Ce qu’il faut retenir :
- Six suspects de 18 à 37 ans ont été mis en examen pour séquestration, extorsion avec arme et association de malfaiteurs.
- Les agresseurs ont volé 11 000 euros en crypto lors d’un home-jacking violent à Verneuil-sur-Seine le 4 janvier.
- La France enregistre une extorsion crypto tous les cinq jours depuis le début de l’année selon les données policières.
Un réseau spécialisé dans les agressions de détenteurs crypto
Six individus âgés de 18 à 37 ans ont été mis en examen le vendredi 27 mars à Paris pour séquestration, extorsion avec arme et association de malfaiteurs. Originaires pour la plupart de Chanteloup-les-Vignes, ces suspects sont liés à une série d’agressions visant spécifiquement des investisseurs en cryptomonnaie en Île-de-France.
Les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Versailles relient cette équipe à un violent home-jacking commis à Verneuil-sur-Seine, une agression à Chanteloup-les-Vignes et une tentative avortée à Puteaux. Cette professionnalisation de la délinquance crypto illustre une nouvelle forme de criminalité organisée ciblant les détenteurs d’actifs numériques.
Home-jacking brutal avec vol de 11 000 euros en crypto
Le 4 janvier, quatre hommes cagoulés ont pénétré dans le domicile d’un dirigeant de société spécialisée dans la crypto à Verneuil-sur-Seine. Les agresseurs ont ligoté les parents et leurs deux enfants avant de frapper le père de famille.
Sous la menace d’une arme sur la tempe, la victime a été contrainte de livrer les codes d’accès de ses portefeuilles numériques. Les malfaiteurs ont transféré l’équivalent de 11 000 euros en cryptomonnaie vers leurs propres comptes avant de prendre la fuite.
Matériel professionnel saisi lors d’une tentative d’agression
Le 8 janvier, une intervention policière dans la cage d’escalier d’un immeuble des Hauts-de-Seine a permis de surprendre quatre membres de la bande alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer un autre investisseur à Puteaux.
Les forces de l’ordre ont saisi des armes factices, des tasers, des talkies-walkies et du matériel de forcement, confirmant le caractère organisé et professionnel de leurs opérations. Cette saisie révèle une logistique criminelle sophistiquée spécifiquement adaptée aux agressions de détenteurs crypto.
Une criminalité crypto en forte progression
La France enregistre une fréquence notable d’agressions de ce type, avec une extorsion crypto tous les cinq jours depuis le début de l’année. Cette hausse attire des profils criminels issus du grand banditisme, attirés par la difficulté de traçabilité initiale des transactions en cryptomonnaie.
Le démantèlement de ce réseau intervient dans un contexte de vigilance accrue des services de police face à cette nouvelle forme de criminalité ciblée, qui exploite la visibilité publique de certains investisseurs crypto et la nature irréversible des transactions numériques.
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