Ce qu’il faut retenir :
- Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré qu’un tarif douanier mondial de 15 % serait ‘probablement’ imposé cette semaine.
- Ce relèvement fait suite au tarif de 10 % instauré après la défaite de l’administration Trump devant la Cour Suprême sur la légalité de ses droits de douane.
- La Cour avait jugé illégale la majorité des tarifs imposés dans le cadre de la guerre commerciale engagée par Donald Trump.
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a confirmé que le tarif douanier mondial passerait probablement de 10 % à 15 % dans le courant de la semaine. Une escalade attendue mais dont le timing précis restait jusqu’ici incertain, et qui ajoute une couche de pression macroéconomique sur des marchés déjà secoués par le conflit au Moyen-Orient.
De 10 % à 15 % : le contexte juridique
L’administration Trump avait annoncé le mois dernier un tarif douanier mondial de 10 % après une défaite majeure devant la Cour Suprême des États-Unis. La plus haute juridiction du pays avait jugé illégale la majorité des droits de douane imposés dans le cadre de la guerre commerciale menée par le président. Le taux de 10 % avait été instauré comme mesure de remplacement, avec la promesse d’un relèvement à 15 % sans calendrier précis.
Interrogé sur CNBC, Bessent a levé l’ambiguïté : le passage à 15 % interviendrait ‘probablement dans le courant de cette semaine’.
Un nouveau facteur de risque pour les marchés
Ce relèvement tarifaire intervient dans un environnement déjà sous tension. Le conflit au Moyen-Orient pèse sur les prix de l’énergie, le pétrole reste au-dessus de 74 $ le baril, et les marchés oscillent entre risk-on et risk-off au gré des développements géopolitiques.
Un tarif douanier mondial à 15 % augmenterait le coût des importations américaines, alimentant potentiellement l’inflation à un moment où la Fed maintient ses taux à des niveaux élevés. Pour les actifs risqués, crypto comprise, c’est un facteur supplémentaire d’incertitude : une inflation persistante réduit les chances de baisse de taux, ce qui comprime la liquidité disponible pour les marchés spéculatifs.