OpenAI boucle une levée record de 110 milliards de dollars, valorisation à 730 milliards

OpenAI lève 110 milliards de dollars et atteint 730 milliards de valorisation, tandis que ses partenariats cloud massifs interrogent la soutenabilité de la course à l’AGI.
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  1. OpenAI boucle une levée record de 110 milliards et atteint 730 milliards de valorisation, loin devant Anthropic et ses propres tours précédents. Nvidia, Amazon et SoftBank dominent l’opération.
  2. Amazon investit 50 milliards et sécurise jusqu’à 138 milliards de contrats cloud. Nvidia et SoftBank injectent 30 milliards chacun dans un schéma très circulaire.
  3. OpenAI vise l’IPO dès cette année, mais ne sera pas rentable avant 2030. Les engagements de compute atteignent 600 milliards, posant la question de la soutenabilité.

Nvidia, Amazon et SoftBank au cœur du tour de table

OpenAI a franchi un nouveau palier dans la course aux armements IA. La société de Sam Altman a clôturé ce vendredi un tour de financement qui pourrait atteindre 110 milliards de dollars, la valorisant à 730 milliards de dollars. C’est de loin la plus grosse levée de l’histoire des startups, éclipsant les 30 milliards levés par Anthropic cette année et les 41 milliards qu’OpenAI avait elle-même sécurisés en 2025.

Les engagements sont colossaux. Nvidia et SoftBank injectent chacun 30 milliards de dollars, payables en trois versements. Amazon investit 15 milliards immédiatement, avec 35 milliards supplémentaires conditionnés à l’introduction en bourse d’OpenAI ou à l’atteinte de l’intelligence artificielle générale (AGI).

L’investissement d’Amazon s’inscrit dans un partenariat stratégique plus large : OpenAI dépensera 100 milliards de dollars en puissance de calcul et en puces Amazon sur les huit prochaines années, en plus d’un contrat existant de 38 milliards. Les deux entreprises développeront également un modèle IA custom pour les produits grand public d’Amazon.

Microsoft, premier actionnaire d’OpenAI, n’a pas participé au tour de table.

Cet accord avec Amazon n’a aucune incidence sur la licence exclusive et l’accès à la propriété intellectuelle de Microsoft sur l’ensemble des modèles et produits OpenAI.

OpenAI

Une trajectoire vers l’IPO

Ce financement constitue une étape vers une introduction en bourse envisagée dès la fin de cette année. Environ 10 milliards supplémentaires en equity primaire sont attendus de fonds souverains et de sociétés d’investissement, avec des engagements à finaliser dans le mois à venir.

L’OpenAI Foundation, séparée de l’entreprise l’année dernière, pourrait également vendre jusqu’à 10 milliards de dollars d’actions sur le marché secondaire pour financer ses activités de recrutement et de subventions, puisant dans sa participation de 180 milliards dans l’entité à but lucratif.

Des pertes jusqu’en 2030

Les chiffres de revenus impressionnent : environ 13 milliards en 2025, 30 milliards prévus cette année, et plus de 60 milliards en 2027. La moitié des revenus devrait provenir des entreprises d’ici fin 2026, contre 40 % actuellement.

Mais OpenAI ne sera pas rentable en cash-flow avant 2030. L’essentiel des capitaux levés sera réinvesti dans l’exploitation de data centers et l’achat de puces et de services cloud, souvent auprès des mêmes entreprises qui participent au tour de table.

Les engagements d’achat de puissance de calcul d’OpenAI jusqu’en 2030 s’élèvent désormais à environ 600 milliards de dollars, en recul par rapport aux 1 400 milliards initialement envisagés après l’abandon d’un accord à long terme avec Nvidia la semaine dernière. Nvidia a finalement investi en equity plutôt qu’en accord commercial, et Meta a récupéré un deal massif de puces AMD avec prise de participation à la clé.

La circularité du financement IA

Le schéma est désormais familier : les fournisseurs de compute investissent dans OpenAI, qui réinvestit dans leur compute. Amazon met 50 milliards et récupère 138 milliards en contrats. Nvidia investit 30 milliards après avoir abandonné un deal de 100 milliards. SoftBank injecte 30 milliards via un fonds qui finance également l’infrastructure de data centers.

Cette circularité, combinée à des pertes prévues pendant encore quatre ans et des engagements de dépenses de 600 milliards, soulève des questions sur la soutenabilité du modèle si la croissance des revenus ralentit ou si la demande en IA ne suit pas les projections. Pour l’instant, les investisseurs continuent de signer des chèques de plus en plus gros, pariant que la course à l’AGI justifie des mises de fonds sans précédent dans l’histoire de la technologie.

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