HYPE s’envole après les propos de Trump sur l’arrivée d’Hyperliquid aux États-Unis

Le token HYPE bondit après que Donald Trump a déclaré que la CFTC travaillait à faire venir Hyperliquid aux États-Unis légalement.
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Ce qu’il faut retenir :

  • Donald Trump a déclaré que le président de la CFTC travaillait à faire venir Hyperliquid aux États-Unis.
  • Le token HYPE a bondi jusqu’à plus de 20%.
  • Aucune autorisation n’a été accordée à ce stade par le régulateur.

Le token HYPE s’est envolé mercredi après les déclarations de Donald Trump sur une possible arrivée d’Hyperliquid aux États-Unis. Le président américain a affirmé que Mike Selig, président de la CFTC, le régulateur des marchés dérivés, travaillait à faire venir la plateforme sur le territoire américain “de manière pleinement conforme et légale”.

Le token a gagné plus de 20%. Les trois produits cotés qui y sont adossés, chez 21Shares, Bitwise et Grayscale, ont progressé de près de 20 %, et l’action Hyperliquid Strategies (PURR), cotée au Nasdaq, a bondi de 30,4 %.

Pourquoi Hyperliquid intéresse Washington

La plateforme s’est imposée sur un produit précis, les contrats perpétuels. Ces contrats à terme sans date d’expiration permettent de parier sur l’évolution du prix d’un actif sans le détenir. Sur Hyperliquid, l’utilisateur connecte directement son portefeuille crypto, sans ouvrir de compte chez un courtier.

Ce marché est longtemps resté dominé par des plateformes établies hors des États-Unis. Sa croissance a attiré l’attention des places américaines, désireuses de capter une partie de cette activité.

Les analystes de JPMorgan avancent une explication à cet engouement : des opérateurs venus d’autres marchés se tournent vers des places ouvertes en continu pour s’exposer à des actifs comme le pétrole en dehors des heures de cotation classiques.

Ce que Trump a dit, et ce qu’il n’a pas dit

La prudence s’impose sur la portée de ces propos. Le président américain n’a précisé ni la forme que prendrait une version américaine d’Hyperliquid, ni les autorisations qu’elle devrait obtenir. Ses déclarations ne signifient pas que la CFTC a approuvé quoi que ce soit.

L’obstacle réglementaire reste entier. Les Bourses de dérivés américaines sont soumises à des règles d’enregistrement, de protection de la clientèle et de surveillance de marché. Ce sont précisément ces exigences qui ont tenu de nombreuses plateformes crypto à l’écart des clients américains.

Mike Selig avait toutefois exprimé une position convergente en juin, lors d’un entretien accordé au média Bankless, en évoquant une technologie appelée à transformer les marchés et la volonté de créer un chemin permettant à ces places d’opérer aux États-Unis sous une forme de réglementation.

Les Bourses traditionnelles s’inquiètent

L’unanimité n’est pas de mise. D’après Bloomberg, des places établies comme le CME et ICE redoutent que des plateformes de ce type servent à manipuler ou fausser les prix, et réclament un enregistrement auprès de la CFTC.

Le régulateur a déjà entrouvert la porte à ce produit. Il a autorisé Coinbase Derivatives à proposer des contrats à terme de type perpétuel sur le bitcoin et l’ether en avril 2025, pour un lancement en juillet suivant, ainsi que l’opérateur de marchés prédictifs Kalshi. D’autres places américaines ont suivi depuis.

Faire venir Hyperliquid elle-même relève d’un exercice différent : il ne s’agit plus d’autoriser un produit chez un acteur enregistré, mais d’intégrer une plateforme décentralisée dans un cadre conçu pour des intermédiaires identifiés.

Les autres annonces de la conférence

Donald Trump a par ailleurs appelé les parlementaires à adopter le CLARITY Act, qu’il décrit comme une législation structurée capable de maintenir l’avance américaine sur la Chine. Le texte enchaîne les revers et dispose de peu de temps avant la fin de l’année.

Interrogé sur d’éventuels achats massifs de bitcoin par les États-Unis, le président a renvoyé vers la SEC pour la suite, en indiquant que le sujet avait été discuté et que l’actif avait retiré beaucoup de pression sur le dollar.

La réunion rassemblait un aréopage inhabituel : Mike Selig, Paul Atkins pour la SEC, Brian Armstrong de Coinbase, Brad Garlinghouse de Ripple, Adena Friedman du Nasdaq, Vlad Tenev de Robinhood, Arjun Sethi de Kraken et Jeffrey Sprecher d’ICE.

Et maintenant ?

Deux points structureront la suite. Les modalités concrètes envisagées par la CFTC, d’abord, sur lesquelles rien n’a filtré au-delà de l’intention. Et le sort du CLARITY Act ensuite, dont le vote de procédure est attendu à la mi-septembre.

Pour les détenteurs de HYPE, une réserve s’impose. Un mouvement de 17 % déclenché par une phrase présidentielle, sans document réglementaire ni calendrier, valorise une intention plutôt qu’une décision.

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