant d’autoriser le passage.
Le président américain Donald Trump a ordonné un blocus naval du détroit d’Ormuz il y a une semaine et a depuis saisi un navire iranien tentant d’échapper à l’opération. Cette escalation militaire complique encore davantage la situation pour les compagnies maritimes prises entre les restrictions iraniennes et américaines.
Marisks assure que ces messages d’escroquerie “ne proviennent pas de sources officielles iraniennes”.
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