Ce qu’il faut retenir :
- L’Europe dispose de seulement 6 semaines de réserves de kérosène selon le directeur de l’AIE Fatih Birol.
- Le détroit d’Ormuz, fermé depuis plus de 6 semaines, bloque 40% des importations européennes de kérosène.
- 30 pays se réunissent à Paris ce vendredi pour trouver des solutions à cette crise énergétique sans précédent.
L’AIE tire la sonnette d’alarme sur les stocks européens
L’Europe ne dispose plus que de 6 semaines de réserves de kérosène selon Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette situation critique résulte de la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, qui bloque 40% des importations européennes de kérosène depuis plus de 6 semaines.
Le directeur de l’AIE qualifie cette situation de plus grande crise énergétique qu’ait jamais connue le monde. Habituellement, les pays européens maintiennent plusieurs mois de réserves stratégiques de kérosène, rendant la situation actuelle particulièrement préoccupante.
Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise
La fermeture du détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre en Iran prive l’Europe d’une route d’approvisionnement cruciale. Cette voie maritime représente près de la moitié des importations européennes de kérosène.
Chaque jour qui passe sans que le détroit d’Ormuz ne soit rouvert, l’Europe se rapproche davantage de pénuries d’approvisionnement
a déclaré Fatih Birol lors d’une interview à AP News
Réunion d’urgence de 30 pays à Paris
La France et le Royaume-Uni organisent ce vendredi 17 avril une réunion internationale à Paris pour répondre à cette crise. 30 pays participeront à cette rencontre, les États-Unis étant absents.
Aucune opération militaire n’est envisagée. La France propose de mobiliser son porte-avions, ses navires et ses avions pour sécuriser le détroit, tandis que l’Allemagne pourrait contribuer aux opérations de déminage et de reconnaissance. L’Élysée conditionne néanmoins cette intervention à un engagement iranien de ne pas tirer sur les bateaux qui passent et des États-Unis de ne bloquer aucun bateau qui sorte ou qui rentre dans le détroit d’Ormuz.
Ce qu’il faut surveiller
Un cessez-le-feu a été accepté jusqu’au 22 avril, mais sa fragilité compromet toute solution durable. Le Liban et Israël aurait trouvé un nouvel accord, permettant une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. À voir si cette dernière tiendra dans le temps.
Cet article vous a plu ? Recevez les prochains par email
Rejoignez +40 000 abonnés. L'essentiel du marché crypto dans votre boîte mail, tous les 2 jours.