Ce qu’il faut retenir :
- Anthropic déclare invalides tous les produits tokenisés non autorisés donnant accès à ses actions privées.
- L’entreprise interdit explicitement les transferts vers des véhicules d’investissement spécialisés (SPV) sans approbation du conseil.
- Plusieurs exchanges crypto proposent désormais l’exposition à des entreprises pré-IPO comme Anthropic, SpaceX et Polymarket.
Anthropic invalide les produits tokenisés non autorisés
Anthropic, la société d’IA derrière Claude, a renforcé ses mises en garde contre les produits tokenisés prétendant offrir l’accès à ses actions privées. L’entreprise déclare invalides et non reconnus dans ses registres tous les transferts ou ventes non autorisés de ses parts.
Dans une page d’avertissement mise à jour en février, Anthropic précise qu’elle “n’autorise pas les véhicules d’investissement spécialisés (SPV) à acquérir des actions Anthropic et que tout transfert d’actions vers un SPV est nul selon nos restrictions de transfert”. L’entreprise ajoute que les tiers prétendant vendre ses actions au grand public via des ventes directes, des contrats à terme ou des “titres tokenisés” sont probablement engagés dans une fraude.
Deux modèles d’exposition pré-IPO sur le marché crypto
Plusieurs exchanges crypto ont lancé des offres d’exposition pré-IPO pour des entreprises technologiques comme Anthropic, SpaceX et Polymarket. Ces produits suivent deux approches distinctes avec des implications juridiques différentes.
Les perpetuels pré-IPO synthétiques permettent aux traders de parier sur un prix de référence lié à la valorisation implicite d’une entreprise privée, sans détenir d’actions sous-jacentes. À l’inverse, les produits offrant une exposition via des SPV ou des participations sur le marché secondaire, comme ceux de PreStocks ou du Robinhood Ventures Fund I, se rapprochent davantage d’une exposition tokenisée aux actions privées.
L’incertitude autour des structures de tokenisation
Les conditions d’utilisation de PreStocks stipulent que les acheteurs ne reçoivent aucun droit de propriété ou d’actionnaire dans l’entreprise sous-jacente, seulement une exposition économique liée à une réserve de garantie. Cependant, la plateforme ne précise pas si cette exposition est fournie via un véhicule d’investissement spécialisé.
Cette ambiguïté structure laisse planer l’incertitude sur la nature exacte des tokens liés à Anthropic, que l’entreprise considère potentiellement invalides. Les modèles d’exposition directe via SPV entrent plus directement en conflit avec les restrictions de transfert d’actions que les instruments synthétiques.
Ce qu’il faut surveiller
La position ferme d’Anthropic pourrait faire jurisprudence pour d’autres entreprises pré-IPO face à la tokenisation de leurs actions. L’évolution des structures juridiques proposées par les plateformes crypto et les éventuelles actions en justice de l’entreprise détermineront la validité de ces produits financiers émergents.
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