Actualités crypto de la semaine du 12 janvier 2025 : Coin Hebdo #223

coin hebdo 223

Bitpanda vise une introduction en Bourse début 2026 pour s’imposer comme le champion européen

Bitpanda, la fintech autrichienne, prépare son introduction en bourse sur le Frankfurt Stock Exchange au 1er semestre 2026. Selon Bloomberg, la société vise une valorisation comprise entre 4 et 5 milliards d’euros.

L’opération est pilotée par Goldman Sachs, Citigroup et la Deutsche Bank, qui assurent le placement et le conseil. En choisissant Francfort plutôt que Londres ou New York, Bitpanda mise sur une liquidité profonde, un cadre réglementaire stable et un accès direct aux investisseurs institutionnels européens.

Bitpanda possède déjà une licence MiCA en Allemagne et l’autorisation FCA au Royaume‑Uni, ce qui en fait l’une des plateformes les plus conformes d’Europe.

Parallèlement, Bitpanda a conclu un partenariat avec Deutsche Bank pour proposer un service de conservation de crypto‑actifs dès 2026, basé sur l’infrastructure Taurus, renforçant ainsi son positionnement d’infrastructure financière destinée aux institutions.

Croissance et impact sur le marché

Créée en 2014, Bitpanda compte aujourd’hui environ 30 millions d’utilisateurs répartis entre l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, la France et le Royaume‑Uni, avec un hub opérationnel clé à Berlin.

La plateforme propose le trading de crypto, d’actions, d’ETF et de métaux précieux, et a levé 263 millions de dollars lors d’une levée de fonds en 2021 qui l’a valorisée à 4,1 milliards de dollars.

Les analystes voient l’introduction à Francfort comme un test de crédibilité pour la crypto européenne : une IPO réussie pourrait débloquer de nouveaux capitaux, encourager d’autres acteurs européens à suivre le même chemin et offrir aux investisseurs traditionnels une exposition réglementée à l’économie des actifs numériques.

La plateforme propose plus de 3000 actifs, dont 500 actifs crypto 👇

Vitalik Buterin : Ethereum a reculé, 2026 doit être différent

Vitalik Buterin a récemment averti qu’Ethereum a reculé sur la décentralisation et la confidentialité au cours des dix dernières années.

Dans un tweet du 16 janvier, il pointe du doigt la complexification des nœuds (plus difficiles à exécuter localement), l’évolution des dApps vers des infra centralisés fuyant les données vers des serveurs tiers, les wallets dépendants de serveurs RPC non vérifiés, et la centralisation du block building (construction de blocs sur la blockchain).

Il annonce 2026 comme l’année du retour à la souveraineté : nœuds ZK-EVM plus accessibles, la vérification des données via Helios, privacy à l’aide des technologiques ORAM* et PIR**, et paiements privés résistants à la censure.

*ORAM (Oblivious RAM) : est une technique qui masque les accès à la mémoire afin qu’un observateur ne puisse pas déterminer quels blocs de données sont lus ou écrits, protégeant ainsi la confidentialité des schémas d’accès.

**PIR (Private Information Retrieval) est un protocole qui permet à un utilisateur d’interroger une base de données distante et d’obtenir la réponse souhaitée sans révéler au serveur quelle entrée a été demandée.

Vitalik Buterin a également appelé à plus d’innovation sur les stablecoins décentralisés sur Ethereum, les voyant comme essentiels pour offrir une vraie indépendance vis-à-vis des gouvernements et du système financier traditionnel. Pour lui, les stablecoins décentralisés sont essentiels pour une finance décentralisée durable, citant RAI comme exemple idéal et ETH comme collatéral trustless (sans confiance).

Selon lui, l’avenir des stablecoins doit s’adosser à un panier diversifié d’actifs et de devises, plutôt que de s’appuyer uniquement sur une seule monnaie comme le dollar américain, afin que sa stabilité ne dépende pas d’une seule nation

XMR : un braquage à 282 millions de dollars qui propulse le Monero

Le vol de 280 millions de dollars en Bitcoin survenu début janvier a déclenché une fuite rapide de capitaux vers Monero (XMR).

Un investisseur a perdu plus de 282 millions de dollars en Bitcoin et Litecoin suite à une attaque par ingénierie sociale.

Des pirates ont usurpé l’identité du support client de Trezor pour manipuler la victime et obtenir sa phrase de récupération. Une fois le contrôle du portefeuille obtenu, les fonds ont été rapidement déplacés via des protocoles comme Thorchain pour être blanchis.

Le choix de Monero (XMR) par les hackers s’explique par les propriétés de confidentialité uniques de cette crypto monnaie conçue pour anonymiser les transactions et masquer l’origine des fonds. En convertissant le butin en XMR, les attaquants cherchent à briser la traçabilité de la blockchain, rendant le travail des enquêteurs extrêmement complexe.

Cet achat massif et soudain a d’ailleurs provoqué une hausse de 36 % du cours de l’actif, propulsant son prix vers les 798 dollars !

monero xmr pump

Sui : une panne de plusieurs heures le 14 janvier 2026

Le réseau principal de Sui a connu une interruption de plus de six heures (~14:52 à 21:22 UTC), provoquée par un problème de consensus qui a bloqué la production de blocs.

Les validateurs ont détecté une latence anormale et, après plusieurs tentatives infructueuses de résolution, ont appliqué un correctif d’optimisation du protocole qui a finalement rétabli la finalité des transactions.

L’incident a affecté l’ensemble des dApps du réseau (SuiScan, Slush, etc.) et a suspendu les transferts de tokens pendant la durée de la panne.

Malgré la durée de l’arrêt, le prix du token SUI est resté relativement stable. Les volumes de trading ont rebondi dès que les dépôts et retraits ont été réactivés sur les principales plateformes (notamment Upbit).

Le token Kaito décroche après le durcissement de X contre les projets crypto InfoFi

Le 15 janvier 2026, X a annoncé la suppression de l’accès API aux applications qui rémunèrent les utilisateurs pour publier du contenu en ciblant directement les projets InfoFi, dont Kaito fait partie.

Cette décision vise à lutter contre le spam généré par les IA et les réponses automatisées qui inondaient le réseau social. En quelques heures, le token KAITO a perdu près de 20 % de sa valeur, passant de ≈ 0,57 $ à ≈ 0,46 $, tandis que le volume d’échanges a explosé, reflétant une vague de ventes d’urgence.

Suite à cette mesure, Kaito a dévoilé Kaito Studio, la nouvelle plateforme qui remplace le système YAPS et le tableau de classement incitatif. Conçue comme un service de marketing traditionnel, Kaito Studio permet aux marques de sélectionner des créateurs qualifiés selon des critères précis et des projets clairement définis, plutôt que de récompenser massivement chaque publication.

Le token KAITO reste le moyen de paiement et de gouvernance au sein de cet écosystème, mais l’accent est désormais mis sur des collaborations ciblées, des outils d’analyse et une présence multi‑plateforme (X, YouTube, TikTok) couvrant les secteurs crypto, finance et IA.

Un américain de 54 ans condamné à 3 ans de prison pour fraude crypto de plusieurs millions

Un Américain de 54 ans a été condamné à trois ans de prison fédérale après avoir plaidé coupable dans une affaire de fraude aux cryptomonnaies de plus de 4 millions de dollars en Bitcoin et en stablecoins étalée sur plusieurs années.

Les procureurs ont déclaré qu’il avait créé une plateforme d’investissement fictive, attirant les victimes avec des promesses de rendements élevés, avant de détourner les fonds vers ses portefeuilles personnels pour couvrir ses propres dépenses.

Cette récente condamnation aux États-Unis peut être mise en contraste avec la situation en France, où un nombre croissant de kidnappings de haut profil ont eu lieu, mais n’ont souvent entraîné que des conséquences juridiques minimes.

Aux États-Unis, les procureurs fédéraux ont mené l’affaire de manière agressive, obtenant une peine de trois ans de prison, ce qui signale un durcissement de la répression contre la fraude liée aux crypto-actifs. En comparaison, les autorités françaises ont eu du mal à traduire les ravisseurs en justice ou à imposer des sanctions substantielles, ce qui alimente la frustration du public et un sentiment d’impunité. Malheureusement, l’absence de résultats décisifs dans les affaires de kidnapping en France érode la confiance dans le système juridique global.

Tether gèle pour 182 millions de dollars de son stablecoin USDT sur Tron

Dans une démonstration de force sans équivoque, Tether a orchestré le gel immédiat de 182 millions de dollars d’USDT répartis sur cinq adresses de la blockchain Tron.

Cette manœuvre coordonnée, loin d’être un incident isolé, matérialise l’alignement strict de l’émetteur avec les sanctions du Trésor américain, confirmant que la liquidité du leader des stablecoins reste conditionnée à son obéissance juridique.

Cet épisode rappelle la nature centralisée de de stablecoins comme l’USDT: bien que visibles on-chain, les fonds sont désormais techniquement inutilisables, illustrant la capacité de censure intrinsèque au protocole.

Officiellement, Tether a justifié cette action punitive par une requête directe des autorités américaines, s’inscrivant dans sa politique de « gel volontaire » alignée sur les listes noires de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control). Bien que l’émetteur reste laconique sur les détails de l’enquête, cette manœuvre coordonnée cible des fonds soupçonnés d’être le fruit d’activités illicites majeures, notamment de vastes réseaux d’arnaques financières (type « pig butchering ») et de blanchiment d’argent.

La piste vénézuélienne (contournement de sanctions) : plusieurs sources, dont CCN et KuCoin, rapportent que ces fonds seraient liés au gouvernement vénézuélien et à la compagnie pétrolière d’État PDVSA. L’USDT est massivement utilisé par Caracas pour contourner les sanctions américaines sur l’exportation de pétrole, l’actif servant de pivot pour encaisser les revenus des ventes de brut à l’international.

CoinGecko étudie une vente de sa plateforme pour une valorisation autour de 500 millions de dollars

CoinGecko, le principal agrégateur de données crypto, a officiellement lancé un processus de vente avec l’aide de la banque d’investissement Moelis & Co.. La société explore une valorisation d’environ 500 millions de dollars, une démarche qui s’inscrit dans une vague d’opérations de fusion‑acquisition record dans le secteur, qui a totalisé 8,6 milliards de dollars en 2025.

Les fondateurs, TM Lee et Bobby Ong, précisent que les activités quotidiennes restent inchangées et que la décision s’inscrit dans une stratégie de croissance à long terme.

Aucun acheteur n’a été officiellement confirmé, le processus piloté par Moelis & Co. étant encore à ses débuts. Cependant, les analystes et sources du secteur (CoinGape, CoinDesk) identifient des candidats logiques, inspirés par l’acquisition de CoinMarketCap par Binance en 2020 pour 400 millions de dollars.

Principaux prétendants évoqués :

Tradfi data providers : Bloomberg, Refinitiv ou Morningstar afin d’intégrer le crypto dans leurs terminaux financiers.

Exchanges centralisés : BinanceCoinbaseKrakenOKX ou Bybit pour sécuriser des données fiables et booster leurs plateformes.

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