Bitcoin : BTC sous pression, le pétrole flambe de 25 % avant un possible lâcher de réserves du G7

Le pétrole a bondi jusqu’à 118 $ le baril sur fond de guerre contre l’Iran. Bitcoin a chuté sous 66 000 $ avant de rebondir grâce aux rumeurs d’un lâcher de réserves du G7.
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Ce qu’il faut retenir :

  1. Le pétrole a bondi jusqu’à 118 $ le baril dans la nuit, son plus haut niveau en quatre ans, sur fond d’escalade militaire contre l’Iran, avant de corriger violemment.
  2. Bitcoin a chuté sous les 66 000 $ avant de rebondir au-dessus de 67 000 $ grâce aux rumeurs d’intervention coordonnée du G7.
  3. Les ministres des finances du G7 discutent d’un lâcher d’urgence de réserves stratégiques via l’AIE pour calmer les marchés pétroliers.

Le pétrole au-dessus de 100 $ : le choc de l’escalade iranienne

Le baril de WTI a bondi de près de 25 % en quelques heures dans la nuit de dimanche à lundi, atteignant brièvement 118 $ sur les contrats à terme tokenisés de la plateforme Hyperliquid, avant de refluer vers 103 $. Sur les marchés traditionnels, les futures d’avril sur le WTI s’affichaient en hausse de 19 % à 108,35 $, soit environ le double du prix observé début 2026 et un sommet de quatre ans.

L’absence totale de désescalade au cours du week-end a alimenté la panique. L’Iran a nommé un nouveau guide suprême, Israël a intensifié ses frappes au Liban, et des missiles iraniens ont touché l’Arabie saoudite. Résultat : la production pétrolière irakienne a chuté d’environ 60 %, et le trafic de tankers à travers le détroit d’Ormuz s’est pratiquement effondré.

Bitcoin décroche puis rebondit : le scénario du “risk asset” américain

Bitcoin (BTC) a d’abord plongé sous les 66 000 $ dimanche soir, entraîné par la chute des futures sur indices américains, en recul de près de 2 % sur toute la ligne. Ether (ETH) et Solana (SOL) ont suivi avec des baisses d’environ 1,4 %.

Mais le rebond est arrivé presque aussi vite. BTC est remonté au-dessus de 67 300 $ dans la matinée de lundi, porté par un catalyseur inattendu : selon le Financial Times, les ministres des finances du G7 envisagent un lâcher coordonné de réserves pétrolières d’urgence via l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Trois pays du G7, dont les États-Unis, auraient déjà exprimé leur soutien.

Ce scénario a immédiatement fait retomber la pression sur le brut, et Bitcoin a suivi le mouvement. Une corrélation qui confirme une tendance de fond : BTC se comporte de plus en plus comme un actif de risque américain, calqué sur les mouvements de Wall Street et du Nasdaq.

Pourquoi les États-Unis (et Bitcoin) résistent mieux que l’Asie

Les analystes de JPMorgan, Kriti Gupta et Justin Beimann, ont rappelé dans une note vendredi que les États-Unis ne sont pas significativement exposés au pétrole iranien ni, plus largement, à celui du Moyen-Orient. Washington importe principalement depuis le Canada et le Mexique, et seulement 4 % de son brut provient d’Arabie saoudite. Les États-Unis sont désormais le premier exportateur net de pétrole au monde.

Cette indépendance énergétique relative explique l’écart de performance entre les marchés. Depuis le début du conflit le 28 février, les futures sur le S&P 500 et le Nasdaq n’ont reculé que d’un peu plus de 3 %. En face, le Nikkei japonais a perdu 10 %, le Nifty indien 5 %, et le Kospi sud-coréen a dévissé de plus de 16 %.

Bitcoin, qui suit de plus en plus fidèlement les indices technologiques américains depuis le lancement des ETF spot aux États-Unis et l’élection de Donald Trump fin 2024, capte cette résilience relative. Le BTC avait par ailleurs déjà corrigé jusqu’à près de 60 000 $ avant le début du conflit, purgé par des semaines de prises de bénéfices, ce qui a limité le potentiel de baisse supplémentaire.

Les marchés crypto prennent le relais du pétrole traditionnel

Un phénomène notable : les contrats pétroliers tokenisés sur Hyperliquid ont concentré un intérêt ouvert de 181,9 millions de dollars et un volume dépassant un milliard de dollars sur 24 heures. Ces marchés crypto-natifs permettent aux traders de réagir aux chocs géopolitiques du week-end, là où les marchés traditionnels de matières premières restent fermés jusqu’au lundi.

Ce qu’il faut surveiller

L’issue de la discussion au G7 sera déterminante. Si le lâcher coordonné de réserves se concrétise, il s’agirait de la plus importante intervention conjointe sur les marchés pétroliers depuis la guerre en Ukraine en 2022. Mais son efficacité dépendra de l’ampleur des volumes libérés et de la durée de fermeture effective du détroit d’Ormuz.

Côté Bitcoin, tant que le pétrole reste au-dessus de 100 $, la pression inflationniste reste un risque, même pour une économie américaine largement autosuffisante en énergie. Les stratégistes de JPMorgan préviennent : l’indépendance énergétique ne protège pas contre la hausse des prix à la pompe, elle ne fait que la retarder.

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