Ce qu’il faut retenir :
- Israël et le Hezbollah ont accepté un cessez-le-feu prévu pour ce vendredi après-midi, selon un responsable américain.
- Ces échanges de tirs bloquaient les efforts de paix plus larges au Moyen-Orient.
- Le prix du Brent a reculé de 0,8 % à 79,25 dollars le baril après l’annonce.
Israël et le Hezbollah ont conclu un cessez-le-feu, qui devait débuter ce vendredi à 16 heures, heure locale, selon un responsable américain cité par le Financial Times. L’accord vise à éteindre l’un des derniers foyers actifs du conflit au Moyen-Orient.
Les échanges de tirs entre les deux ennemis empoisonnaient les négociations de paix dans la région. Ils s’étaient poursuivis malgré l’accord conclu le week-end dernier entre Washington et Téhéran, qui prévoyait la réouverture du détroit d’Ormuz et l’ouverture de discussions sur le programme nucléaire iranien.
Pourquoi ce cessez-le-feu est-il décisif ?
Le Liban était devenu le principal point de blocage. Comme nous l’avions évoqué, l’Iran avait annulé jeudi soir des pourparlers prévus en Suisse avec une délégation américaine menée par le vice-président JD Vance, en raison des frappes israéliennes sur le sud du Liban. Téhéran, soutien du Hezbollah, conditionnait sa venue à l’arrêt des hostilités.
En neutralisant ce point de friction, la trêve lève le principal obstacle à la reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Elle redonne aussi de l’air à l’accord régional signé une semaine plus tôt.
Le pétrole réagit
Les marchés ont salué la nouvelle. Le Brent, référence du brut en Europe, a basculé dans le rouge vendredi, en baisse de 0,8 % à 79,25 dollars le baril. La perspective d’un Moyen-Orient apaisé éloigne le risque d’un choc d’approvisionnement et pèse sur les cours, un soulagement pour les actifs risqués, des actions aux cryptomonnaies.
Et maintenant ?
Tout dépendra de la solidité de la trêve sur le terrain. Si le calme tient, les négociations entre Washington et Téhéran pourraient reprendre dans la foulée. Un nouveau dérapage rouvrirait au contraire la crise et raviverait la prime géopolitique sur le pétrole.
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