L’ancien maire de New York, Eric Adams, lance un memecoin et est accusé de rug pull dans la foulée

Eric Adams se retrouve au cœur d’une polémique crypto après le lancement du NYC Token, accusé de rug pull suite à des retraits de liquidité suspects et une communication opaque.
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  1. Le NYC Token, promu par Eric Adams, a atteint 580 millions de dollars de capitalisation avant de chuter brutalement après un retrait massif de liquidité au sommet du prix.
  2. Un wallet lié au déployeur a retiré environ 2,5 millions de dollars en USDC, dont près de 900 000 dollars n’auraient jamais été réinjectés dans la pool.
  3. Le projet souffre d’une opacité totale sur la gouvernance, la tokenomics et l’usage réel des fonds, renforçant les accusations de rug pull.

L’ancien maire de New York, Eric Adams, fait face à une tempête dans la sphère crypto. À peine lancé, le NYC Token, un memecoin qu’il a publiquement promu, est déjà accusé d’avoir servi de support à un possible rug pull, après le retrait de plusieurs millions de dollars de liquidité au sommet du marché.

Un lancement ‘spectaculaire’… puis une chute brutale

Présenté lundi lors d’un événement à Times Square, le NYC Token a été vendu comme un projet crypto à vocation civique. L’enthousiasme a été immédiat. En quelques minutes, la capitalisation du token a brièvement grimpé jusqu’à environ 580 millions de dollars, portée par une vague d’achats de traders particuliers, dont des insiders et des snipers.

Mais l’euphorie a été de courte durée. Quelques heures après le lancement, des mouvements on-chain suspects ont commencé à apparaître. Des analystes ont identifié un retrait massif de liquidité en USDC depuis la pool principal, précisément au moment où le prix atteignait son pic.

2,5 millions de dollars retirés au plus haut

Les données partagées par plusieurs outils d’analyse on-chain, dont Bubblemaps montrent qu’un portefeuille lié au déployeur du token a retiré environ 2,5 millions de dollars de liquidité. Une partie des fonds, environ 1,5 million de dollars, a été réinjectée après une chute de plus de 60 % du prix. En revanche, près de 900 000 dollars n’auraient jamais été remis dans la pool.

Bonus, le tweet d’annonce est arrivé plus de 20 minutes après l’ouverture du trading, laissant tout le temps nécessaire aux insiders et aux snipers pour récupérer la majeure partie

Ce type de schéma correspond exactement à ce que la communauté appelle un rug pull : un retrait opportuniste de liquidité qui assèche le marché et empêche les investisseurs de sortir sans subir de lourdes pertes. Sans surprise, les accusations ont immédiatement fusé sur les réseaux sociaux.

Une communication opaque et des zones d’ombre

Le site officiel du NYC Token indique une offre totale d’un milliard de tokens, dont 70 % seraient placés dans une “réserve” exclue de l’offre en circulation. Aucun détail clair n’a été fourni sur les mécanismes de gouvernance, l’identité des cofondateurs ou la gestion des fonds.

Eric Adams a affirmé que les revenus générés serviraient à financer des actions contre l’antisémitisme et ce qu’il qualifie d’“anti-américanisme”, via une organisation à but non lucratif non identifiée. Là encore, aucune structure précise ni cadre de contrôle n’ont été présentés.

Lors d’une interview télévisée, ses explications sur l’utilité du token sont restées vagues, mêlant exemples confus et approximations techniques. Une prestation qui a renforcé le scepticisme d’une partie du public.

Le retour de bâton pour le “bitcoin mayor”

Durant son mandat, Eric Adams s’était imposé comme l’un des élus américains les plus pro crypto, allant jusqu’à percevoir ses premiers salaires en bitcoin. Cette image de “bitcoin mayor” avait fait de lui une figure populaire auprès de certains acteurs du secteur.

L’affaire du NYC Token devrait toutefois marquer un tournant. Entre une structure tokenomics bancale, des retraits de liquidité au timing parfait et une communication plus que floue, l’épisode concentre tous les signaux d’alerte que redoute la communauté.

À ce stade, aucune enquête officielle n’a été annoncée. Mais le mal est fait. Pour beaucoup d’observateurs, cette affaire illustre une fois de plus les dérives des memecoins adossés à des figures publiques, où la notoriété remplace trop souvent la transparence.

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