Ethereum : Vitalik prêt à burn les ETH des validateurs appliquant la censure

Vitalik Buterin et Brian Armstrong déclarent s’opposer à la censure et aux exigences des régulateurs contre les protocoles Ethereum (ETH).
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Dernière modification effectuée le 14.08.2023 19:40

La récente affaire Tornado Cash suscite énormément d'interrogations quant à la censure des entités gouvernementales envers les protocoles de confidentialité décentralisés. Les fondateurs de l’exchange Coinbase et de la blockchain Ethereum (ETH), à savoir Brian Armstrong et Vitalik Buterin, ont récemment fait savoir qu’ils ne se conformeront pas aux éventuelles exigences des régulateurs concernant la censure du réseau.

Ces déclarations font suite au thread Twitter d’un certain “eylonverse”, appuyant notamment sur le fait que 66 % des validateurs actuels de la Beacon Chain adhèreront probablement aux régulations de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). La Beacon Chain qui, je le rappelle, jouera un rôle majeur dans le fonctionnement du réseau Ethereum (ETH) après son passage en Proof of Stake (PoS).

crypto ethereum censure

À la suite de ces tweets, Lefteris Karapetsas, le fondateur du tracker crypto Rotki, a interrogé 5 des plus gros déposants de la Beacon Chain, à savoir le géant Coinbase, Kraken, Bitcoin Suisse ainsi que Staked.US. Il leur a tout simplement demandé ce qu’ils feraient dans le cas où un régulateur leur demandait de censurer certains protocoles Ethereum (ETH).

Les déposants avaient le choix entre 2 options : se plier aux exigences du régulateur (A) ou stopper leur service de staking afin de “préserver l’intégrité du réseau” (B).

Quelques jours après la publication du tweet, Brian Armstrong, le PDG de Coinbase, a répondu en affirmant qu’il se pencherait probablement vers la deuxième option, à savoir mettre fin à leur service de staking. Il laisse néanmoins envisager une troisième option qui se résume à effectuer une “contestation judiciaire”.

C'est une hypothèse à laquelle nous espérons ne pas être confrontés. Mais si nous le faisions, nous opterions pour la B, je pense. Je dois me concentrer sur la situation dans son ensemble. Il peut y avoir une meilleure option (C) ou une contestation judiciaire qui pourrait aider à obtenir un meilleur résultat.

a déclaré Brian Armstrong

La communauté Ethereum (ETH) se positionne contre la censure des régulateurs

De toute évidence, ces événements ont suscité la réaction de nombreux utilisateurs sur les réseaux sociaux. Après que Lefteris Karapetsas a interrogé les principaux déposants de la Beacon Chain, c’est au tour d’Eric Wall de solliciter l’avis de la communauté Ethereum (ETH) via un sondage qui reprenait le tweet original. Ce sondage, totalisant près de 10 000 votes, a été réalisé dans le but d’obtenir l’avis de la communauté quant à l'éventualité de la mise en place d’une censure sur le réseau Ethereum.

Finalement, plus de 61 % des participants à ce sondage verraient la censure “comme une attaque à l'encontre de la blockchain Ethereum” et opteraient pour le burn des ETH stakés. Sans compter les 30 % de voix neutres, environ 850 utilisateurs (~9%) seraient quant à eux contre le burn des ETH à l'aide d'un consensus social : on parle ici de “slash”.

Vitalik Buterin, le créateur de la blockchain Ethereum (ETH), s’est d’ailleurs mêlé à cette discussion en déclarant qu’il avait voté pour la première option, c’est-à-dire le burn des jetons ETH stakés sur la Beacon Chain.

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