RWA : CZ discute avec une douzaine de gouvernements pour tokeniser des actifs publics

CZ explique comment des gouvernements envisagent la tokenisation d’actifs publics pour lever des fonds, moderniser leur financement et intégrer la blockchain aux stratégies étatiques.
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  1. Changpeng Zhao affirme discuter avec une douzaine de gouvernements pour tokeniser des actifs publics afin de lever des fonds via des parts fractionnées échangeables sur blockchain.
  2. La tokenisation permettrait aux États de monétiser des actifs illiquides sans en perdre le contrôle, tout en élargissant l’accès aux investisseurs locaux et internationaux.
  3. CZ estime aussi que les cryptomonnaies deviendront le moyen de paiement natif des agents d’IA, mieux adaptés que les systèmes traditionnels aux échanges automatisés.

La tokenisation n’est plus un concept marginal réservé à la DeFi. Elle s’invite désormais au sommet des États. Changpeng Zhao, cofondateur de Binance plus connu sous le nom de CZ, a affirmé être en discussions avec « probablement une douzaine de gouvernements » autour de projets de tokenisation d’actifs nationaux. Une déclaration faite en marge du Forum économique mondial de Davos, qui confirme l’intérêt croissant des États pour les infrastructures blockchain.

Sans citer de pays ni d’actifs précis, CZ a décrit une dynamique claire : utiliser la tokenisation pour permettre aux gouvernements de lever des fonds en cédant des parts fractionnées d’actifs publics, sous forme de tokens échangeables. Une approche qui rappelle les privatisations partielles du passé, mais avec une granularité, une liquidité et une portée internationale inédites.

La tokenisation comme outil budgétaire

Dans sa définition la plus simple, la tokenisation consiste à représenter des actifs du monde réel sur une blockchain. Il peut s’agir d’infrastructures, d’immobilier public, de ressources naturelles ou encore de participations dans des entreprises d’État. Chaque token représente une fraction de propriété ou un droit économique spécifique.

Pour les gouvernements, l’intérêt est double. D’un côté, ils peuvent monétiser des actifs illiquides sans en perdre totalement le contrôle. De l’autre, ils accèdent à une base d’investisseurs plus large, incluant des particuliers, des institutions internationales et potentiellement même leurs propres citoyens.

Selon CZ, cette approche permettrait aux États de « réaliser leurs gains financiers en amont » et de réinjecter ces capitaux dans le développement économique. Une logique particulièrement séduisante pour des pays confrontés à des contraintes budgétaires, à un accès limité aux marchés obligataires ou à une dette publique élevée.

Des discussions déjà bien engagées

Ce n’est pas la première fois que CZ évoque des échanges avec des gouvernements. Par le passé, il a mentionné des discussions avec plusieurs pays émergents, notamment en Asie centrale et en Asie du Sud-Est, autour de la blockchain, des stablecoins et de l’infrastructure crypto.

Dans certains cas, ces discussions ont déjà débouché sur des projets concrets, comme le lancement de stablecoins nationaux ou adossés à des réserves stratégiques. La tokenisation d’actifs publics apparaît comme l’étape suivante, plus ambitieuse, mais aussi plus sensible sur le plan politique et réglementaire.

Car derrière la promesse financière se posent des questions clés : gouvernance des actifs tokenisés, protection des investisseurs, transparence des flux et articulation avec le droit national. Autant de sujets qui expliquent pourquoi ces projets avancent prudemment, souvent dans un cadre pilote.

Crypto, paiements et intelligence artificielle

Au-delà de la tokenisation, CZ a également partagé une vision plus prospective. Selon lui, les cryptomonnaies deviendront le moyen de paiement natif des agents d’intelligence artificielle. Dans un futur où des IA effectueront des achats, paieront des services ou interagiront entre elles pour le compte d’utilisateurs humains, les systèmes de paiement traditionnels seraient trop lents et trop rigides.

Les cryptos offriraient, à l’inverse, des paiements programmables, globaux et automatisables, parfaitement adaptés à des agents non humains opérant en continu.

Un signal fort pour l’industrie

Les propos de CZ traduisent une évolution profonde du discours institutionnel autour de la crypto. Là où les gouvernements voyaient encore récemment un risque à contenir, certains y perçoivent désormais un outil financier stratégique.

Si ces discussions se transforment en projets concrets, la tokenisation d’actifs publics pourrait devenir l’un des grands cas d’usage de la blockchain au cours de la décennie. Et repositionner les infrastructures crypto non plus comme une alternative au système existant, mais comme l’un de ses futurs piliers.

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