Coupe du monde 2026 : Trump veut remplacer l’Iran par l’Italie, la FIFA temporise

Un émissaire de Trump a demandé à la FIFA de substituer l’Iran par l’Italie au Mondial 2026. Téhéran confirme sa participation, la FIFA temporise.
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Ce qu’il faut retenir :

  • Un émissaire de Donald Trump a demandé à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie pour la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
  • L’Iran a réaffirmé mercredi sa volonté de participer au tournoi, et le président de la FIFA Gianni Infantino a confirmé que l’équipe iranienne viendrait.
  • La manœuvre vise aussi à réchauffer les relations entre Trump et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, fragilisées par leurs désaccords sur la guerre en Iran et le pape.

Paolo Zampolli, émissaire spécial de Donald Trump, a proposé à la FIFA et au président américain de retirer l’Iran du tableau de la Coupe du monde 2026 pour y intégrer l’Italie. Une initiative de diplomatie sportive aux ramifications géopolitiques multiples, à quelques semaines du coup d’envoi du tournoi co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Quatre titres mondiaux comme argument

Zampolli, lui-même d’origine italienne, ne cache pas ses motivations.

J’ai suggéré à Trump et Infantino que l’Italie remplace l’Iran à la Coupe du monde. Ce serait un rêve de voir les Azzurri dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, ils ont le pedigree pour justifier leur inclusion.

L’Italie a raté sa qualification après une défaite humiliante en barrage face à la Bosnie-Herzégovine, provoquant un tollé national et la démission du président de la Fédération italienne de football. C’est la troisième Coupe du monde consécutive que les Azzurri manquent. L’Italie occupe pourtant le 12e rang mondial FIFA, le plus élevé parmi les nations absentes du tournoi.

L’Iran maintient sa participation

L’opération se heurte à un obstacle de taille : l’Iran n’a aucune intention de céder sa place. Téhéran a publié un communiqué mercredi confirmant qu’il était prêt à participer et comptait aligner son équipe. En mars, le pays avait évoqué des préoccupations de sécurité pour ses athlètes voyageant aux États-Unis, dans le contexte des frappes américaines et israéliennes qui ont tué le dirigeant iranien et de nombreux hauts responsables. La fédération iranienne avait proposé de déplacer ses matchs au Canada ou au Mexique, une idée rejetée par la FIFA.

Gianni Infantino a tranché la semaine dernière lors d’une conférence à Washington :

L’équipe iranienne viendra, c’est certain. Ils se sont qualifiés. Ils veulent vraiment jouer, et ils devraient jouer.

Le président de la FIFA, de nationalité suisse et d’origine italienne, a rencontré l’équipe iranienne fin mars en Turquie, promettant le soutien de l’instance pour garantir les meilleures conditions de préparation.

Trump lui-même envoie des signaux contradictoires. Il a déclaré que les footballeurs iraniens étaient “les bienvenus” aux États-Unis, tout en ajoutant que leur venue serait potentiellement “inappropriée et dangereuse”.

Une carte diplomatique pour réconcilier Trump et Meloni

La proposition Zampolli dépasse le cadre sportif. Elle s’inscrit dans une tentative de rapprochement entre Trump et Giorgia Meloni, dont la relation s’est dégradée ces dernières semaines. Trump a publiquement attaqué Meloni après que la Première ministre italienne a qualifié d'”inacceptable” ses critiques contre le pape Léon XIV sur le réseau Truth Social.

Le président américain s’est dit “choqué” par le refus de Rome d’autoriser les avions de combat américains engagés dans les opérations en Iran à utiliser une base militaire américaine en Sicile pour se ravitailler. L’opinion publique italienne, hostile à la guerre et confrontée à la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires, rend la position de Meloni délicate sur le plan intérieur.

Ce qu’il faut surveiller

Le règlement de la FIFA accorde à l’instance une “discrétion exclusive” pour décider du remplacement d’une équipe en cas de retrait. Le précédent existe : lors de la Coupe du monde des clubs l’été dernier, la FIFA avait utilisé ce pouvoir discrétionnaire pour intégrer l’Inter Miami de Lionel Messi.

Mais tant que l’Iran confirme sa participation, aucun mécanisme de substitution ne peut être activé. La pression diplomatique américaine suffira-t-elle à forcer un retrait iranien, ou Trump devra-t-il accepter de voir Téhéran fouler les pelouses américaines ?

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